Histoire d'un puceau

Récit érotique écrit par Odan le 15-10-2023
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Catégorie Couple

J’appartiens à une famille très croyante, très traditionnaliste, et très puritaine. De ce fait, croyez-le ou non, jusqu’à vingt-deux ans, non seulement j’étais puceau, mais encore je n’avais jamais vu de femme nue. Je faisais des études de droit à Assas, dans un milieu très coincé, et je croyais que tout cela ne m’intéressais pas, d’autant plus que dans ma famille, il était évident, et totalement intégré, que le sexe ne pouvait se concevoir hors mariage. Un été, un camarade de la fac, plus déluré, et qui voyait en moi une aide souvent précieuse lors des partiels, m’invita dans la résidence secondaire de sa famille, en Provence. Nous n’avions guère d’argent, et je n’étais jamais allé en Provence : mes parents m’y autorisèrent – sans quoi jamais je ne serais parti – et ma mère ne se priva pas de recommandations nombreuses et assez inquisitoriales. Mais enfin, mi-juillet, je prenais un train – train de nuit à cette époque. Le grand voyage, seul à la découverte du monde ! Je fus d’abord très surpris par le compartiment couchettes, à six, qui était mixte. Il y avait là deux filles avec des sacs à dos, genre hippies, qui parlaient très fort et fumaient : pour moi, un autre monde… Et puis un petit couple, timide et rapidement couché. Et un homme assez âgé, que l’allure des deux filles excitait manifestement. Il discutait avec elles, ne se privant pas d’allusions grivoises sur leurs jambes bronzées et dénudées – elles portaient des shorts en jeans, sans doute des gauchistes droguées… Je me déshabillais discrètement, enfilais mon pyjama d’un autre siècle – je le sais aujourd’hui – et m’enfonçais sous les draps rêches de la SNCF. Pendant la nuit, je fus réveillé par des gémissements que je n’identifiais pas, pensant que quelqu’un faisait un mauvais rêve… Etait-ce l’une des filles avec le vieux barbon, les deux filles ensemble, le couple ? Je ne le sais pas puisqu’à l’époque, l’idée même de ce que ce pouvait être ne m’avait pas effleuré.

Mon pote de fac, Jean-Michel, m’attendait en gare d’Avignon, vêtu d’un bermuda violet et d’une chemise rouge ouverte – mais comment pouvait-on s’habiller ainsi, me demandais-je ? Nous montâmes dans sa méhari. Nous traversâmes plusieurs villages, roulant à travers les champs de lavande et l’odeur de la terre chaude, des thyms et des romarins. Enfin, nous arrivâmes dans la maison de campagne familiale, qui était une vraie propriété : deux corps de ferme en L, avec d’un côté la maison elle-même, très confortable et cossue, et de l’autre, pour les amis ou la famille éloignée de passage, une sorte d’immense dortoir dont les nombreux lits étaient seulement séparés par des paravents. Derrière la maison, une piscine et un tennis. Je fus donc présenté au père, monsieur très convenable, très poli, un peu distant, à la mère, qui me reçut en maillot de bain – ce que je jugeais assez inconvenant, même si elle portait un une-pièce assez couvrant – et aux deux sœurs – elles aussi en maillot, mais plutôt des deux-pièces très impudiques. J’étais affreusement gêné, cela se vit, et il fut convenu par tout le monde de me reléguer dans le dortoir. Cela me convenait très bien, et je ne perçus pas à quel point c’était une mesure très impolie d’éloignement de l’intrus. Comme je ne savais pas jouer au tennis, occupation principale du père, et que les tenues des filles m’intimidaient au-delà du raisonnable, de sorte que je me faisais aussi rare que possible à la piscine, je passais de nombreuses heures ou seul dans le dortoir, ou à me promener – toujours seul – dans la campagne. Je n’étais avec eux qu’au moment des repas, et on me traitait comme le lointain cousin un peu débile : je parlais peu, on me parlait peu. Un soir, alors que j’avais passé la journée à me promener sous une chaleur étouffante, la plus jeune sœur de mon ami vint me trouver dans mon dortoir, alors que je m’apprêtais à me déshabiller. Ils avaient décidé de se rafraîchir dans la piscine, et comme des amis venaient, ce serait bain de minuit. Peu au fait de ce que cela signifiait, je lui demandais des précisions : donc on se retrouve à minuit, c’est ça ? Non, viens avant, on discutera tous, et à minuit, hop, tout le monde à poil dans l’eau. A poil ? comment ça, à poil ? Eh ben, tu ne sais pas ce que c’est qu’un bain de minuit ? Rassure-toi, les parents ne seront pas là ! Et elle partit en riant. Je ne savais que faire. J’allais voir Jean-Michel pour lui demander ce que je devais faire. Il prit un air très sérieux et me dit qu’il était urgent que je me déniaise, que tout le monde se foutait de moi, et que ce soir, il valait peut-être mieux que je sache que parmi les amis invités, il y avait une de ses ex et qu’il avait la ferme intention de la sauter (le mot me choqua), et qu’il ne pouvait se prononcer pour ses sœurs, mais qu’enfin, les connaissant… Je bafouillais quelque chose d’inaudible, dans lequel il saisit néanmoins le mot « mariage ». Quoi ? mariage ? tu plaisantes ? dis-moi que tu plaisantes. Il vit bien que je ne plaisantais pas, et partit dans un fou-rire tellement bruyant que ses sœurs accoururent. Je devins l’objet de la risée générale. La jeune sœur – elle s’appelait Laurence – tint néanmoins, après avoir beaucoup ri, à me rassurer, et elle insista pour que je vienne, malgré mes évidentes réticences. Elle me cajola, sans trop en faire tant elle voyait combien j’étais mal à l’aise, et me dit que de toute façon, elle viendrait me chercher si je ne venais pas. Je cédais, un peu inquiet tout de même, et les rejoignis vers dix heures à la piscine. Leurs amis étaient arrivés, l’ex de Jean-Michel était déjà assise sur ses genoux, de façon très libre et à mon goût très choquante, tout le monde riait et avait déjà sans doute beaucoup bu. Laurence me fit asseoir à côté d’elle, elle sentait bon mais je trouvais ses façons, celles de sa sœur, celles de tout le monde, bien impudiques et délurées. Je restais très silencieux, je ne bus guère, j’avais hâte de partir. Mais minuit vint… Dans un brouhaha très joyeux, Jean-Michel souleva son ex pour la jeter à l’eau, et très vite, tout le monde retira ses vêtements et la piscine fut emplie des corps nus de cette bande libérée. Cinq filles nues, les seins nus, le sexe nu, trois hommes nus, le sexe pendouillant entre leurs jambes, ou bien même, horreur, qui ne pendouillait pas trop. Et des propos obscènes qui fusaient, des blagues d’un goût abominable. J’étais resté seul sur le bord, habillé, muet. Laurence sortit de l’eau pour venir me chercher. Je détournais le regard, n’osant affronter sa nudité. Elle m’éclaboussa d’abord, puis me força à la regarder, et pire encore, elle