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Baie de Somme. Chapitre I. Le gabion."Qui est in, qui est out?"

Récit érotique lu 273 fois

Baie de Somme.


Chapitre I. Le gabion.

Qui est « in », qui est « out » ?



C'était Özkan, encore lui, qui m'avait mis sur ce coup là... Comme d'habitude, avec cet énergumène, on était encore, aux confins du légal et de la morale. Il est vrai, qu’à cette époque, je ne me souciais guère de l'un, et n'avais que peu de conscience de l'autre. Cette crapule, dont il faudra que je raconte, un jour, l'histoire, avait le don de se fourrer, et vous avec lui, à bien y réfléchir, surtout vous...dans les pires coups tordus, mais aussi, les plus exaltants.

S'étant présenté, comme mon employeur, à mes parents, quelques mois auparavant, un bon moment après avoir fait sa connaissance, j'étais, bien entendu, de connivence avec lui, il m'avait ouvert, des espaces de liberté considérables. Il lui arrivait de me contacter, par courrier, quand il voulait me voir et avait déposé ce mardi, une lettre à mon intention.

Il me donnait rendez-vous en ville, jeudi à dix heures, je savais où.

Ça ne posa aucun problème, mes parents ayant une entière confiance en lui... Ils ne savaient pas.

Le jeudi suivant, j'étais donc en ville, rue des B...et entrai dans un de ses bars, qui était le QG où il traitait généralement les affaires «underground »... Quand Mehmet, le barman, me vit entrer, il me fit un clin d’œil, et d'un signe de tête m'indiqua l'arrière salle. J'y trouvai Özkan, en compagnie de deux autres types qui, sur un signe, quittèrent la pièce, après m'avoir salué.

Il se leva, colosse souriant, et m'embrassa, me disant, qu'il était heureux de me voir. Nous entretenions une curieuse relation d'amitié, d'affection, tant de son côté que du mien. Özkan était très porté sur les garçons...Je savais qu'il m'utilisait parfois selon son intérêt , mais y trouvant plus que mon compte, je ne trouvais rien à y redire, d'autant qu' il avait toujours eu l'honnêteté, qui n'était pourtant pas sa qualité première, de ne rien me cacher, et de me dire exactement ce qu'il en était de tous les coups tordus dans lesquels il m'embarquait.

C'était un type d'une intelligence redoutable, totalement amoral, qui transformait tout ce qu'il touchait en argent et en succès. Il était très riche et totalement fasciné par le pouvoir. Je le savais capable d'une grande violence, pour l'avoir vu à l’œuvre.

Il m'expliqua sans détours, en quoi consistait, l'« arrangement » pour lequel il était intermédiaire.

Deux Messieurs, d'un rang social élevé, chasseurs invétérés, avaient loué un gabion en baie de Somme, pour un week-end de chasse au gibier d'eau, à la mi- octobre. Ils voulaient avoir la compagnie, en toute discrétion, d'un beau garçon pour satisfaire leur plaisir, un couple devait se joindre à eux, pour la deuxième journée. J'étais abasourdi ! Je le fus encore plus, quand je sus qu'ils proposaient vingt mille francs de défraiements.

— Tout est pour toi, ça va sans dire ! Comme d'habitude, je suis ton banquier, je te garde l'argent... OK? Si tu y vas, laisse traîner tes oreilles, peut être que des choses se diront, qui pourraient m'intéresser.

— Écoute, j'ai besoin de réfléchir... C'est trop d'un coup, je n'arrive pas à tout réaliser. Et puis, il y a ce « toutes leurs envies », qui m'inquiète... Donne moi jusqu'à samedi...Samedi, je te dirai ça !

— Ne te fais pas de mauvais films. Ce sont des types très corrects. Je vais te dire : Je connais très bien celui qui m'a contacté et qui sera l'un d'eux, il est Bâtonnier au Barreau de F... , évidemment tu gardes ça pour toi : la plus grande discrétion est de mise dans ce genre d'affaires. Tu vois que ce n'est pas le premier venu !

— Tu sais aussi bien que moi, que ça ne veut rien dire.

Il eut un grand sourire...

—Allons, fais moi confiance... !

Nous partîmes, alors, tous les deux, d'un grandéclat de rire. Nous restâmes discuter l'affaire devant une menthe à l'eau. Une boisson de snobs... Il ne buvait jamais d'alcool, moi non plus.

Négligemment, il faisait le forcing pour que j'accepte cette « mission ». Je connaissais mon Özkan par cœur : il y avait quelque chose, là-dessous...

Il était pressé, beaucoup de rendez-vous, de gens à voir, de ficelles à tirer...Nous nous quittâmes et je lui promis ma réponse pour le samedi : deux jours.

Je les passai dans les affres : « Should I stay, or should I go ? » Comme le diraient, quelques années plus tard, des punks d'opérette, se posant la question du rebelle, prudent : « j'y vas t' i', j'y vas t' i' pas ? » J'appréhendais cette situation inconnue, pourtant excitante et pleine de promesses. Je me connaissais... Je savais que mon choix était déjà fait : j'irai.

