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Comment Ève rencontra Adam

Récit érotique lu 518 fois

Si vous avez lu « Mise en scène d’un premier rendez-vous », peut-être aimerez-vous savoir comment cette scène érotique a pris corps (c’est le cas de le dire…). Voici donc le récit des semaines d’avant. Un récit d’abord écrit pour moi, avec l’espoir de me comprendre… mais aussi avec l’envie de ressentir à nouveau ces désirs libertins qui m’ont possédée par surprise. Car autant vous l’avouer : en couchant ces souvenirs sur papier, j’espère vivre une réplique jouissive, bien qu’affaiblie, de la tempête de sensations qui m’emporta alors.


La relation que j’entretiens avec mon corps n’est pas étrangère à cette marée libidinale. De fait, je suis sous le charme de ma beauté peu commune. Ma peau très blanche est à rebours de la mode. Reçue en héritage, je la protège. Je ne veux pas d’un corps bronzé qu’ornent – si l’on peut dire – ces zones blanches aux fesses, au pubis et aux seins. Blanche intégrale je suis et veux rester. Mes cheveux très clairs, en bataille et mi long, s’accordent à ces formes laiteuses. Mes toisons pourtant claires tranchent sur ce paysage couleur craie fait de vallées et mamelons : la forme sphérique de mes fesses fermes et les courbes de mes hanches dessinent le sinueux tracé de ma silhouette ; mon ventre plat ne porte plus trace des enfants portés voici 10 et 12 ans ; ma toison est un diadème posé sur la crête de mon entre-jambes fuselé, et mes seins sont, Dieu merci, menus, vigoureusement galbés et garnis de tétons roses pointant haut. Dans l’écrin pâle de mon visage, mes yeux presque transparents, mon nez légèrement retroussé et mes lèvres toujours entrouvertes me confèrent un air mutin ou moqueur, accentué par une voix sensuellement rauque, qui surprend et séduit.


Oui, je suis attachée à mon corps. J’ignorais que cet attachement était poudre.


Il suffisait d’une étincelle.


La mèche fut allumée début mai à Delft durant un congrès de psychologie. Aucun collègue proche ne m’accompagnait (ce point est important). Lors d’une pause, je passai devant un commerce de sous-vêtements masculins. Une rareté ! Sans doute est-ce cela qui fit naître l’idée troublante d’y pénétrer. Un moment indécise, j’y entrai avec empressement tout en vérifiant qu’aucune connaissance n’était en vue. Dans l’atmosphère feutrée du dedans, je pris le temps de déambuler, de palper la texture de nombreux dessous, de regarder en transparence les dentelles ajourées, de me faufiler entre présentoirs et clients et, tout en les frôlant, d’observer à la dérobée ce qui les attirait.


Parmi les centaines d’articles, un string émoustilla mes sens par sa couleur vermeille, sa demi transparence et son poids plume. Pour accroître encore mon émoi, je convoquai d’un doigt le vendeur et lui demandai si cela m’irait bien. C’est un string pour homme, me dit-il étonné. Je sais, lui répondis-je, mais je le veux pour moi. Pour me faire bien comprendre, je plaquai le triangle à hauteur du pubis jusqu’à en épouser les formes. Qu’en pensez-vous, lui demandai-je ? Comme il restait coi – interdit ? amusé ? -, je lui précisai vouloir cette tenue pour surprendre ainsi vêtue mon compagnon qui refuse de céder à mon désir de voir un triangle de tissu emmailloter son membre et ses testicules et un cordon s’introduire sans façon dans le sillon de son joli cul rond. Je le prends, dis-je d’une mine espiègle, puis me tournant vers le rayon des boxers qu’apprécie mon compagnon, je me dépêchai d’en choisir un.


Je n’eus pas le temps d’atteindre le comptoir qu’une idée nouvelle surgissait. Je demandai d’une voix faible s’il était possible d’enfiler le string. Intrigué puis complice, le vendeur me désigna une cabine dont la tenture m’arrivait à mi cheville et ne fermait qu’aux trois-quarts. Cette ouverture laissait certainement entrevoir mes doigts relever ma robe, saisir l’élastique du slip, le faire glisser le long de mes cuisses ondulantes et le laisser choir à mes pieds. Comme prévu, le string ne s’ajustait qu’imparfaitement, mais peu m’importait. A peine ma courte robe remise en place, j’écartai la tenture et, désireuse de partager mon doux enivrement avec des amateurs de lingerie, je leur tournai le dos pour enfiler mes escarpins. L’ourlet de ma robe prit lentement l’ascenseur jusqu’au sommet de mes cuisses, et grimpa encore plus haut lorsque je m’inclinai plus bas pour cueillir ma petite culotte, ... avec tant de célérité que mon nouveau dessous disparut presqu’aussitôt à leur vue. Je pris par contre le temps de tendre puis replier ma petite culotte de dentelle noire légèrement humide, ravie de faire saliver ceux qui désiraient voir sans paraître regarder.


