La juge et les familles d'accueil

Récit érotique écrit par Odan le 01-12-2023
Récit érotique lu 1584 fois
Catégorie Couple

Ma mère est une pute. Non, c’est pas une façon de parler, c’est son métier : elle est pute. Je ne la juge pas, elle a pas eu de chance, et c’est comme ça qu’elle vit, ou plutôt qu’elle survit, parce que les affaires n’ont jamais été florissantes, et avec l’âge, et sans retraite, ça va être chaud. Du coup, moi, je lui ai été retiré très vite, et on me balade de famille d’accueil en famille d’accueil. Enfin, famille d’accueil, c’est vite dit, parce que la plupart du temps, les familles ne sont pas très accueillantes. C’est leur faute, c’est la mienne ? Je m’en fous ! Il paraît que je suis un « cas difficile », et ce qui est sûr, c’est que je ne suis jamais resté dans une même famille plus d’un an. Pour le dire autrement, je n’ai jamais eu l’impression d’appartenir à une famille.

La dernière fois, le père – gros vicelard qui se tapait déjà sa fille depuis des années – a eu envie de voir ce que ça faisait d’enculer un petit jeune de dix-sept ans. Il a pensé que je ferais l’affaire : il s’est retrouvé à l’hosto, avec une couille en moins. Et moi devant le juge parce que, paraît-il, je l’avais agressé sans raison… C’était une juge plutôt jolie, assez jeune. Elle m’a écouté attentivement, prenant des notes, me demandant de revenir sur certains détails ; elle se pinçait les lèvres en m’écoutant, je crois qu’elle était émue de mon histoire. La pauvre, si elle est émue comme ça de la misère du monde, faut qu’elle change de métier, elle va en prendre plein la gueule. Je le lui ai dit, « faut pas vous en faire, j’ai l’habitude, vous savez, et puis il a eu son compte ». Mais ça ne l’a pas rassurée. Enfin, elle m’a forcé à porter plainte, du coup l’autre couillon – j’ai envie de dire « l’autre couille », celle qu’il lui reste – a retiré la sienne, et ça s’est arrangé comme ça. Sinon qu’évidemment, il fallait me trouver une famille, et qu’en attendant, le foyer… Bon, j’ai fait comme d’habitude, j’ai fait le mur dès le premier soir, je me suis cogné un « éducateur » – c’est le grand mot pour dire maton – deux jours plus tard, et re devant la juge… Là, elle avait l’air colère. Elle m’a expliqué que ce n’était pas parce que j’étais malheureux – qu’est-ce qu’elle en sait, si je suis malheureux ; j’ai dit que j’étais malheureux ? – que j’avais le droit de taper tout le monde, et qu’à me conduire comme ça, on ne me trouverait jamais de famille. Alors je suis parti d’un immense éclat de rire : « une quoi ? une famille ? non, sans rire ! mais madame, une famille, pour moi, c’est pas possible ; des gens chez qui vivre un moment, peut-être, mais une famille, faut pas déconner. Plus tard, peut-être que j’en ferai une, moi, de famille, et encore, j’ai des doutes, mais en trouver une « toute faite », vous plaisantez ! » Il fallait pas que je continue longtemps pour lui faire venir la larme à l’œil… Une vraie tendre… Et alors là, l’improbable, le truc que ça existe que dans les films de Noël, et quand ça arrive, tout le monde se marre en se disant qu’il y a eu une erreur dans le scénario : la petite juge, elle me regarde, elle regarde l’éducateur en chef – je veux dire, le directeur de la prison qui se prend pour un bienfaiteur de l’humanité – et elle sort « bon, je vais le prendre chez moi en attendant, je présente toutes les garanties, et on fera les papiers ensuite. » Quoi ? Elle va me prendre chez elle. La petite juge proprette, la bourge qui doit dormir dans la soie, elle veut prendre chez elle le « cas difficile », le « fils de pute » – c’est comme ça que les éducateurs m’appellent quand ils parlent de moi entre eux, et ils croient que je ne le sais pas… Le dirlo, il en a le sifflet coincé, je crois qu’il va s’étouffer. Moi, ça me fait marrer, mais ça me botte plutôt.

Le soir même, elle vient me chercher, j’ai ramassé mes affaires – un petit sac de voyage, je n’ai rien d’autre – et je grimpe dans sa petite voiture. J’aurais plutôt imaginé une grosse berline avec sièges en cuir, mais non, petit truc, propre, hybride ; ça sent bon, comme elle, mais ça ne pue pas le fric. Et roule ma poule. Nous voilà bientôt chez elle : pareil, surprenant. C’est pas la grosse bicoque avec le mari friqué, c’est un petit appartement dans un quartier quelconque. Pas mariée, pas d’enfant, juste le boulot, le boulot, le boulot. C’est propre, pas folichon, ça manque… d’ordinaire, on dirait ça manque d’une présence féminine, mais là, c’est pas ça… ça manque juste de présence : elle n’est jamais là, c’est juste un appartement dortoir. Il y a une petite chambre qu’elle m’a préparée, c’est sympa. Je demande si je peux aller me doucher – parce qu’au foyer, l’eau est le plus souvent froide… – elle m’indique où trouver des serviettes propres, et elle va commander des pizzas, parce qu’elle ne sait pas bien faire la cuisine. Je prends une douche brûlante, c’est bizarre comme impression, je crois qu’en fait, elle m’impressionne un peu, la petite juge. Son innocence, sa gentillesse aussi : personne n’a jamais été gentil avec moi, en tout cas pas sans intention…