Le samedi suivant, Özkan passa à la maison, prétendant qu'il avait besoin de moi pour une expo à Paris, en tant que traducteur anglais, français, il eut gain de cause immédiatement et autorisation fut accordée. Je m'en voulais de mentir de la sorte, mais le carcan d'une morale imbécile m'y obligeait.

Le samedi quatorze octobre m'attendait, pour une aventure qui me mettait dans les transes, rien que d'y penser.

Özkan me laissa un mot, pour me dire que l'accord avait été conclu, que tout était bordé. J'avais rendez-vous place de l' Hôtel de ville, devant l'arrêt du vingt-quatre, à neuf heures.


Le quatorze arriva, mon sac était prêt depuis la veille, je n'emportais pas grand-chose, juste un change complet, et mes affaires de toilette.

A huit heures , je pris le deux, qui me déposa trois quarts d'heure plus tard, à cinquante mètres de mon point de rendez-vous.

Au bout de dix minutes, un Land Rover, dans son vert très British, passa à ma hauteur, ralentit puis fit le tour de la place, pour venir se garer sur le trottoir à côté de moi, avec les reflets du pare-brise, je n'avais pas pu voir le conducteur.

Un grand type, d'une cinquantaine d'années, un peu dégarni, le visage barré par une large moustache, élégamment vêtu, en sortit, fit deux pas dans ma direction, et tout en m'étudiant, me tendit la main, sur un ton badin, mais très sûr:

— Bonjour ! Seriez vous intéressé par un week-end en baie de Somme ?

— Bonjour, Monsieur, si c'est en compagnie de deux chasseurs émérites, je suis partant.

— Nous tâcherons d'être à la hauteur de nos réputations de Nemrods...

— Et de grands amoureux...

Il eut un bon rire

— Vous me plaisez ! Paul … et vous c'est ?

—Enchanté, Paul. Tout le monde m'appelle Mick.

Après que nous ayons échangé une nouvelle et franche poignée de main, il ouvrit le hayon .

— Eh, bien, Mick, déposez votre sac, nous partons.

Je notai les nombreux fusils, dans leur étui, une grande malle en osier, tout étant parfaitement ordonné. Il n'y avait pas de chien, ce dont je lui fis la remarque.

— Non , c'est mon ami, d' A..., qui les amène. Deux superbes Golden. Vous aimez les chiens ?

— Oui, mais, je vous avouerais que je suis plutôt chat...surtout, chatte !

Il rit.

— Comme je vous comprends ! Moi aussi !

Nous partîmes. Je pris le temps de l'observer , tout en discutant.

Il était grand, presque de ma taille, légèrement enrobé, ce devait être un bon vivant, le visage plein, avait des traits affirmés et sans être beau, il avait de l'allure et un certain charme. Vêtu d'un pantalon de velours beige et d'une veste de chasse en tweed, sur un polo très chic, il avait, indéniablement, de la classe.

La radio de bord, un grand luxe, à l'époque, diffusait le fameux hit de Gainsbourg « Qui est in, qui est out ?» :


« Jusqu’à neuf, c’est OK, tu es IN

Après quoi, t’es KO, tu es OUT

C’est idem

Pour la boxe,

Le ciné, la mode, et le cash-box »


Notre conversation roulait sur des sujets variés, évidemment au bout d'un certain temps nous en vînmes à parler de sexe. Ce fut lui, qui me posa la question :


— Vous dites être plutôt chatte... Vous aimez les femmes ?

— Je les adore. Je ne connais rien de plus beau que le cul ou la chatte d'une jolie femme, et j'en suis totalement amoureux.

— Pourtant, vous faites l'amour avec des hommes ?

— Cela m’arrive, et je dois dire que ce sont des sensations d'une puissance qui me subjugue. Mais il n' y a pas d'exclusion de l'un ou de l'autre de ces aspects de ma sexualité, je les accepte en tant que tels. Vous aussi, vous aimez les femmes ?

— Oui, comme vous, je les révère. J'ai, cependant une attirance pour les garçons qui, même si je ne parviens pas à l'expliquer, me taraude. Là, en ce moment, j'ai très envie de vous, vous me faîtes bander ! A quoi relier ce désir ? L'enfance ? Une nostalgie de camaraderies viriles, de vestiaires ou de chambrée... Que sais-je... ? J'y pense souvent, mais je n'ai encore pas trouvé d'explication satisfaisante. J'ai d'ailleurs souhaité faire une analyse pour essayer d'éclaircir ce qui est resté pour moi un mystère... Non que je veuille m'en débarrasser, loin ce là... Et puis, j'ai arrêté cette analyse, qui tournait en rond, au bout de trois ans...j'ai été persévérant, je pense ? Les conclusions sont encore à venir...

Conclut-il avec son bon rire.

Il fut pendant tout le trajet, d'une courtoisie et d'une affabilité délicates.

Je lui posai la question de savoir quel genre de personne était son ami. Cela me préoccupait car je savais que les deux hommes occupaient un rang social important. Pour Paul, j'étais fixé...mais qu'en était il de l'autre... ?