Sortir dehors me dégrisa, comme si d’un coup avait disparu l’être ensorcelant qui m’avait habitée par surprise. Pourquoi cet exhibitionnisme soudain ?, me demandai-je. Pourquoi donc – et surtout pour qui ? – cet achat que je ne pouvais offrir – ni même montrer – à mon compagnon ? Je n’avais pas d’amant… et l’avoir enfilé ne signifiait pas que je le voulais vraiment pour moi. Pour qui ou pour quoi donc, alors ? J’aurais pu adresser la question à ceux que j’aillais rejoindre et entendre les hypothèses de collègues masculins (« pour moi, peut-être ? ») ou féminins (« pour contester l’emprise de ton compagnon qui t’impose de porter des strings alors qu’il refuse d’en mettre ? »).


L’heure avait filé et j’arrivai en retard à l’atelier « troubles d’identité ». De hauts tabourets de bar avaient été disposés en cercle. Il n’en restait qu’un, face à l’animateur. Je m’y assis prudemment, par crainte de dévoiler mon nouveau couvre-chatte. Mais après un quart d’heure de sage écoute, l’envie perverse de jouer de mes charmes m’enflamma de plus belle. J’aimantai le regard de l’animateur, et lorsqu’il fut en laisse, je le défiai sans mot d’oser fixer mes jambes demi nues que je décroisai et recroisai lentement tout en serrant les lèvres et y faisant glisser un bout de langue, attitude qui pouvait paraître studieuse mais se révéla clairement provocante quand le scénario se répéta.


Le soir vint, la nuit tomba. Dans la chambre d’hôtel, je m’allongeai avec le string pour seule parure. L’esprit vide, je sentais ma main gauche fouiller ma toison humide et ma main droite taquiner mes seins. Je m’endormis d’étourdissement et fut jetée dans une arène peuplée d’amants magnifiques. Mes yeux parcouraient leurs corps musclés, fouillaient les zones sombres de leurs bas ventres lisses, voyaient briller leurs prunelles humides, percevaient leurs glands violets tuméfiés, inspectaient les cratères de leurs nombrils, regardaient se soulever lentement leurs poitrines fermes, …. Mes mains caressaient, pinçaient, frappaient, serraient, palpaient leurs fesses, leurs couilles, leurs tétons, leurs lobes, leurs orteils, leurs lèvres, et sentaient palpiter leurs veines, …. Mes narines reniflaient et humaient leurs aisselles, leurs bites, leurs trous mignons, et respiraient leurs souffles, … Ma langue et mes lèvres léchaient, tétaient, suçaient, aspiraient, dégustaient leurs salives, leurs foutres, leurs sueurs, … Mes oreilles entendaient leurs murmures, leurs souffles, leurs râles et gémissements, les battements de leurs cœurs, les gargouillis de leurs entrailles, … Et je les entendais, les goûtais, les sentais, les voyais à leur tour me caresser, me lécher, me renifler, me regarder. Nous mélangions nos étreintes, nos baisers, nos caresses, nos mots salaces, nos fluides épais, …


Le jour suivant, j’étais vidée, absente, groggy, solitaire. Mais la perspective de la soirée de gala ranima le feu qui couvait. Désertant le colloque, je parti à la recherche de vêtements adaptés aux projets que j’échafaudais. Je voulais être irrésistiblement attractive et maîtresse du pouvoir de dire non. Je dénichai une courte robe noire sans manche et sans col, et peu échancrée. Son charme résidait dans sa coupe simple et ses volants que je pourrais faire virevolter en dansant. Je n’ajoutai à cet ensemble qu’une petite culotte confortable pour danser à l’aise, renonçant au soutien-gorge, aux accessoires, et même aux escarpins puisque je comptais danser pieds nus. Je voulais séduire sans recourir aux artifices, ne pariant que sur mon corps couleur craie, mes cheveux en bataille, mes vêtements simples, mon art du mouvement, mon air moqueur et ma voix rauque.