prit mes mains pour les poser sur elle, sur son corps, sur un sein… Je cherchais à me dégager et chaque résistance de ma part provoquais l’hilarité générale. Finalement, toutes les filles sortirent, se jetèrent sur moi, me déshabillèrent contre mon gré, et me jetèrent à l’eau. Je me réfugiai dans un coin de la piscine, tâchant tant bien que mal et de garder les mains sur mon sexe pour cacher ma nudité, et de ne pas regarder ces corps obscènes, dont la vue m’oppressait autant, il me l’avouer aujourd’hui, qu’elle m’attirait. Mais Laurence était très insistante. Je n’avais pas pu ne pas voir ses seins tâchés de rousseur, sa toison taillée entre les jambes, sa chair blanche et rose, je n’avais pas pu ne pas voir les seins plus petits de son aînée, ceux, opulents, de l’ex, pas pu ne pas voir le sexe bandé de Jean-Michel, et si tout cela me gênait horriblement, je n’avais pas pu ne pas constater que cela m’excitait aussi, malgré moi. Aussi, quand Laurence vint me rejoindre dans mon coin de la piscine, les autres ayant renoncé à déniaiser l’imbécile – que devaient-ils dire de moi en mon absence ? –, quand elle me coinça de sorte que je ne pouvais m’échapper sauf à sortir de l’eau, et donc à révéler mon érection naissante, je fus contraint de la laisser faire. Ben quoi, me dit-elle discrètement, car je crois qu’elle ne voulait ni me gêner ni se moquer, tu n’as jamais vu de femmes nues ? Euh, non, je n’en avais jamais vu. Tu plaisantes ? Non, je ne plaisante pas ; tu sais, dans ma famille, on est très strict sur ces choses-là, et le sexe, non seulement c’est après le mariage, mais c’est tabou… Donc, tu veux dire que tu es puceau ? Bien sûr, j’ai conservé ma virginité… en m’entendant lui répondre, je savais que j’étais ridicule. Elle réprima un sourire, prit mes mains que je gardais obstinément croisées sous l’eau sur mon sexe, et m’invita à me détendre, à nager un peu, à la suivre : et elle s’élança dans l’eau, longue silhouette fuselée et nue, ses fesses apparaissant furtivement. Heureusement qu’il faisait nuit ! Les autres étaient sortis de l’eau, ils chahutaient, certains s’étaient éclipsés – je ne voulais pas savoir pourquoi mais commençais néanmoins à m’en douter. Je nageais donc derrière Laurence, et la sensation de l’eau sur mon corps, le plaisir de nager, me détendirent. Nous fîmes plusieurs longueurs, puis Laurence sortit de la piscine en m’invitant à la suivre, et en se dirigeant vers le parc. La lune n’était pas levée, il faisait sombre, je devinais sa nudité mais l’obscurité semblait me protéger : je la suivis. Je ne savais pas trop où nous allions. Elle me prit la main pour me guider. Dans un coin du parc, nous entendîmes des gémissements si semblables à ceux du train que je compris enfin ce qui s’y était passé. Laurence obliqua, ne voulant pas me gêner je crois. Nous arrivâmes devant un bâtiment – c’était en fait l’aile du dortoir, mais que nous avions contournée. Laurence entra dans la pénombre, me tenant toujours par la main. La chaleur et la douceur de sa main me rassuraient ; j’évitais de la regardais, car malgré l’obscurité, je devinais la lourdeur et le galbe de ses seins, la rondeur de son épaule, son corps qui était comme un appel auquel mon corps répondait, malgré moi, malgré toute mon éducation. Il y avait les voix de la morale, de la bienséance, de ce-qu’il-fallait-faire, qui criaient dans ma tête de m’éloigner au plus vite de ce lieu de perdition, de ce corps de femme, et une voix plus ténue, une sorte de basse continue, obsédante et sourde, mais de plus en plus distincte pourtant, qui murmurait le désir, la nature et la liberté. Laurence me mena dans une pièce au fond de cette aile, que je ne connaissais pas. Les volets étaient ouverts, laissant entrer la pâle clarté de la nuit. Son corps se détachait en contre-jour : j’avais l’impression de n’avoir jamais rien vu d’aussi beau, d’aussi doux… Elle se retourna vers moi, s’approchant, et alors que je tentais de reculer, elle me plaqua contre le mur, écrasant ses seins lourds et si beaux, si charnus, contre mon torse. Sans que je le sache bien, sans que je m’en rende compte, mon sexe s’était dressé, et il venait buter contre son ventre. Elle me caressait le torse, les épaules, puis prit ma tête pour venir coller ses lèvres contre les miennes. Je ne savais s’il fallait me dégager de cette étreinte ou y céder, j’étais déchiré entre le devoir – ou ce que je croyais tel – qui m’interdisait de céder, et le désir de plus en plus puissant qui m’y poussait. Mais Laurence ne me laissa guère le choix : elle m’embrassa avec une telle fougue que je finis par me laisser faire, sans savoir moi-même comment on embrassait… Ses mains parcouraient mon corps, et je fus électrisé quand l’une d’elle se saisit de mon sexe bandé : il n’en fallut pas davantage pour que je jouisse violemment sur elle, dans une décharge que je ne compris pas. Je venais d’éjaculer pour la première fois de ma vie. Elle éclata de rire, me murmurant à l’oreille que j’étais trop mignon. Je ne savais pas quoi faire, partagé entre une honte immense – celle d’avoir failli à mon éducation, et celle, toute aussi violente, d’avoir été à ce point ridicule – et un sentiment inconnu, mélange de plaisir et de désir. Elle me prit par la main pour me faire asseoir sur un lit, et s’assit à mes côtés, saisissant le drap pour nettoyer sa main et son ventre maculés de sperme, et mon sexe à peine ramolli. Tu vois, il n’y a rien là de mal, seulement du plaisir, et quelque chose de très naturel ; viens, allonge-toi à côté de moi, je vais t’apprendre ce qu’est une femme, ce que tu dois faire si tu veux lui donner du plaisir, et si tu veux prendre le tien. Toutes mes digues avaient cédé : je me croyais amoureux, et ce que je ressentais était si fort que je n’étais plus en état de penser. Elle m’apprit à toucher son corps, ses seins dont je vis les pointes durcir, elle m’apprit à les prendre en bouche, à les lécher, à les mordiller ; elle m’apprit à la caresser, à frotter son clitoris, à lui introduire un, puis deux doigts. Et pour cette première leçon, elle se contenta de prendre mon sexe de nouveau tendu et de l’introduire en elle en missionnaire : elle dirigea tout, m’imposa de ralentir quand il le fallait, puis me fit jouir en gémissant dans le même temps – feinte ou réalité, je ne le sus que plus tard. J’avais fait l’amour à une femme pour la première fois, et j’étais tellement persuadé d’être fou amoureux d’elle qu’il me semblait que, si péché il y avait, il serait réparé par le mariage. Je lui fis des serments d’imbécile, je prononçais des mots improbables, et elle eut la délicatesse de n’en pas rire et de faire semblant de me croire, tant elle voyait que j’y croyais moi-même… Elle me laissa endormi.