— C'est un homme très intelligent, très intègre et sûrement profondément bon. Vous ne le savez pas encore, donc, je vous l'apprends : c'est lui le Président du Tribunal de Grande Instance d' A... Et il a une très haute idée de sa fonction … et de lui-même, aussi il pourra vous apparaître parfois, un peu...vertical. Je suis sûr que vous avez tout, pour vous faire apprécier de lui. Soyez vous-même...

— Nous nous connaissons depuis plus de vingt ans et même s'il est plus âgé que moi, nous aimons nous retrouver et passer du temps ensemble. Il est mon ami.

Nous roulâmes pendant presque deux heures pour arriver au C... ou se trouvait le gabion. Nous empruntâmes des petits chemins de terre pour finalement arriver dans un endroit entièrement clos de haies vives, d'arbres, et de palissades de brande et de genêt auquel s'adossait la petite construction plate. Paul gara le quatre quatre, et me fit signe de le suivre, il descendit plusieurs marches, poussa la porte de bois et me fit entrer dans une véritable maison. Les chiens s'étaient précipités à la rencontre des nouveaux arrivants et encombraient l'entrée de leur démonstration d'intérêt, se faisant rabrouer par Paul. J'étais émerveillé par l'espace et le luxe de la « hutte de chasse ».

C'est alors qu'arriva le maître de céans. La première chose qui me frappa fut son air d'autorité, de sérieux abrupt. Il était grand et maigre, ascétique. Ses cheveux gris et clairsemés étaient coupés courts. Il avait un visage long et émacié que perçaient des yeux, au regard clair et acéré, surmontés d'épais sourcils teintés de gris, le nez fort et busqué surplombait une bouche longue et mince en trait de couteau.

Il salua chaleureusement, mais roidement son ami , qui me présenta

— Cher ami, laissez moi vous présenter Mick.

— Bonjour, Monsieur !

Je tendis la main. Il resta une seconde immobile, me fixant de son regard intense et froid.

— Bonjour, mon jeune ami.

Il me serra la main d'une poigne rapide et sèche, puis regarda Paul, avec un sourire et un signe d'acquiescement.

Je les aidais à descendre le matériel du Land Rover. La malle était très pesante et j'en fis la remarque. Paul me précisa que c'étaient les « vivres » pour deux jours, et qu'il espérait que le traiteur avait bien fait les choses.

Monsieur le Président me fit faire le tour du propriétaire, Deux pièces et un cabinet de toilette, presque une salle de bains. La chambre, joliment lambrissée, était meublée de quatre lits superposés, spartiate mais fonctionnelle. La cuisine- salle à manger , meublée rustique était chaleureuse, je lui fis part de mon étonnement quant au, presque luxe, et à la fonctionnalité du gabion. Il m'expliqua de sa voix coupante et dans un français châtié que ce gabion était vieux de cent trente ans, et que des générations de chasseurs l'avaient amélioré au fil des années.Il appartenait à une famille, qui le louaient, maintenant à prix d'or, il fallait le retenir sur plusieurs années d'avance. Paul et lui le réservant d'année en année, depuis des lustres. Il ouvrit une petite porte, dans la cuisine et me fit entrer dans une espèce de couloir où courait une banquette, au-dessus de laquelle se trouvait une longue meurtrière vitrée qui s'ouvrait sur l'étang peuplé d'oiseaux.

— Oh ! Un souchet et là... un grèbe huppé ! Magnifique !

—Je vois que vous vous y connaissez ! Cela me fait plaisir !

Il se tenait derrière moi, tout près. Quand je me retournai, pour lui répondre, il se pencha sur moi et m'enserrant de ses bras secs, m'embrassa...

Ce fut si soudain que j'en fus surpris, je sentis sa bouche ouvrir la mienne et la pointe de sa langue glisser entre mes lèvres que j'écartai pour lui offrir et le laissai me fouiller, ce qu'il faisait avec une force contenue, je lui rendais son baiser enroulant ma langue autour de la sienne, lui imprimant de légers mouvements de succion, sans montrer à aucun moment d'initiative. Il m'évaluait, tout en imposant les rôles : Il me voulait soumis. Je ne m'autorisai qu'à entourer sa taille de mes bras, dans un geste de consentement. Il me tenait serré, contre lui, une main sur la nuque l'autre sur mes fesses, les caressant. Son baiser dura longtemps, et si je savais qu'il s'agissait d'un test, je sentis qu'il y prit, pour finir, beaucoup de plaisir.

Il finit, en caressant mon visage, avec un hochement de tête et un sourire déconcertant.

— Venez !

Je le suivis dans la cuisine, où nous retrouvâmes Paul qui nous regardait en souriant.

— Je vous félicite pour votre choix mon cher. Une vraie petite merveille ! S'il baise aussi bien qu'il embrasse, cela nous promet un week-end grandiose.

Sur le coup je fus abasourdi par ce nouveau ton. On changeait de personnage... Je savais que ce décalage était voulu, il me désignait la place qu'ils m'assignaient : leur objet de plaisir. Paul eut un rire.