Et de fait… Volontairement arrivée après l’heure d’ouverture de la piste de danse, je laissai venir à moi un premier candidat puis les enchaînai en grand nombre. Je m’étais donné comme règle d’accepter tout au plus deux danses avec le même partenaire. Lors des slows, des tangos ou des valses, je laissais se coller à moi ceux qui l’osaient. J’allais jusqu’à poser ma tête sur leur épaule, caresser leur crâne, approcher mon front, mon nez, mes lèvres au plus près de leur visage, et parfois frotter mes fesses ou mon pubis sur leur sexe tendu. Quand il s’agissait de musique habituellement dansée sans contact physique avec d’autres, je ne dansais jamais longtemps seule, me choisissais un partenaire et lui imposais les figures du rock, dansées très lentement ou vivement selon le rythme musical, faisant tournoyer les danseurs peu expérimentés comme s’ils étaient des demoiselles. Et toujours, je disais non quand un cavalier m’invitait pour une troisième danse, laissant inassouvis les désirs que j’avais sciemment laisser gonfler. Jusqu’au bout de la nuit, je dansai. Je rentrai seule et me mis au lit, plaçant sur mon oreiller ma petite culotte humide et odorante.  


Le retour au bercail fut pénible. Je ne parvenais pas à me reconnecter à mon compagnon, mes enfants, mes collègues …. Fin mai et début juin furent chaud. Les jours de télétravail, je déambulais nue dans la maison, n’enfilant un top que pour de rares visioconférences. Ma concentration était en berne. Je dérivais sans cesse sur les sites peuplés d’hommes nus, et lorsque l’envie me prenait, je lâchais mon travail pour me regarder dans le miroir danser nue sur la voix lascive de Marylin Monroe, ou pour éprouver encore et encore l’effet du jet de la douche sur les zones érogènes que je découvrais chaque jour plus nombreuses… La nuit, j’étais la proie d’un rêve récurrent. Je me trouvais en pleine mer. La tempête faisait rage. J’étais à califourchon, mes jambes plongées dans le vigoureux liquide, le buste droit battu par les vagues, les seins nus fouettés par les embruns. Des mains puissantes maintenaient mes hanches, des jambes velues étaient allongées devant moi. Je devinais alors que je montais à cru un corps d’homme sans visage qui avait pénétré en moi. Verge et con enchâssés comme tenon et mortaise, nous étions les jouets de la mer déchaînée, et cette houle redoublait les sensations que créaient les va et vient de sa bite dans mon vagin, vertigineux plaisir décuplé par la vertigineuse houle. Mais toujours le rêve se terminait ainsi : une vague plus forte m’arrachait à cet ancrage ferme et, paniquée, je n’avais d’autre recours que de saisir des deux mains son membre hypertendu, priant pour qu’il ne se démembre pas.


Jouissance et frayeur sont un couple infernal, semblait dire ce rêve. Partie à la recherche de la jouissance sans limite, étais-je donc terrifiée d’être prisonnière de cette quête sans fin ?


J’étais dans un état de malaise permanent, de désir réprimé, de culpabilités multiples. Nous étions le 10 juin lorsque je me résolu enfin à visiter des sites de rencontre sans promesse de lendemain. Beaucoup me rebutèrent. J’en trouvai pourtant un à mon goût et m’y inscrivis sous le prénom d’Eve. Comme photo d’appel, une main féminine tendant une pomme rouge. Pour toute présentation de moi, ma taille, mon poids, mon âge, et l’absence de tout recours à la chirurgie esthétique. Le tchat s’activa rapidement.

-       Eve, tu me tentes. 

-       N’est-ce pas le destin de celles qui portent ce prénom ?

-       Je serai Adam si tes mots éveillent mes désirs.

-       Si tu attends des mots qui décrivent mon corps, n’espère pas en recevoir.

-       J’aime les femmes mystérieuses qui ne se dévoilent à moi que quand je les dénude.

-       Jolie sentence !

-       Quoi qu’il arrive, notre dialogue te dévoilera un peu. Te présenter sous le nom d’Eve et souligner que tu n’as pas eu recours à la chirurgie esthétique te dévoile déjà.

-       En tous cas, je ne veux connaître de toi rien d’autre que ton âge…

-       35 ans.

-       Comme moi. Ta taille ?

-       180 cm.

-       10 de plus que moi. Et ton poids ?

-       80 kg.

-       15 de plus. Ça devrait aller.

-       En regardant ton maigre profil, c’est ce que je me suis dit.

-       Une dernière question : pas de chirurgie esthétique ?

-       Non, bien sûr.

-       Nous voici sur pied d’égalité et peut-être prêts à nous entendre.

-       Sur quoi ?

-       Sur le scénario de notre première rencontre.

-       Comment l’imagines-tu, Ève ?

-       Je voudrais que la transition entre le premier contact visuel et le face à face de nos corps nus soit le plus court possible.

-       Quoi d’autre ?