Le lendemain, je me réveillais à l’aube, sans d’abord savoir si j’avais rêvé ou si réellement ce qui avait eu lieu avait eu lieu. Mais je n’étais pas dans mon lit habituel, je ne portais pas de pyjama, et donc il fallut me résoudre à accepter le réel. Je m’habillai rapidement pour aller prendre un café. La mère de Jean-Michel et de Laurence était dans la cuisine, vêtue d’un léger déshabillé. Je bafouillais des excuses confuses qu’elle comprit à peine, me tendant une tasse de café qui rendait impossible la fuite que j’envisageais. Je bus donc mon café debout, rouge et avec un air sans doute abruti. Vous avez bien dormi ? vous avez l’air malade… Non, merci, oui, j’ai bien dormi, merci, et vous-même ? Nous venons à peine de rentrer, j’ai à peine eu le temps de me changer avant de descendre préparer un café… mais ce n’était pas une bonne idée, je crois que je vais aller dormir… Oui, eh bien bonne nuit alors, bredouillai-je… Elle partit enfin, me laissant seul. Je pouvais m’asseoir, et réfléchir à tout cela. Laurence m’avait dépucelé. J’avais non seulement vu une femme nue – plusieurs, en fait – mais j’avais aussi eu ma première expérience sexuelle. Ce n’était pas en ces termes que j’envisageais la chose : j’avais plutôt l’impression d’avoir vécu une fusion des âmes, un truc dans ce genre… Instinct, préscience, je ne sais pas : Laurence s’était levée tôt elle aussi, et elle entra doucement dans la cuisine, portant un peignoir léger. Alors, remis de tes émotions ? Je rougis immédiatement en la regardant. Oh là là, eh, c’est pas grave, il n’y a pas eu de mort… si, ta virginité, pardon… mais bon, maintenant que tu l’as jetée aux orties, on va pouvoir passer aux choses sérieuses ! tu viens avec moi ? Aux choses sérieuses ? Pourquoi, ce que nous avons fait, ce n’était pas sérieux ? Je n’y comprenais rien. Elle me fit discrètement monter à l’étage, dans sa chambre, et me fit étendre sur le lit en commençant à me déshabiller. Je résistais mollement, d’autant que son peignoir s’était ouvert, qu’elle était nue dessous, et que la lumière de l’aube éclairait merveilleusement son corps tacheté d’une lumière rose. Elle s’arrêta soudain, alors que j’étais torse nu et que mon jean était sur mes chevilles : dans la chambre d’à côté, celle de ses parents je crois, le lit s’était mis à grincer avec régularité. Chut, voilà mes vieux qui baisent ! Et en effet, on entendit rapidement sa mère gémir, son père grogner, quelques mots crus, et le lit accompagner tout cela sans discrétion aucune. J’étais abominablement gêné – de ce qui se passait, des mots que j’entendais, de la façon dont Laurence prenait ça – mais mon sexe tenait un autre langage, que Laurence ne manqua pas de remarquer : elle se jeta dessus, le prenant dans sa bouche. Je tentais de me dégager, n’imaginant même pas qu’on pouvait avoir de telles pratiques, mais elle serra les dents de sorte que j’arrêtais immédiatement toute tentative de fuite. Je me sentais grossir entre ses lèvres, je sentais sa langue s’enrouler autour de moi, et j’avais à la fois un sentiment de totale impuissance et de plaisir insensé. Le lit d’à côté cessa de grincer en même temps que la mère de Laurence, cette femme si bourgeoise et bien élevée que j’avais croisée peu auparavant, criait un « oh oui » rugissant et obscène. Puis le silence, bientôt rompu par un bruit différent : de la chambre de gauche, celle de Jean-Michel, montait un autre murmure : une sorte de bruit d’eau que je ne parvenais pas à comprendre, et un bruit de respiration haletante. Ah, je crois que Jean-Mi saute encore son ex. ! Il exagère, c’est au moins la quatrième fois depuis hier… Où étais-je ? Qui étaient ces gens ? Dans quel monde vivaient-ils ? Mais mes questions s’évanouissaient au fur et à mesure des succions de Laurence. Elle me retira ce qui me restait de jean, enleva son peignoir, défit ses cheveux encore attachés, et vint me chevaucher. Je ne comprenais pas ce qu’elle faisait jusqu’à ce que je la voie écarter son sexe pour venir s’empaler sur moi, doucement, mais d’un seul mouvement. Quand elle sentit mes testicules s’écraser sous elle, quand elle sentit que ma verge était entièrement en elle, elle me regarda en souriant : dis-donc, tu ne le sais sûrement pas, mais tu as un sacré engin ! Un sacré engin ? que voulait-elle dire ? Elle reprit doucement : il faut que je t’explique tout, hein ? Tu as une très belle bite, bien grosse et bien longue, et très très dure. Bref, un truc à faire chavirer n’importe quelle nana… Il faut juste que tu apprennes à t’en servir, et là, coup de bol, t’as une prof de compétition. Et tandis qu’elle parlait, elle commença un mouvement de haut en bas puis de bas en haut, ses cheveux de feu épars sur ses seins qui ballotaient au rythme de ses mouvements, son visage comme concentré et sérieux, et au fur et à mesure qu’elle me chevauchait, au fur et à mesure que je sentais un indescriptible plaisir m’envahir, son visage se crispait davantage. Elle prit l’une de mes mains et la porta à son clitoris, m’indiquant comment la caresser en même temps qu’elle bougeait sur moi. Instinctivement, je massais un de ses seins avec l’autre main. Mais je m’inquiétais de la voir ainsi de plus en plus tendue, je craignais de lui faire mal ; aussi l’arrêtai-je soudain. Quoi, pourquoi tu t’arrêtes ? J’ai peur de te faire mal, tu as l’air crispée… Ne pense pas, idiot, défonce-moi, putain, j’ai envie de ta bite, vas-y, plus fort. J’étais comme interdit, mais je lui obéis, ne comprenant pas ce qui se passait. C’est seulement quand elle se mit à gémir, si fort que toute la maison devait l’entendre si fort que j’en étais à la fois affreusement gêné et très fier, que je compris qu’elle était en train de prendre son pied, et autrement mieux que la veille. Je me lâchais alors : ce n’était plus elle qui me chevauchait, c’était moi qui m’enfonçais en elle le plus fort possible, le plus loin possible, je poussais avec les reins aussi loin que son vagin me le permettait ; je relevai à moitié les jambes, plaçai mes mains sous fesses, et j’entrepris alors un mouvement plus puissant encore, libérant une part de moi que je connaissais pas, une part animale, une part en rut. Elle s’écroula sur moi, se mordant pour ne pas crier son plaisir. C’était la première fois que je menais une femme à l’orgasme. Et c’était tellement jouissif, j’en étais tellement fier, que je crachais tout mon jus en elle, en jets épais et lourds. Elle se releva au bout de quelques minutes, nettoyant ce qui coulait d’entre ses jambes, et s’affala à mes côtés : pas mal… je ne pensais pas que tu me ferais monter au plafond si vite… pas mal du tout… tu es un élève doué, je crois que je vais prolonger les leçons. Elle avait l’air exténuée, les yeux cernés de blanc et de bleu, mais son visage rayonnait en même temps. Moi… j’avais certainement l’air béat et satisfait du puceau à peine dégrossi… Bon, à la douche ! Elle me prit par la main, traversant la moitié de la maison nue avec moi, mon sexe pendant et encore gluant, pour rejoindre la salle de bains. Je ne savais où me cacher. Et la salle de bain n’était pas libre ! Pas grave, elle me mena à une autre salle de bain, au rez-de-chaussée, c’est-à-dire en me faisant descendre l’escalier dans cette absence de tenue. Heureusement, nous ne croisâmes personne. Une fois sous la douche, nous nous lavâmes, et quand elle fut propre, elle m’indiqua qu’il me restait encore beaucoup à apprendre : pour commencer, je t’ai léché hier, mais il faut que tu saches que nous aussi, nous aimons être léchées, donc, au boulot ! Et écartant les lèvres de son sexe, elle me montra ce que je devais faire. Et ne fais pas le dégoûté, sinon, tu retournes dans ton dortoir et ceinture ! Je m’appliquai donc à découvrir son sexe, son goût, mêlé encore à celui du savon, la variété de ses lèvres, de son clitoris, de sa peau, et sentir que mes caresses ne la laissaient pas indifférente, le sentir d’autant plus que bientôt sa cyprine m’indiqua assez que je l’excitais vraiment, me rassuraient : j’étais donc un amant potable. Je fus surpris quand elle porta un doigt à son anus et se l’enfonça sans difficulté, mais je savais qu’elle me surprendrait encore, et j’accompagnais son mouvement de légers coups de langue. L’eau de la douche coulait le long de sa peau, mais bientôt je la sentis trembler, comme si elle avait froid, et je compris qu’elle jouissait de nouveau, que je la faisais jouir de nouveau. Quand nous quittâmes la douche, en peignoir, elle voulut aller manger. Sa mère était de nouveau dans la cuisine, en peignoir elle aussi, les yeux de la même couleur que ceux de sa fille, cernés de la même façon. Je commençais à comprendre le monde. Nous mangeâmes de très bon appétit, la mère et la fille se murmurant en riant des choses que je croyais deviner. J’avais mal aux testicules, mais je me sentais homme comme jamais cela ne m’était arrivé.