— Merci, cher ami. Je suis sûr que notre jeune ami a tout ce qu'il faut pour ça ! Il s'approcha et me caressa les fesses.

Ils avaient besoin que je sois « In » mais me faisaient sentir que j'étais « Out ».

C'était le prix à payer quand on décidait de franchir certaines barrière sociales... C'était surtout ce qui présidait à tout ce qui est basé sur le rapport de force. Pas grand chose n'y échappe.

— Un Octomore avant de passer à table, mon cher ?

— Avec plaisir, Paul !

Nous nous installâmes autour de l'apéritif , je n'avais pas l'habitude et le whisky me tourna vite la tête, eux buvaient sec et l'ambiance devenait très cordiale...J'étais assis sur le banc de mur et eux, de chaque côté de la petite table.

Ce fut Paul qui commença à m'embrasser , me prenant par l'épaule, il prit ma bouche, délicatement pour commencer, y glissant sa langue qui se mit à jouer avec la mienne, puis son baiser s'accentua pour devenir ardent, alors que je sentais son souffle s'emballer. Je sentais, sur nous, le regard de Monsieur le Président, qui dès que Paul en eut terminé, m'attira, à son tour, à lui pour un long baiser passionné. Je posai ma main sur son entrejambes, je sentis, emprisonné sous la toile du pantalon, un mandrin d'une taille incroyable, ce type était monté comme un âne.

Quand il eut fini de m'embrasser, il me fixa et eut un hochement de tête...

Le repas composé de mets très fins fut de grande qualité mais je grignotais à peine... Lorsqu'il fut terminé, Paul s'adressa à moi :

— Mick, vous serez gentil de débarrasser et de faire la vaisselle...

Je ne laissai même pas un silence.

— Je suis une petite merveille qui embrasse et baise bien...mes attributions s'arrêtent là. Je suis votre pute, mais en aucun cas votre bonniche, mon cher Paul. Cela dit, je ne rechigne pas à vous aider.

Paul avait pris un air outré, alors que Monsieur le juge avait l'air amusé, il imposa son arbitrage :

— Nous ne pouvons lui donner tort, cher ami...Nous ne l'avons pas engagé pour cela ! Je retiens ses objections...Allons, une fois n'est pas coutume !

Il me jeta un regard appuyé et eut encore ce hochement de tête qui me devenait familier. Il commença à lever la table, je me mis immédiatement à l'aider. Tout fut réglé en quelques minutes, et alors que mes deux amants sirotaient un armagnac, Monsieur le juge s'adressa à moi :

—Je vous veux nu...Déshabillez-vous, voulez-vous ?

Ce n'était pas une demande, c'était un ordre.

Je me plaçai devant eux, au milieu de la petite pièce, presque à les toucher. J'avais un beau corps d'adolescent, fin et élégant, et savais l'attrait que j'exerçais sur ce genre d' hommes. Alors qu'ils me regardaient, je commençai à, lentement, me dévêtir, troublé par leur silence et les regards qu'ils échangeaient.

Je me retrouvai bientôt nu devant eux, mon sexe dressé dénonçant l'excitation qui s'était emparée de moi, je me tournai dévoilant mes fesses à leurs regards, je me tenais de trois quarts, dans un léger déhanché , une main posée sur ma hanche, les regardant par dessus mon épaule sentant dans les regards et les sourires qu'ils échangeaient une excitation grandissante.

Je pris l'initiative et me dirigeai vers eux, et me penchait vers M. le Président, que je me mis à embrasser avec douceur, en même temps que je caressais l'énorme sexe distendant la toile de son pantalon . J'écartai les jambes, tendant mes fesses vers Paul, lui assignant clairement son rôle, il écarta mes lobes fessiers et dans un baiser impur et délicieux darda une langue humide et tiède au fond de mon anneau, j'en gémis de contentement, alors que M. le Président plongeait sa langue dans ma bouche offerte. Je cherchais, en même temps, à ouvrir son pantalon, il m'aida, et produisit bientôt sa prodigieuse mentule, que je pris en main, impressionné par sa grosseur. Je me mis aussitôt à la branler doucement, la serrant avec force, en éprouvant la lourdeur et la puissance. J'entendais Paul grogner et râler, alors qu'il me prodiguait son obscène et exquise caresse.

Je cessai d'embrasser le juge et me baissai vers l'imposant mandrin dont je décalottai à plusieurs reprises le gros gland violacé et tumescent, fasciné par la puissance érotique qu'il dégageait, je m'agenouillai et, dans un râle de plaisir, distendant mes lèvres, je l'engloutis et me mis à le sucer tout en imprimant de lents et doux mouvement à la lourde hampe que je serrais fortement. Je le sentis se tendre sous la caresse, en même temps qu' il pesait sur ma nuque pour l'accentuer. Paul , pendant ce temps s'était agenouillé derrière moi et après avoir mouillé deux de ses doigts de salive , les avait enfoncés dans mon anneau, qu'il branlait maintenant avec une lenteur et une force calculée me faisant déjà jouir, j'entendais les courts râles dont il accompagnait chaque poussée témoignant de l'excitation que, lui aussi, ressentait.