-       Je veux que ce qui précède ce moment soit excitant. Je nous imagine par exemple traverser la ville vêtus d’une seule couche d’habits légers, sans sous-vêtement.

-       Mmm… Pourquoi pas ? Nous pourrions arriver ainsi sur une place, en provenance de deux rues différentes, et monter de suite dans la chambre d’un hôtel..

-       Dans une petite ville proche de la mienne, un endroit ressemble à ce que tu décris. Un beau cadre pour une rencontre clandestine. L’hôtel est chaleureux et accepte, je crois, les amants d’un jour.

-       Tu y es déjà allée dénuder tes amants ?

-       Tu n’en sauras rien.

-       Passons. Je nous vois donc monter dans la chambre et nous dévêtir de suite. Et après, place à l’impro ?

-       Pas si vite. J’aimerais que nous nous dénudions de suite, mais l’un après l’autre, et en silence. J’aimerais qu’aucun mot ne soit échangé avant que nos corps fusionnent.

-       Quels vêtements porterions-nous ? ça aussi serait imposé par le scénario ?

-       Je ne sais pas. Qu’en penses-tu, Adam ?

-       On pourrait laisser le choix à chacun. Mais j’aimerais que nous ne portions aucun accessoire, que ton corps soit sans aucun apprêt. Vraiment nu. Sans maquillage non plus. Juste ton parfum préféré, peut-être.

-       ça me convient parfaitement. Idem pour toi, alors…

-       Évidemment. L’égalité, toujours.

-       Mais il y a encore un élément important que j’aimerais ajouter au scénario : les cadeaux.

-       C’est-à-dire.

-       Je t’apporte un cadeau, tu m’en apportes un. Mais un cadeau particulier, à connotation sexuelle. Mon fantasme est que nous le portions caché sur notre corps… ou mieux, dans notre corps. Une fois nus, chacun chercherait son cadeau sur le corps… ou dans le corps de l’autre.

-       Dans ? Serais-tu sado ? Ou maso ?

-       Tu le découvriras bien assez tôt. En tous cas, tu es libre de choisir ta cachette et moi la mienne.

-       C’est un joli défi… OK. Je le relèverai.

-       Et la date ?

-       Je ne suis libre que le 21 juin en journée.

-       Ça devrait être possible.

-       Dans cette petite ville près de chez toi, alors ?

-       Oui, si possible. C’est à Dinard.

-       Houla, c’est à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi. Mais ça devrait pouvoir marcher. Il me faudrait arriver la veille, tard le soir.

-       Tu pourrais déjà coucher dans « notre » chambre (on partagera les frais). Mais j’aimerais que tu sortes peu avant l’heure de rendez-vous et me rejoins ensuite sur la place.

-       A quelle heure ?

-       Pas possible avant 11h, pour moi.

-       Belle heure. J’aime faire l’amour en fin de matinée. Et j’aime fixer des rendez-vous à des heures insolites. Si nous disions 11h11 ?

-       OK, mais je devrai être partie à 17h.

-       Je ne te demande pas pourquoi, bien sûr…

-       Comme je ne t’ai pas demandé pourquoi tu n’étais libre que le 21 juin.

-       Bon, disons alors que nous nous quitterons à 16h44.

-       Pourquoi ?

-       Par amour des chiffres symboliques, encore. Entre 11h11 et 16h44, 333 minutes se seront écoulées.

-       Ces quelques heures me suffiront pour assécher pour toujours ton sac à foutre.

-       …

-       Ne joue pas l'étonné, Adam. Tu dois avoir compris que je suis possédée par le sexe.

-       Tu vois : tu te dévoiles, Eve.

-       Disons que je me livre à toi, Adam… pour que tu me délivres.

-       Tu m’attribues bien des pouvoirs.

-       Qui sait…

-       En tous cas, ta méchante allusion à mon sac à foutre m’a donné une idée. Chacun des dix jours qu’il nous reste avant la rencontre, nous pourrions imaginer une phrase décrivant une action que nous aimerions mettre en œuvre ce jour-là. Pour moi, la première serait celle-ci : je prendrai tout le temps de baiser, lécher, caresser ton nombril. Je le parfumerai de mon foutre. J’ausculterai ses moindres replis du bout des doigts. Je parlerai à cet orifice à jamais refermé pour qu’il me raconte ta gestation et ta naissance.

-       Joli !

-       10 phrases. Une par jour d’ici notre rencontre. Sans les communiquer à l’autre. Puis, le jour J, mettre en acte ce que nous avons mis en mots. Sans ordre imposé. En suivant le cours de la rencontre.


Ainsi fut fait.


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genial

20-01-2021 10:01

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