L’après-midi, contrairement aux habitudes de solitude et d’exclusion que j’avais prises, je me mêlais aux autres à la piscine. Ils en furent le plus souvent surpris, mais m’acceptèrent finalement. Le soir, je décidai d’emmener Laurence dîner en ville : j’avais l’impression que je devais le faire, comme ferait un récent fiancé. Mais elle refusa, me disant qu’elle avait déjà décidé de sortir avec des amies, et que j’étais « libre ». Je ne comprenais pas. Elle me mit rapidement les points sur les « i » : écoute, on n’est pas « ensemble » ; on a baisé, c’était très bien, on le refera sans doute, mais je ne suis pas une nonne, et si je trouve un beau mec, peut-être que je me le ferai ; et tu ferais bien d’en faire autant ! C’est clair ? Le ciel me tombait sur la tête. Je bafouillai, rouge d’émotion et sans doute les larmes aux yeux. Putain, c’est pas vrai, t’es pas con au point de croire qu’on était amoureux ? Si ? Putain, mais qui m’a foutu un crétin pareil ? Tu es un super coup, mais je ne t’aime pas ; et contrairement à ce que tu as l’air de croire, tu ne m’aimes pas non plus, c’est juste que tu me trouves super bandante, et t’as sacrément raison, je suis super bandante. Mais c’est tout. Point. Bonne soirée. Et elle partit. J’étais anéanti : la femme de ma vie, ma fiancée, ma future femme, la future mère de mes enfants… Nathalie, sa grande sœur, me tapa sur l’épaule : t’es un super coup ? t’as pas l’air… en revanche, qu’est-ce que t’as l’air con, à la regarder comme ça… Tu veux un conseil ? T’as trois solutions : 1. Tu la rattrapes, tu t’imposes, et tu la baises à lui faire regretter d’avoir envisagé de s’en faire un autre ; 2. Tu la laisses partir, et tu en baises tranquillement une ou plusieurs autres, comme si de rien n’était : on est quatre, mais je crois que Jean-Mi a pris une option sur son ex. donc plus que trois… si tu parviens à en accrocher une ; 3. Tu restes le puceau coincé que tu étais et tu rentres chez toi la queue entre les jambes, et c’est pas grave, elle ne te servira qu’une fois tous les dix ans… Et… quelle solution tu préconises ? Moi, me dit-elle en s’appuyant nonchalamment sur moi, j’ai une préférence pour la 2… Mais la 2, ça voulait dire que dès le deuxième jour, je trompais la femme de ma vie… et avec sa sœur… Tout cela faisait beaucoup pour moi. Quand on a été élevé comme moi jusqu’à cet âge, ce n’est pas facile de tout changer d’un coup. J’avais déjà envoyé balader pas mal de mes blocages ou de mes foutues règles morales, mais trop, c’était trop. Je partis dans mon dortoir, et m’enfermai à double tour : j’avais besoin de pleurer. Je ne rejoignis personne pour manger, et m’endormis terrassé de chagrin.

Je fus réveillé dans la nuit. Quelqu’un s’était glissé dans mon lit ; j’avais bien fermé la porte devant, mais oublié qu’on pouvait aussi entrer par derrière… Une chaleur douce était collée à moi, une chaleur de femme, un corps nu contre le mien, contre mon dos, et cette femme avait glissé une de ses mains pour saisir mon sexe et me branler doucement. Je ne savais pas si je rêvais ou non, mais je fus vite certain qu’il s’agissait bien de la réalité. Il faisait nuit, les volets étaient fermés, je ne voyais rien. Et je ne savais pas s’il s’agissait de Laurence, de Nathalie, ou de qui d’autre ? Après tout, dans cet univers de fous, ce pouvait même être leur mère ! Je murmurais : Laurence ? Mon ton interrogatif dut la surprendre : pourquoi, tu attendais quelqu’un d’autre ? Non, personne, mais je pensais que tu étais avec un autre… Putain, ce que tu es con ! Je peux sortir sans avoir de comptes à rendre, non ? Bon, évidemment, je suis sûre que Nath t’a sauté dessus… pas vrai ? Si, mais c’était inenvisageable, je n’allais quand même pas te tromper… Me tromper ? Mais tu fais ce que tu veux, mon grand, tu ne me dois rien, et t’as eu bien tort, Nath, c’est un coup fabuleux… Et tandis que nous nous disputions presque, elle me branlait de plus en fort, et me mit soudain un doigt dans l’anus. Je me crispai. Eh, je t’ai dit qu’il te restait plusieurs leçons, alors on va se détendre un peu, ok ? Et elle continua sa caresse, insistante, me léchant le cou, me massant la bite, jusqu’à ce que je sois extrêmement dur, comme elle le souhaitait. Voilà, là, t’es bien. Tu vas me lécher un peu, moi, je ne suis pas prête… Prête à quoi, je l’ignorais, mais je me prêtais volontiers à sa demande, et la léchais consciencieusement, comme elle me l’avait appris le matin, insistant autant sur son clitoris, que je frottais vigoureusement, que sur son anus. La lécher m’excitait terriblement, en fait. Mais elle m’arrêta, se mit à quatre pattes et me demanda de la prendre par derrière, « en levrette » me dit-elle. Je m’exécutais : j’adorais cette position, je pouvais pousser mon sexe très loin, je sentais parfaitement les parois de son vagin, les lèvres de son sexe serrées autour de ma tige, et je m’en donnais à cœur joie. Mais elle en voulait davantage, et écartant ses fesses à pleines mains, elle me demanda de la prendre par derrière. Je ne comprenais pas, puisque j’étais déjà, selon, moi, derrière elle… mais non, quel crétin, derrière, encule-moi, putain, bourre-moi fort, je la veux dans le cul, vas-y ! J’obéis, pas encore habitué à ce langage, mais désireux d’apprendre. Son cul était déjà dilaté, et j’y entrais avec beaucoup plus de facilité que je n’aurais cru. Mais une fois dedans, elle serra, et ma bite se trouva comprimée à l’extrême. Puis elle desserra, et j’entamais alors un mouvement aussi puissant que je pouvais. Elle m’avait humilié, elle se servait de moi comme un sex-toy, elle allait voir… Je la défonçai, je poussai ma bite de toutes mes forces, à m’en faire mal, je sortais et rentrais de nouveau d’un seul coup, tout au fond, et plus je la brutalisais, plus elle criait et jouissait. J’eus même l’impression qu’elle ne se retenait plus et qu’elle avait uriné sous elle. Elle m’expliqua que ce n’était pas de l’urine, mais des jets de cyprine, et que ça lui arrivait quand elle prenait vraiment son pied… pas très souvent, mais quand ça arrivait, ça la ravageait. Elle s’effondra, en pleurant. J’étais abasourdi, prêt à m’excuser… je la pris dans mes bras et elle me murmura : putain, ce que tu m’as faite jouir, mon salaud, serre-moi dans tes bras, oh merde, ta bite est encore dure, t’as pas joui… Là, je peux pas, mais promis, je m’occupe de toi tout à l’heure… Serre-moi, dis-moi des trucs tendres, j’adore… Je ne comprenais pas, elle voulait des mots d’amour, ceux-là mêmes qu’elle m’avait reproché ? Je lui murmurais ce qu’elle voulait, ce à quoi je croyais… Elle s’endormit maculée de sperme et trempée de cyprine. Quand le soleil perça les volets, et que je la vis ainsi, nue et apaisée, elle me parut si belle que j’en pleurais. Mais il fallait revenir au réel… Laurence ne m’aimait pas, ou du moins la façon qu’elle avait de me parler comme tout ce qu’elle m’avait dit allait dans ce sens : elle s’amusait bien avec moi, elle aimer « baiser », comme elle disait, mais elle n’hésiterait pas à « s’en faire un autre », et elle m’avait même encouragé à faire de même… Et plus je restais là, plus je devenais dingue d’elle, malgré tout. Il fallait que je parte. Bien sûr, j’aurais pu rester, continuer à « baiser », à « m’éclater », mais ce