— Mouille moi, Paul !

Il embrassa ma rosette y déposant toute sa salive.

Après avoir fait de même avec le mandrin que je suçais, Je me redressai et m'assis sur la cuisse du juge, mes fesses écartées au dessus de son mandrin, je l'embrassai et dans un souffle :

— Prends moi,chéri... !

— Comme ça... Sans... ?

— Oui... !

Il aboucha l'énorme gland à ma rosette .

Je me laissai , doucement, basculer en arrière, commençant à m'enfoncer sur le pal dressé, grimaçant et haletant sous la douleur que me causait le chibre distendant mes sphincters, mon amant m'embrassait, et ayant saisi ma taille, pesait dessus pour m'enfoncer sur sa mentule. Paul, pendant ce temps s'était mis à me sucer et me caressait et c'était un plaisir ineffable que de sentir ces caresses sur tout mon corps alors que je sentais le pal de mon bourreau ,lentement, me pénétrer et m'envahir, anneau par anneau, tout entier, pour me soumettre à sa loi.

— Oh ! Paul, je sens ses sphincters céder un à un ...c'est divin !

Je bougeai lentement, empalé sur le magnifique mandrin, vins me placer entre ses jambes et le laissant me prendre la taille, dans un geste de possession totale, il m'enserra pour s'enfoncer jusqu'aux couilles. Je jouissais.

Ahanant sous le joug impitoyable de l'impérieux mandrin qui me fouaillait le fondement, je tirai Paul par les épaules et le fis se redresser . Devant mon visage tressautait son vit, que j'empoignai à pleines mains, pour le branler incontinent. Il se cambra et s'empara de ma nuque des deux mains, me dirigeant vers son gourdin, dont j'engloutis le gland turgide et palpitant et me mis à le sucer avec délectation.

Le juge me soulevait doucement sur sa terrible massue sur laquelle je me laissai lentement glisser à nouveau, pour venir m'empaler, sentant ses poils crisser contre mes fesses; alors qu'il m'embrassait dans le cou , me murmurant des mots crus, je gémissais tout en continuant à sucer, pomper et mordiller le gland de Paul qui me maintenait des deux mains sur son chibre, cambré sur la caresse que je lui prodiguais. Cela se poursuivit pendant de longues minutes. Nous étions une seule et même vibration obscène et délicieuse.

— Oooh... ! Mes chéris... Vous me faites jouir !...Ooh... ! Que c'est bon...!Encore ! Encore... !

En écho, le juge grogna :

— Oui! Oui, ma salope... Tiens... !

Et il m'enfonça au plus profond sur sa belle queue effectuant des rotations amples du bassin qui m'arrachèrent des cris de jouissance.

— Oh ! Mes salauds... Encore ! Baisez moi... !

Je m'enfonçais encore et encore sur le chibre magnifique, qui s'enfonçant dans mon fourreau, déclenchait une houle de jouissance qui déferlait , me noyant de sensations ineffables...je sentais la belle queue de Paul tressauter dans mes mains et palpiter dans ma bouche.

A la façon convulsive dont le Juge m'enserrait de ses bras secs, à ses râles de plus en plus précipités, je sentais qu'il montait très vite. Je voulais qu'ils jouissent en même temps, et accentuai mes mordillements sur le gland de Paul, que je sentais se tendre, lui aussi. J'avais déjà joui à de nombreuses reprises. Je sentis le souffle du Juge se précipiter et il se mit à pousser de petits cris sourds et tout soudain, il m'étreignit avec une violence incroyable, et dans un long feulement rauque, il se lâcha, libérant au fond de mon ventre un flot de foutre, qui m'envahit à longues giclées convulsives. Ces sensations firent exploser un apex de jouissance en moi et j'éjaculai, à mon tour, alors que Paul dans un cri rauque faisait éclater dans ma bouche un torrent de semence si abondant qu'il déborda des commissures de mes lèvres pour dégoutter sur mon menton et sur mes joues, descendant en rigoles dans mon cou et sur ma poitrine.

Ivre de jouissance , je me relevai et tentant de faire deux pas, dus m'appuyer au dossier d'une chaise. Le juge s'approcha de moi et me caressa, Paul fit de même et je me retrouvai entre mes deux amants, les embrassant et me laissant caresser.

— Vous m'avez fait très plaisir, petite salope! Vous baisez magnifiquement bien... merveilleusement bien.Je vous félicite une fois de plus mon cher Paul.

— Restez nu , voulez-vous ? Nous n'en avons pas fini ! D'ailleurs, je vois que vous en avez encore envie !

Dit-il, dans un sourire. Je me rendis compte que je bandais encore. Je lui rendis son sourire, ramassai ma chemise que j'enfilai, la laissant ouverte et la nouai au dessus de mon nombril.

— Oui... ! très seyant et érotique à souhait !

Il me prit par le cou et m'embrassa.