n’était pas ce que je voulais. Elle m’avait révélé des horizons insoupçonnés, mais je continuais à penser que la vie, ce n’était pas ça, ou du moins que ce n’était pas que ça. J’attendis son réveil et je l’informai de ma décision. Elle me regarda stupéfaite et furieuse. Tu veux te tirer ? Ok, casse-toi. T’es vraiment un pauvre type ! Elle quitta la chambre en claquant la porte, les larmes aux yeux, je ne savais si de fureur ou de chagrin. Décidément, je ne comprenais rien, mais cela ne changea pas ma décision. Je cherchai Jean-Michel pour l’informer de mon départ, mais il n’était pas là. Je tombai sur Irène, la mère de Jean-Michel, Nathalie et Laurence. Elle n’eut pas besoin que je lui dise quoi que ce soit : je vous emmène à la gare ? à voir votre tête, j’imagine que vous partez, non ? Oui, je veux bien, merci. Vous êtes un drôle de garçon : j’imagine que vous avez pensé être tombé dans une maison de fous, mais laissez-moi vous dire deux ou trois choses. Vous pensez que tout le monde ici vous a snobé et exclu, parce que votre mode de vie est différent de celui qui règne ici ; c’est faux : ni mon mari, ni moi, ni Laurence, ne vous avons mal traité ; mais ça ne vous empêche pas de nous juger, du haut de votre éducation puritaine : à vos yeux, nous sommes sans doute des dépravés, obsédés, que sais-je encore ? je crois que Laurence vous a partiellement ouvert à la vie, mais elle n’a pas ouvert vos yeux : vous êtes aveugle à ce qui vous entoure, et aux sentiments des gens ; ce n’est pas parce que ma fille est très libre qu’elle n’éprouve rien, et sans doute est-elle maladroite dans sa façon de dire les choses, mais pas autant que vous dans votre façon de nous regarder ou de nous juger. Sur ce, elle m’invita à monter dans la voiture et ne dit plus rien. Je ne savais quoi répondre, et restais silencieux pendant tout le trajet. A la gare, elle me fit la bise en souriant, et elle m’invita à revenir quand je voudrais, à condition bien sûr que j’aie compris un dixième de ce qu’elle m’avait dit… Je montais dans le premier train possible, accablé de chagrin, de doutes, de frustration, de questions : que voulait-elle dire ? de quels sentiments de sa fille parlait-elle ? étais-je ce personnage qu’elle décrivait qui jugeait les autres ? à quoi étais-je aveugle ? La fin de l’été fut maussade. Je me traînais sans âme, et je vécus mon premier chagrin d’amour : partout je voyais Laurence, partout elle me manquait. Mais je me tins à ma résolution, ne l’appelais pas – je n’aurais d’ailleurs pas su où l’appeler…

A la rentrée, Jean-Michel n’était pas sur les bancs de la fac. Il a tout plaqué, me dit une de ses relations, je crois qu’il a eu un gros pépin cet été… Un gros pépin, comment ça ? Bof, je sais pas trop, une galère dans sa famille… Je cherchais à le joindre, sans réponse ; j’allais dans sa piaule d’étudiant, relouée. Sauf à retourner en Avignon, je n’avais ni adresse ni numéro de téléphone. Je finis tout de même par trouver l’adresse de ses parents, à Sceaux. Mais que faire : m’y précipiter ? pour demander quoi ? Dans le fond, mon inquiétude, je m’en rendis vite compte, relevait du fantasme : j’imaginais que Laurence avait fait une connerie pour moi. C’est-à-dire que je ne m’inquiétais pour eux, réellement, mais que je bâtissais un roman pour moi, très égoïstement. C’est-à-dire aussi qu’Irène avait raison : je n’étais qu’un petit prétentieux qui jugeait les autres sans s’y intéresser vraiment. J’allais tout de même traîner vers Sceaux, dans l’espoir d’y voir quelqu’un, sans trop savoir ce que je ferais alors. La maison était fermée ; j’interrogeais les voisins : mais c’est monsieur Paul – le mari d’Irène – il a eu une attaque mi-août, il est mort sur le coup. Et vous savez où je peux les joindre. Oh, Irène a mis la maison en vente, elle est restée en Provence, mais non, je n’ai pas l’adresse. Moi, je l’avais. J’écrivis un mot de condoléances à Irène : c’était mal tourné, c’était maladroit, mais c’était sincère. J’y demandais aussi des nouvelles de Jean-Michel et de Laurence. Irène m’appela : elle était dévastée mais digne, et surtout, touchée de mon mot. Elle ne s’étendit pas sur son chagrin, m’indiqua que Jean-Michel avait arrêté ses études parce qu’il reprenait la direction de l’affaire de son père, et me donna l’adresse et le numéro de téléphone de Laurence : appelez-la, ça lui fera plaisir. Je passai trois jours à hésiter, tournant autour du téléphone avec des sueurs froides, à tel point qu’un soir, ma mère finit par me dire, l’air de rien : bon, tu l’appelles, cette fille ? Quelle fille ? de quoi parlait-elle, je ne lui avais rien dit, comment pouvait-elle savoir ? Tu crois que je suis idiote, que je n’ai pas vu combien tu avais changé, combien tu étais à la fois triste et tellement plus sûr de toi ? fais-moi plaisir, appelle-la, essaie de la revoir, et si tu ne veux pas nous la présenter, même si ce n’est qu’une passade, sois de ton temps, et pas du nôtre… Je n’en revenais pas. J’embrassai tendrement ma mère, et je m’isolai pour appeler Laurence, tremblant de peur et d’émotion. Mais personne ne répondit. Je ne laissai pas de message. Nouvel essai le lendemain, sans plus de succès. Un matin, une voix atone, indistincte, me répondit. Je demandai à parler à Laurence, je me présentai : il y eut un long silence, si long que je crus même que la communication était coupée. Allô ? il y a quelqu’un ? Oui, je suis toujours là. C’est toi, Laurence ? Oui, c’est moi. C’était elle et c’était comme si ce n’était pas elle, tant la voix me paraissait lointaine. Je bafouillais des condoléances, que j’avais cherché à les joindre sans savoir comment. Elle ne disait rien, ne m’aidait pas beaucoup. J’étais assez désemparé : j’avais préparé dans ma tête des phrases interminables, je m’étais imaginé des dialogues parfaits, mais rien ne se passait comme attendu. Laurence attendait que je parle, et je ne savais pas quoi dire. Bon, tu voulais me présenter tes condoléances, c’est gentil… je te souhaite plein de bonnes choses. Non, Laurence, attend… je ne sais pas par où commencer, ni si je parviendrai à dire ce que je veux, ou ce qu’il faut, mais il faut que je te parle. Oui ? Je suis parti comme un imbécile, sans rien comprendre. Oui. Et je ne suis pas certain de comprendre beaucoup mieux maintenant. Oui. Et tu ne m’aides pas beaucoup. Non. Alors, je vais essayer d’expliquer ce que je ressens, et s’il te plaît, ne m’interrompt pas avant la fin, sinon je n’y arriverai pas. On verra. Bon, ce que j’ai vécu, cet été, c’était incroyable ; enfin, pour moi, avec mon éducation, avec tous les interdits que je trimballe, enfin, tu sais ; et donc, assez naturellement, j’ai pensé amour même si je ne te connaissais pas vraiment ; et même si je n’ai pas un instant imaginé que tu avais le droit de penser autrement ; ensuite, j’ai tout compris à l’envers, et ce n’était pas mieux ; j’ai pensé que tu n’en avais rien à faire, mais je ne te l’ai jamais vraiment demandé ; j’ai pensé que tu vivais comme ça, que tu m’avais utilisé et que tu me jetterais… et c’était insupportable, alors je suis parti ; ta mère m’a dit plein de choses auxquelles je n’ai pas compris grand-chose sur le moment, mais je crois qu’elle avait raison, que je suis plein de préjugés, autant sur moi que sur