— Venez avec moi, ma chérie. Vous venez Paul ? Je pense que nous avons du monde ! Il ouvrit la petite porte qui donnait sur la fenêtre de tir. Ils se saisirent des fusils.

— Surtout du silence, n'est ce pas ?

Silencieusement, nous approchâmes, une foule d'oiseaux étaient posés sur l'étang, presque à les toucher, ça allait être un massacre.

— Paul, vous prenez le groupe de gauche, moi je tire sur la droite. Vous y êtes ?

— Prêt !

— Feu !

Les détonations éclatèrent en même temps suivies par une autre, Paul doublait sur un vol de canards qui s'enfuyaient, il fit mouche deux fois de plus. La petite pièce fut envahie par une forte odeur de poudre, sans même compter le nombre d'oiseaux abattus, je sortis pour respirer. Paul sortit du gabion, accompagné des chiens pour ramasser le gibier. M. le Président m'appela :

-Venez, ma chérie... J'ai envie de vous. Penchez vous ...Oui, là... comme ça !

Je m'appuyais au dossier de la banquette de tir. Il me mouilla de sa salive, me prit par la taille, écarta mes fesses et y appuyant son gros cabochon turgide, se mit à pousser sur mon armille qui résista, puis céda d'un coup, et le gros chibre glissa dans mon fourreau, lubrifié par sa précédente éjaculation, et le pénétra jusqu'à sa base. Il se maintint ainsi un long moment, immobile, émettant seulement de petits grognements de contentement. Même sans bouger, il me faisait jouir. Je me cambrai et tournai mon visage vers le sien, il se pencha sur moi, et nous nous embrassâmes passionnément alors qu'il commençait lentement des mouvements de va et vient, qui m'emportaient dans un vertige de volupté lascive. Il me besogna longtemps, me faisant éprouver plusieurs orgasmes qui me firent crier et quand enfin je le sentis se tendre, je me cambrai sur son pal et m'enfonçai dessus, pour mieux encore recevoir la longue et copieuse éjaculation dont il me gratifia. Il me maintint sur sa mentule que je sentais tressauter, alors qu'elle déversait en moi, ses giclées de foutre brûlant. Encore empalé sur son chibre, je me retournai vers lui, il m'embrassa.

—Que tu es bonne, chérie... ! Je n'ai pas fin de te baiser, salope !

Je passai par le cabinet de toilette, puis toujours vêtu de ma simple chemise nouée, sortis voir Paul, sous le regard amusé de M. le Président.

Je le trouvai avec les chiens qui finissaient de retrouver les oiseaux, ils étaient trempés et s'ébrouaient fréquemment .

—Ah, vous voilà ! Je suis très heureux de vous avoir avec moi!

Je remarquai qu'il lorgnait sur ma taille dénudée... Il m'adressa un sourire et un clin d’œil, passant sa langue sur sa moustache, avec un sourire salace...je répondis à son sourire lui montrant que je l'avais compris.

— Quel tableau, n'est ce pas ?

—Impressionnant !

C'était ironique, mais en effet...c'était impressionnant... onze oiseaux étaient alignés dans l'herbe de la rive, ensanglantés, avec un aspect de pauvres chiffes. Je reconnus deux sarcelles, trois colvert, un pilet, des souchets et un plongeon.

— C'est une espèce protégée, non ?

— Dommages collatéraux...

Je me sentais « Out »...Quelque peu écœuré par ce massacre, je m'éloignai de quelque pas, suivi par un chien qui se mit à tourner autour de moi , me serrant de près, et me reniflant avec insistance le sexe et les fesses.

L'animal me collait vraiment et je remarquai que son sexe, fort gros, saillait de son étui pénien.

— On dirait que je lui fait de l'effet ! Dis-je en plaisantant.

Je vis le regard de Paul...lui n'avait pas l'air de plaisanter et me sembla très intéressé.

— Vous commencez à bander... est ce que les chiens vous attirent ?

Il me voulait « In »

— Ah non, Paul ! Absolument pas !

— Vous savez, je n'aurais rien contre... Bien au contraire, ça me plairait même assez !

— Ne soyez pas déçu, mais ça n'est pas ma tasse de thé !

« Out »

— Dommage ! Vraiment dommage...Mais il ne perd rien pour attendre.

Je ne compris pas sa dernière remarque et n'y attachai aucune importance. Ce n'est que bien plus tard que cela s'éclaircit.

J'étais arrivé à me débarrasser du chien qui s'était éloigné fureter dans les roseaux, et je me m'y dirigeai, non pour le retrouver, au grand dam de Paul, mais plutôt en pensant qu'il était, peut-être, à la recherche de quelque animal, et s'il le débusquait , cela me donnait une chance de l'apercevoir. Je m'approchai du rideau de roseau, m'immobilisant pour écouter, j'écartai les hautes tiges et me penchai, quand je sentis deux mains humides se poser sur ma taille, en même temps qu'un mandrin de belle taille s'appuyer contre mes fesses à travers le tissu d'un pantalon.

Je me penchai en arrière et tournai la tête. Paul m'embrassa, passant sa langue sur mes lèvres. Je me mis à bander instantanément.

Il me retourna et m'embrassa avec rudesse , respirant bruyamment sous l'effet de l'excitation, je le sentais survolté. Il s'était emparé de mon sexe qu'il caressait et branlait doucement. Je geignis à travers son baiser :

— Oui... ! Ooh... ! Oui, Paul!

— Ah salope ! Depuis le temps.. ! Donne moi ton joli petit cul de tapette!

« Out... »

— Tu adores les tapettes, chéri...

« In... »

— Oui... Surtout toi, petite salope ! Tourne toi... à genoux ! Vite !

Je me laissai tomber à genoux dans l'herbe trempée de la condensation du soir et m'y affalai, mouillant mon torse et mes bras, dans un délicieux frisson, m'enivrant de l'exquise odeur du parterre de menthe et de plantes qui nous environnait. L'espace d'un instant, dans une parenthèses de bonheur lucide et d'acception je ressentis l'accord de la joie folle de mon corps avec l'harmonie sage et apaisée de la nature. Ce crépuscule qui s'avançait, auréolé de lumière douce, le bourdonnements des insectes, le coassement des milliers de grenouilles, l'arabesque du vol des hirondelles... je percevais tout ça, en même temps que me savais être la petite salope, ravagée de plaisir pervers, à l'idée de se faire défoncer le cul et de prendre son pied avec ce gros chibre qui m'affolait... Je haletais...

Je creusai les reins et cambrai mes fesses ,exhibant, impudique, ma rosette à son regard concupiscent.

Il s'était accroupi derrière moi et caressait ma croupe offerte avec des soupirs et des grognements de contentement. Je sentis ses mains écarter mes lobes fessiers et il se mit à déposer de légers baisers sur mon œillet me faisant ressentir des frissons de plaisir... je m’ écartelai sur ses baisers appelant une caresse plus appuyée. Alors il se mit à titiller mon anneau de sa langue, l'y tournant, le léchant, y enfonçant une petite pointe douce et tiède, les poils de sa moustache exacerbant l'indécente caresse.

Avec un grognement de plaisir il écarta encore mes fesses et après une pause pendant laquelle je devinai qu'il se repaissait du spectacle de mon œillet palpitant, y enfonça doucement deux doigts, desquels il branla longuement ma rosette, puis les en retirant, y darda sa langue dans un long baiser salace qui me jeta dans une volupté ineffable.

Paul prolongea son impudique baiser un long moment, me faisant gémir et me tordre d'un plaisir qu'il faisait fluctuer au gré de ses coups de langue, je le suppliai de continuer, encore et encore... Cependant, les sensations enivrantes qu'il déclenchait par sa caresse obscène appelaient en moi des désirs de me sentir possédé, plus entiers et plus puissants... n'y tenant plus, dans un râle je lui jetai :

— Prends-moi... ! Mets moi... ta queue... !

Il se redressa et appuyant du plat de la main sur mes reins me fit me creuser encore, et me maintint pendant qu'il abouchait son gland à mon armille. Il me prit par les hanches et m'attira à lui, je le sentis pousser sur sa grosse mentule qui, lentement, distendit ma rosette qui céda, et s'ouvrit... la lourde bielle s'enfonça d'un long mouvement lisse et puissant, au tréfonds de mon ventre, alors que mon amant éructait un râle de bonheur... je fus instantanément submergé par un orgasme, qui me secoua des pieds à la tête, dans un tremblement incoercible.

Alors, avec lenteur, dans un long et puissant mouvement de va et vient, Paul se mit à me limer avec lenteur, déclenchant en moi à chacun de ses mouvements des ondes de volupté de plus en plus intenses, lentement l me faisait monter, me caressant les flancs, le ventre, branlant mon sexe, caressant mes cuisses, je sentais ses grosses couilles battre sur les miennes à chaque poussée pendant que je sentais son gros chibre me distendre et s'enfoncer dans les profondeurs interdites de mes entrailles.

J'entendais les râles et mots crus que mon amant proférait alors que je sentais la force de ses coups de boutoir s'intensifier. Ils atteignirent bientôt une violence qui m'ébranlait tout entier, des pieds à la tête, exacerbant encore le sentiment d'emprise que mon amant exerçait sur moi. Sous sa loi, je me sentais comme un pantin désarticulé, son pieu me labourait avec une telle frénésie que je suffoquai de jouissance, geignant, râlant et cherchant mon souffle...

Puis, il alentit son rythme et la violence de ses à coups, me soumettant à la houle pesante et lente de ses coups de reins, ressortant entièrement son mandrin pour lentement, l'enfoncer dans mon antre, me faisant jouir à chaque assaut.

Il me prit par le torse et par une épaule, me fit me redresser, me forçant à tourner mon visage vers lui, et planté en moi au plus profond, m'embrassa avec fougue...Une telle vague de jouissance me submergea, que je pensai défaillir.

Alors qu'il me relâchait, reprenant ses affolants mouvements de va et vient, m'enfonçant au plus profond sur son pal, je pris conscience de la présence du Président qui nous avait rejoints et nous contemplait avec un regard âpre... depuis combien de temps était il là ? Je n'aurais pu le dire...