les autres, et sur toi, et je voudrais m’excuser ; voilà, je ne sais pas si tu accepteras mes excuses, je ne sais pas si on pourra se revoir, ce que je souhaite de tout cœur, mais voilà, je crois que j’ai à peu près dit ce que je voulais. Silence. Laurence ? Oui ? Tu ne réponds pas ? Que veux-tu que je te dise ? je ne sais pas, que tu acceptes mes excuses, ou que tu ne les acceptes pas, que tu as envie de me voir aussi, ou pas du tout, mais pas ce silence… Tu as eu d’autres filles après moi ? D’autres filles ? Oui, d’autres filles ; tu as baisé d’autres filles ? Tu sais, tu m’as appris comment faire, mais pour aborder quelqu’un, je crois que je suis toujours aussi niais… et franchement, ça ne m’est pas passé par la tête… Oui, ça aurait pu te passer par ailleurs que la tête… Laurence… Quoi, je suis trop crue pour toi, trop directe, tu n’aimes pas quand je parle de baiser, ou de bite, c’est ça, je suis vulgaire ? Ben, tu sais, je n’ai pas trop l’habitude, alors à chaque fois, ça me surprend quand même. Donc ? Donc quoi ? Tu as eu envie ou pas ? Evidemment que j’ai eu envie, qu’est-ce que tu crois ? j’ai rêvé de toi je ne sais combien de fois… Mais tu n’as abordé aucune fille, et tu n’es jamais allé aux putes… Aux putes ? ça va pas ! Laurence, pardon d’être toujours aussi niais, et ça, désolé, ça ne changera pas, mais je ne te parle pas de sexe : je te parle encore et toujours d’amour ; ce que je veux vivre, c’est une histoire d’amour, même si elle ne fonctionne finalement pas ; une histoire de sexe, ça ne m’intéresse pas. Et tu crois que moi, la salope de service, la dévergondée, l’obsédée du cul, je serais prête à ça, tu crois que moi, je connais quoi que ce soit avec la pureté de l’amour telle que tu l’imagines ? Arrête ; pourquoi tu as besoin de parler de toi comme ça ? tu crois que j’y croie une seconde, à tes déguisements ? je ne sais pas ce qui te fais si peur à l’idée de vivre une histoire d’amour, et ce qui te rend nécessaire de te présenter comme une salope, mais je n’y crois pas du tout ; et en réalité, je crois que tu es aussi coincée que moi… mais de l’autre côté ! Silence. Laurence ? Silence. Elle raccrocha. J’étais désespéré. Mais curieusement content aussi. Je crois que je lui avais dit ce que je ressentais vraiment, ce que je ne savais pas que je ressentais, mais qui était sorti, et qui était sincère. Pour la première fois, encore une première fois avec elle, j’avais été vraiment sincère. Mais désespéré aussi : elle avait raccroché, c’était foutu. Le soir, alors que j’étais enfermé à me morfondre dans ma chambre, ma mère m’appela : chéri, il y a une Laurence au téléphone pour toi… Je croisai son regard en sortant de ma chambre : sa douceur me rassurait, elle m’encouragea d’une caresse de la main. Laurence ? Oui, c’est moi. Je pensais qu’on ne se parlerait plus. Oui, tu te trompais, comme souvent… c’est ta mère qui a décroché ? Oui. Elle a l’air sympa. Oui. Elle m’a dit d’être gentille avec toi, que tu pleurais beaucoup. Elle t’a dit ça ? Oui. Mais… oui, c’est vrai, mais j’aurais préféré qu’elle reste discrète. Pourquoi, ce n’est pas viril, un homme qui pleure ? Non, mais, enfin, ça me gêne quoi ! Ne sois pas gêné, moi aussi, je pleure beaucoup depuis cet été… pas à cause de toi, enfin pas seulement. Mais aussi à cause de moi ? Qu’est-ce que tu crois ? Alors, on pourrait se voir pour pleurer ensemble ? Oui, c’est une idée ça, organiser une soirée larmes, on fait ça demain ? Demain ? Demain. Je viens chez toi. Oui, je crois qu’on sera mieux que chez tes parents ; et embrasse ta mère pour moi. Je raccrochai, soudainement heureux, rassuré, joyeux. J’allais embrasser ma mère en lui glissant que c’était de la part de Laurence. Chut, ton père pourrait entendre et il n’a pas besoin de savoir nos secrets…

Le lendemain, je sonnai chez Laurence à dix-neuf heures, comme prévu, mais il n’y avait personne. Je crus d’abord m’être trompé d’adresse, mais son nom était bien sur la porte. Je ne savais quoi penser : elle m’avait posé un lapin, elle s’était dérobée à la dernière minute, elle s’était endormie ? J’allais partir quand elle surgit derrière moi : Excuse-moi, j’étais sortie acheter trois bricoles. Elle m’embrassa sur la joue et m’ouvrit la porte. Elle vivait dans un petit deux-pièces assez joyeux, joliment décoré. Cela respirait une sorte de liberté qui m’était inconnue, une forme d’insouciance ; cela lui ressemblait terriblement, et me séduisait. Je regardais sans trop savoir où me poser, tandis que Laurence avait disparu, dans sa chambre, dans la cuisine, je ne le savais pas. Elle revint avec deux verres et une bouteille de vin blanc : Tiens, tant qu’à pleurer ensemble, autant pleurer alcoolisés ! Elle m’invita à la rejoindre sur un vieux canapé à moitié effondré, se blottit dans mes bras, et se mit effectivement à pleurer. Pour être plus précis, elle fondit littéralement en larmes, hoquetant tant elle pleurait. Je ne savais pas quoi faire, aussi gauche que toujours ; je la serrais maladroitement dans mes bras, mais elle se dégagea, étouffée par mes bras et ses larmes, cherchant un souffle qu’elle avait comme perdu. Pour la première fois, elle semblait fragile. J’avais une furieuse envie de l’embrasser, mais je craignais et de l’étouffer davantage encore, et qu’elle me gifle… Mais après tout, qu’avais-je à perdre, puisque je pensais l’avoir déjà perdue ? Je pris ses lèvres avec fougue, comme un affamé – ce que j’étais en quelque sorte – devant une grappe de raisins mûrs soudain placés devant lui, je collais mes lèvres aux siennes, fouillais sa langue avec la mienne. Elle ne se déroba pas, me laissa faire, puis me serra davantage encore, partageant ce baiser, cette fusion de nos bouches, comme pour sceller une réconciliation. Quand nous nous décollâmes, elle ne pleurait plus et il y avait dans ses yeux une tendresse nouvelle. Elle vint se placer à califourchon sur moi, le vieux canapé s’affaissant davantage encore, ce qui nous fit rire tous deux. Tu sais, je n’ai jamais vécu ça, un truc qui ressemble à l’amour, et mes liaisons ont toujours été fugaces, furieuses, futiles… alors, si je suis maladroite, il faudra que tu sois compréhensif, et comme toi, tu es encore puceau à bien des égards, dans le sexe comme dans les sentiments, c’est promis, moi aussi, je vais essayer d’être patiente et compréhensive : ça te va ? Si ça m’allait ? Je n’en espérais pas tant… Je bafouillais vaguement un oui, mais je crois que mon sexe sous elle répondit plus clairement encore. Dis-donc, c’est vrai que tu n’as touché personne ? Oh là là, mais ça doit être abominablement plein de foutre là-dedans ! pardon, je suis vulgaire… je vais essayer de ne plus le faire, je reformule : il doit y avoir une impressionnante réserve de ta délicieuse semence ! c’est mieux comme ça ? Je souris en la soulevant et en la retournant sur le canapé, dont les inquiétants grincements n’auguraient décidément rien de bon. Je lui retirai son jean pendant qu’elle arrachait ma chemise, je défis les agrafes de son soutien-gorge pendant qu’elle faisait glisser mon boxer, et quand elle prit mon sexe dans sa bouche, comme je savais qu’elle aimait le faire, je fus un instant en apnée : comment avais-je pu me passer d’elle si longtemps ? comment mon corps avait-il survécu à l’absence du sien ? Je glissai ma tête entre ses jambes pour lui rendre la caresse qu’elle m’offrait, dans l’abominable vacarme du canapé qui rendait l’âme. Nous fîmes l’amour – j’en étais certain, elle ne « baisait » pas, elle faisait l’amour – avec beaucoup de joie et d’entrain, beaucoup de désir et de tendresse. Elle me fit jouir entre ses seins, je la fis jouir entre mes dents ; elle me fit jouir en me chevauchant, je la fis jouir en levrette ; et nous finîmes presque à terre, dans les débris épars de feu le canapé. Les voisins s’en souviennent peut-être, car nous ne fûmes ni discrets ni rapides…

Vers neuf heures du matin, nous nous réveillâmes affamés : nous n’avions rien mangé la veille au soir. Je descendis acheter croissants et baguettes, et l’odeur du café chaud m’accueillit à mon retour. Laurence dévora avec appétit, puis me fit une demande étrange : Tu n’as jamais connu personne d’autre que moi ; c’est vrai que je suis une bête sauvage, et je ne crains pas la comparaison, mais je crois que notre couple – tu vois, je fais un effort, je parle de nous comme un couple – ne tiendra que si tu connais d’autres choses avant ; ma conclusion est donc simple : tu sautes deux ou trois autres nanas, débrouille-toi, et tu reviens ensuite si tu en as encore envie ; pour le dire autrement, avant de revenir, tu finis ton dépucelage, et tant qu’à faire, tu devrais essayer plusieurs en même temps. Mais, Laurence, non seulement je n’en ai aucune envie, mais encore, tu le sais bien, je ne saurais absolument pas comment faire. Pas grave, me répondit-elle, tu veux que je trouve les plans ? Ben, non, je ne veux pas. Tu ne veux pas parce que tu veux le faire tout seul, ou tu ne veux pas le faire ? Je ne veux pas le faire. Mais, mon puceau préféré, ce n’est pas une proposition que je te fais, c’est un impératif que je t’impose. Très bien, alors allons au bout de ton idée : tu veux que je « baise » d’autres filles, et si possible plusieurs en même temps ? j’accepte, si tu fais partie des plusieurs, et alors pourquoi pas aussi avec d’autres mecs ? Elle me regarda ahurie, stupéfaite qu’en effet, j’aille plus loin encore que ce qu’elle avait proposé. Ok, j’organise tout ça, me dit-elle.

J’étais assez terrorisé : je faisais le fanfaron, mais je savais qu’elle allait organiser les choses, et cette idée ne m’enchantait pas du tout. Nous nous évitâmes comme nous le pouvions. Un soir, elle m’appela en me disant que c’était ok pour le week-end, qu’on serait cinq, trois femmes et deux hommes, et que ça aurait lieu dans la maison de ses parents, dans le sud : nous prendrions le train la veille… Je ne l’avais pas vue depuis plusieurs jours, nous nous embrassâmes assez froidement, et le trajet fut presque muet. Un taxi nous attendait, qui nous mena dans ce lieu adoré et maudit. Les autres arriveront demain dans l’après-midi, pour l’instant, on peut se reposer et on fera quelques courses demain… Elle nous installa dans une chambre, défit ses affaires, puis, comme il faisait encore beau, se dévêtit et plongea nue dans la piscine. Il n’y avait personne que nous, nous ne pouvions être vus, mais cela, en plein jour, me gênait encore… Elle le vit bien, s’en moqua, mais ne me força pas à la rejoindre : j’en mourais d’envie mais en même temps ne l’osais pas, ce qui montre à quel point elle avait raison sur mon dépucelage non terminé… Je restais donc au bord de la piscine, à la regarder nager, à crever de chaud et de désir pour elle, tout en restant immobile. Elle sortit en m’ignorant totalement, et partit téléphoner, m’indiquant assez clairement que je la dérangeais quand je voulus la rejoindre : elle s’était allongée sur l’un des sofas du salon, se branlait tranquillement tout en parlant je ne savais à qui ; c’était délicieusement obscène et excitant. Je savais qu’elle faisait exprès de me provoquer, mais je ne savais pas du tout comment réagir. Finalement, je me dis que provoc pour provoc, après tout, je ne risquais pas grand-chose, d’autant que nous étions seuls. Je me déshabillai donc à mon tour, et pris mon sexe déjà passablement gonflé en main, pour me branler en la regardant à travers la grande vitre qui donnait du salon sur la terrasse. Elle apprécia je crois mon initiative, raccrocha rapidement, et me rejoignis sur la terrasse. C’est mieux, me dit-elle, mais tu n’échapperas pas à l’orgie que j’ai préparée. Nous nous provoquâmes toute la soirée, sans jamais nous toucher – toujours elle se dérobait – et je dormis mal. Le lendemain, c’est Nathalie, la grande sœur, qui arriva la première : j’aurais dû m’en douter… Elle me gratifia d’un sourire taquin, son regard descendant rapidement vers mon bas-ventre alors même que j’étais habillé. Puis elle reprit rapidement la voiture pour aller chercher « les autres ». Je ne les connaissais pas, mais les présentations furent rapidement faites : il y avait Philippe, le mari de Nathalie – j’ignorais totalement que Nathalie fût mariée, cela se vit et tout le monde s’esclaffa – un beau mec, la quarantaine, très sûr de lui, très à l’aise, tout ce que je détestais ; et son ex-femme, Dora. Donc le mari et la femme se tapaient l’ex et la belle-sœur ? Décidément, je ne sais pas s’il me restait des choses à apprendre, mais tout ce que j’apprenais ne me plaisait pas totalement. La vitesse à laquelle tous ces gens se retrouvèrent nus est difficile à décrire. J’avais déjà vu Nathalie, mais furtivement. Je pouvais la détailler davantage : elle était plus grande que Laurence, brune avec des cheveux coupés très courts ; de petits seins très pointus ; presque maigre ; mais de l’allure, une forme d’élégance. Dora ne lui ressemblait pas : elles avaient le même âge, une petite trentaine ; Dora avait une coupe au carré, brune aussi mais autant Nathalie avait quelque chose de dur, et de durci par sa coupe, autant Dora était plus claire, plus douce, non pas plus féminine mais plus accueillante ; elle avait des seins qu’on aurait pu croire parfaits s’ils n’avaient à l’évidence déjà été refaits, ainsi que ses lèvres : tout cela lui donnait un air mi-vulgaire mi-ridicule, qu’elle croyait sans doute irrésistible et si « liké » qu’elle n’en voyait pas l’artifice ; Philippe faisait sans doute de la muscu ; en tout cas, un corps parfaitement entretenu. Mais manifestement, ils furent tous surpris quand je me dévêtis aussi, le sexe encore mou, mais qui faisait déjà la taille de celui de Philippe, alors que celui-ci bandait… Dora lui faisait une pipe sous l’œil amusé de Nathalie, tandis que Laurence avait mis de la musique et dansait avec beaucoup de sensualité. Elle vint me tourner autour, m’entraîna dans sa danse, puis Nathalie vint se mêler à nous, l’une puis l’autre me frôlant, tandis que Philippe se laissait pomper tranquillement par sa poupée en plastique. Je commençai à bander, et Laurence s’écarta pour laisser sa sœur, qui était placée derrière moi, glisser ses mains et se saisir de ma bite. Je la laissai faire – après tout, c’était en quelque sorte le contrat – mais cherchais, autant que je le pouvais, à ne pas me laisser émouvoir davantage sinon par la seule Laurence. Mais j’ignorais tout encore du sexe, et comme Laurence me l’avait dit, Nathalie était un sacré coup. Quand elle se pencha pour m’emboucher, tandis que Philippe, bien