Paul continuait à me besogner, et l'autre avait sorti son braquemart qu'il branlait à gestes lents, son regard farouche fixé sur nous. Il gronda :

— Baisez le, Paul, baisez le... je veux le voir quand il va jouir... !

— Ooh...Oui ! Oui... ! Baise moi, chéri...Fort... ! Encule moi.. !Fais moi jouir... !

Était ce son regard sur moi, était ce de le voir branler son énorme chibre... ? J'étais ivre de stupre et de luxure...Je voulais qu'il me regarde, je voulais sentir son regard pendant qu'il se délecterait de ma jouissance...

—Ooh !Oui.. Paul...Encore chéri...

Baisez la encore , Paul , plus fort... ! Défoncez là... ! Oui !! C'est ça !Ah ! Salope... ! Tu sens comme je t'encule, hein ?... Petit pédé l Tiens .. ! Tiens... ! Prends là toute...salope !!

Ce chœur affolant d'obscénités et de mots crus me projeta dans un tourbillon d'excitation et de jouissance panique alors que Paul avait recommencé à me pistonner comme une bête... Je bredouillais au milieu de mes râles et gémissements :

— Oooh...Je... Ooohhh... ! Je ..Je jouis.. !!!

Le Président sur ses genoux, s'avança vers moi et dans un long cri rauque déchargea sur mon visage de lourdes giclées de sperme , alors que Paul, au paroxysme de son plaisir laissait éclater sa jouissance au fond de mon ventre, à longs traits spasmodiques dans une copieuse éjaculation..... Je n'en finissais pas de jouir.

Secoué par les spasmes des répliques de ma jouissance, mon visage

ruisselant de lourdes rigoles de sperme du Président, mes fesses trempées et mes cuisses ruisselantes de celui de Paul, je me laissai caresser par mes amants qui me murmuraient mots crus et tendres obscénités...

Après un long moment, je me redressai, titubant sous les effets d'un vertige de tensions érotiques, je cherchai appui auprès de mes amants qui m'entourèrent, m'embrassèrent et me caressèrent avec une attention amoureuse... Je les en remerciai.

A l'est, un croissant de lune montait dans l'air bleuté du soir, une légère brume s'élevait. Le lac baignait dans une paix indicible...

Quelle magnifique nuit... !

Disant cela, je fus pris d'une envie irrépressible. Je me dirigeai vers la rive, écartant les roseaux, et entrai dans l'eau...

L'eau était glaciale, mais j'y avançai de manière décidée...Alors que je marchai sur le fond vaseux, j'entendis le Président me demander à mi voix :

—Vous voulez vraiment vous baigner ?

— Non... Je veux m'approprier le lac.

Lorsque l'eau m'atteignit le ventre, je dus faire effort pour maîtriser ma respiration tant je sentais l'étreinte de l' étau glacial , j'étais loin du bord , trente mètres, peut être... je continuai à avancer, malgré les claquements de dents que je ne pouvais maîtriser , je fis un nouvel effort pour dominer l'étau qui enserrait ma poitrine et me mis à respirer lentement et à fond, immobile.

Au bout d'un moment le froid m'apparut supportable et je me mis à nager... Après quelque temps, la sensation de froid disparut presque complètement pour ,laisser place à une jouissance profonde et tranquille irradiant dans tout mon corps... J'étais merveilleusement bien, et je n'avais plus envie de sortir contrairement à ce que je ressentais quelques instants auparavant.

Mes compagnons m'appelèrent à plusieurs reprises et je sentis à leur ton de voix leur inquiétude. Presque à regret, je rebroussai chemin.

Le froid , d'un seul coup, me tomba dessus. Je me remis à claquer des dents et à trembler de tout mes membres.

Lorsque je rejoignis la rive, en riant, ils m'entourèrent, me grondant affectueusement .

— J'ai froid... c'est odieux ! Frappez moi , ! vite donnez moi des claques ! Allez !

Ce fut Paul qui commença...je riais.

— Encore,! Encore ! Frappez moi... « Moi, j'aime l'amour qui fait boum ! »

Le Président s'y mit aussi..Je riais toujours et l'encourageai

—Oui ! Oh ! Oui... Chéri ...Encore, encore... ! Plus fort... !

Je lançai :

— Si quelqu'un passait par là, il pourrait croire que vous êtes entrain de me baiser...!

Nous nous mîmes à rire tous les trois.

—Vite ! Vite Au chaud... !

Nous arrivâmes au gabion où je pris une douche chaude et me fis beau. Au sortir , je fus étendu sur un lit, séché, frictionné, dorloté, M. le Président me prépara un grog délicieux. Me sentant parfaitement revigoré, je repoussai les couvertures, leur tendis les bras... j'étais nu et je bandais

— Venez, j'ai encore envie de vous... !

Ils ne se le firent pas dire deux fois, et la folle bacchanale reprit, suivie d'une nuit de débauche et de stupre orgiaque, qu' il me faudra vous conter...

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