tendu, la prenait en levrette au grand désespoir de Dora, je constatai bien vite que je ne pourrai pas rester longtemps insensible à une telle science de la fellation. Dora vint caresser les fesses et l’anus de Philippe, espérant sans doute reconquérir celui qu’elle avait perdu, tandis que Laurence s’approcha de moi pour me prendre la bouche. Son baiser était si délicieux, si intense, qu’en fermant les yeux, j’aurais pu croire qu’elle avait deux bouches et que je n’appartenais qu’à elle, mais c’était bien Nath qui me pompait avec application, et les gémissements qu’elle laissait échapper ne laissaient aucun doute quant au plaisir qu’elle prenait à se faire défoncer par son mari. Puis elles changèrent les positions, Laurence me faisant m’allonger pour venir s’empaler sur moi, tandis que Nath s’asseyait, le sexe béant sur ma bouche, et remplaçait dans sa bouche ma bite par celle de son mari. Dora décidément se sentait exclue, et elle vint derrière Laurence pour la caresser, lui prendre et masser les seins. Laurence se laissait faire, emportée par le plaisir que lui procurait mon sexe, mon gros sexe, et je crois que Nath appréciait ma caresse buccale. Elle avait un goût plus salé que sa sœur, moins agréable, mais je m’appliquai toutefois à la faire monter dans des gémissements plus intenses, à tel point qu’elle fut obligée de lâcher le sexe de Philippe pour respirer. Dora en profita évidemment pour s’approprier Philippe, dirigeant son sexe en elle, apaisant sa vulve juteuse et pour l’instant délaissée. Mais Nath n’était plus là, elle jouissait sur ma langue, le clitoris frotté par sa sœur qui la connaissait bien, et elle jouissait comme sa mère, avec emphase et sans retenue. Quand elle s’écroula, Philippe qui s’était épanché dans la sexe de Dora vint s’étendre à ses côtés, entouré de ses deux femmes en quelque sorte, nous laissant Laurence et moi à nos ébats, tous trois nous regardant avec intérêt, plaisir, amusement, curiosité aussi. Je retournai Laurence, la couchant sur le ventre pour venir me ficher en elle par derrière, pesant sur elle de tout mon poids de sorte qu’elle ne pouvait bouger, et je commençai à la limer avec force, avec énergie : je voulais la faire crier, je voulais la faire jouir devant tout le monde, je voulais lui prouver que j’étais son homme, je voulais le prouver aux autres, je voulais me le prouver à moi-même. Mais Laurence était plus experte que moi, et elle se dégagea sans difficulté de mon étreinte, prenant son plaisir comme elle l’entendait, pour venir reprendre mon sexe dans sa bouche, en 69. C’est ainsi que nous explosâmes tous deux, trempés, haletants, jouissant et joyeux, sous les applaudissements de la petite assemblée.

Un repas suivit, arrosé, durant lequel Philippe fut pompé par les trois filles à tour de rôle, qui ne le trouvaient pas assez dur, puis Dora léchée par Philippe et moi, en même temps, en guise de dessert, et nous la fîmes jouir très bruyamment, trop bruyamment sans doute pour que cela fût tout à fait honnête, puis Nath et Laurence exigèrent d’être prises par nous deux en même temps. Ce fut Nath d’abord, qui s’encula elle-même sur la bite dressée de son mari, avant que je la pénètre par la vulve ; elle n’osa pas me demander de la prendre dans le cul, disant elle-même craindre de se faire déchirer par un si bel objet… Laurence n’eut pas ces pudeurs, et elle me prit dans le cul avec rage, pendant que Philippe la prenait par devant : sensation étrange que de sentir le sexe d’un autre homme à travers une si fine paroi ; sensation douloureuse pour mon amour-propre que de voir Laurence prendre plaisir sur un autre que moi, mais fierté aussi de la voir jouir, de la voir si pleine, si explosive, si jouissive et jouisseuse. Sensation curieuse aussi que de m’apercevoir qu’en effet, une autre femme aussi pouvait me faire jouir, m’exciter, et de constater donc que la chair est faible autant qu’elle est joyeuse, et que se croire à l’abri de toute tentation était bien niais et innocent de ma part. Nath, Dora et Philippe partirent se coucher, ensemble. Laurence me regarda les regarder avec curiosité, et commenta pour moi : drôle de trio, hein ? Ce que tu ne sais pas, c’est qu’en fait, c’est Nath qui tient le plus à Dora… Nous nous couchâmes ensemble, épuisés, sentant le sexe et la sueur, mais trop fatigués pour nous doucher. Au petit matin, je crus d’abord que je rêvais et que mon sexe raidi était léché par une sorte de langue fraîche, alors que c’était en fait Laurence qui me caressait avec un gant de toilette, me lavant en même temps qu’elle m’excitait. Quand je voulus la prendre, elle s’échappa, courut plonger dans la piscine, et c’est là que je la rejoignis pour la pénétrer dans l’eau, longuement, avec beaucoup de douceur et de langueur, mais sans répit. L’eau était presque froide, mais l’effort sexuel nous échauffait, et bientôt je la sentis exploser sur moi, comme elle l’avait déjà fait, m’arrosant de sa cyprine dans l’eau de la piscine. Il n’en fallut pas plus pour que je jouisse à mon tour puissamment, sous les bravos discrets de Nath, qui nous regardait depuis un moment mais ne voulait pas réveiller les autres. Nous la rejoignîmes dans la cuisine, partageant un café et des regards complices, Nath félicitant sa sœur de m’avoir à ce point déniaisé, Laurence lui répondant que j’avais un potentiel, toutes deux éclatant de rire en regardant mon sexe pas totalement débandé… Je les embrassai l’une après l’autre avec beaucoup de tendresse, de la sensualité aussi, puis je m’agenouillai devant Laurence pour la demander très officiellement, nus tous les trois, après avoir joui, le sexe de Laurence encore gluant de mon sperme, en mariage. Je n’avais pas imaginé les choses comme ça, mais après tout, il fallait innover. Elle faillit avaler son café de travers, entre le rire, la surprise et, je le crois, l’émotion. Nath la regardait avec curiosité, attendant la réponse qui ne venait pas de sa sœur. Je restai à genoux, les yeux fixés sur elle, sur ses seins lourds et si beaux, sur ses lèvres entr’ouvertes, sur ses cheveux encore trempés qui dégouttaient petit à petit sur ses épaules nues, guettant sa réponse, un signe, une approbation. Elle posa sa tasse, revint vers moi, me fit me lever, s’agenouilla à son tour, me regarde puis baissa les yeux vers mon sexe à hauteur de son visage, et me répondit en prenant mes couilles et ma bite : comment veux-tu que je refuse une offre si bien présentée ? Et elle me pompa jusqu’à ce que je me vide de nouveau, devant sa sœur qui se branlait, en signe d’assentiment.

C’était il y a quarante ans, et Laurence corrige derrière moi les détails devenus flous, me rappelle un souvenir, ou s’étonne au contraire de quelque chose qu’elle avait oublié, comme le commentaire que fit Irène en apprenant notre union : ton père avait tout de suite pensé que ce garçon était moins sage qu’il n’y paraissait… Et pendant qu’elle me lit, je sens l’odeur de ses cheveux défaits et je m’enivre, fermant les yeux et caressant mon sexe devant elle pour le faire durcir à sa convenance. Mais elle ne veut pas que je vous raconte la suite… j’ai une femme si pudique !



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15-10-2023 0 2550

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