On bouffe les pizzas en silence. On se regarde, on s’évite, repas bizarre. « Bon, demain, je vais au Palais… - Vous vivez dans un palais ? – Non, le Palais de justice, on dit le Palais, mais c’est le vieux bâtiment dans lequel on s’est déjà vus, là où il y a mon bureau. – Ah, ok, on dit le Palais pour oublier que c’est tout miteux ? » Elle rit, c’est la première fois que je la vois rire, elle a de jolies dents. « Donc je vais au Palais. Je vais te donner un peu d’argent et tu iras t’acheter des vêtements, j’ai vu que tout ce que tu avais, c’était vieux et en mauvais état, et puis ça doit être trop petit, non ? Ne fais pas de folie, il faudrait que tu puisses t’acheter au moins un jean, deux ou trois t-shirts ou chemises, et une paire de chaussures décentes. Je peux te laisser tout seul ? » Je ne sais pas si elle peut : personne ne m’a jamais fait confiance à me filer de la thune comme ça. Je le lui dis. Elle me répond qu’il est peut-être temps… Je ne dors pas de la nuit : les draps sentent trop le propre, il n’y a pas de bruit, c’est calme. Dès que je l’entends se lever, je me lève. Je la trouve dans la cuisine ; elle porte une robe de chambre, elle a l’air surprise de me voir levé si tôt. « Tu bois quoi, du chocolat, du lait, des céréales, dis-moi, j’irai acheter ce qu’il faut – Non, du café. – Du café ? à ton âge ? – Ouais, du café, à mon âge. Vous savez, madame… - Tu ne vas pas m’appeler madame tout le temps ? Je m’appelle Amandine. – Ah, ok. Donc Amandine, vous savez, je fais plein de trucs que les gamins de mon âge ne font pas. Eux, ils ont eu une enfance, pas moi. » Elle me regarde avec attention, avec émotion je crois. Elle est bizarre, elle me connaît pas et elle s’émeut de mes supposés malheurs. A sa place, moi, je m’en foutrais royalement. Pendant que je me sers mon café, je la regarde : pas moche, la fille. Elle ne se soigne pas particulièrement, elle ne s’apprête pas, mais elle a de beaux traits : un visage très régulier, un bel ovale, une coupe assez quelconque – elle ferait bien de soigner ça davantage, parce que ses cheveux noirs pourraient lui donner un air ou sombre ou dynamique, alors que là, c’est juste des cheveux noirs – et des yeux très clairs, on croirait transparents. Et pareil pour les vêtements : elle met des trucs sobres, assez bourges, qui la vieillissent et surtout ne la mettent pas en valeur. Comme ça, je ne sais même pas si elle a des seins ou un cul… Juste un corps habillé, alors que ça se voit qu’elle pourrait faire des ravages, si elle voulait. Mais ce n’est pas qu’elle ne veuille pas, c’est qu’elle n’en a pas la moindre idée. Elle voit que je la regarde, elle rougit. « Tu sais, ça ne se fait pas de regarder les gens comme ça. – Ah bon, on peut pas se regarder ? moi, on m’a dit qu’il fallait regarder les gens quand on leur parle. – Oui, mais là, tu ne parlais pas… - Non, c’est vrai, je vous regardais, et je me disais que c’est bête, une aussi jolie fille qui ne sait même pas qu’elle est jolie ! – Eh, stop. Je ne suis pas une fille, je suis madame la juge qui t’accueille temporairement. – Ah bon, alors il y a trente secondes, c’était Amandine, et maintenant, c’est madame la juge qui m’accueille temporairement : faudrait savoir… » Gros silence, elle ne sait pas trop quoi faire, et elle voit bien qu’elle s’y prend de travers mais elle ne veut pas me laisser lui parler comme à un copain. « Donc, madame Amandine (je fais dans l’entre-deux), vous m’avez filé des thunes pour que j’aille me saper un peu, c’est très sympa de votre part, c’est même mieux que ça, parce que personne ne m’a jamais fait confiance jusqu’ici, mais si vous me faites confiance, alors je vous propose un deal : je fais ce que vous me dites, mais dès que vous avez un moment, moi aussi je vous emmène vous saper, avec des trucs un peu plus de votre âge. » Elle rougit encore, marmonne un « on verra », sourit quand même, et part se préparer. Elle revient dix minutes après, habillée en vieille, je veux dire en juge, et non seulement elle me file des thunes, mais aussi la clé de son appart. Peur de rien, la fille !

Je fais mon gars sage : je sors acheter ce qu’elle m’a dit, un jean, quelques t-shirts, une paire de pompes. Avec tout ça, il me reste des thunes : soit elle achète des trucs vraiment chers, soit elle n’a pas la moindre idée du coût des vêtements… Je reviens à l’appart, je fouine. Des bouquins partout : des bouquins de droit, mais aussi de la littérature, de la poésie, des bouquins d’art. Elle vit pas dans le réel, cette nana, elle vit dans un monde de rêves et d’idées. Remarque, ça a l’air cool, son monde, sinon que le réel, c’est pas ça… Je fouine. Frigo quasi vide, pas de bouffe, elle sait pas faire. Je fouine. Ses vêtements, pas folichons, ses sous-vêtements, pas folichons du tout… Elle doit pas savoir que le sexe existe, elle s’habille chez Petit Bateau ! Je tourne, je retourne, je m’emmerde… Tiens, je vais ressortir, et avec la thune qui me reste, je vais acheter de la bouffe. Voilà, parce que moi, la bouffe, c’est un truc que je maîtrise : non seulement j’adore ça, mais en plus j’adore ça. Et me voilà dans la cuisine, à éplucher, à préparer, bref, à faire un vrai repas, le genre de truc qu’elle doit pas savoir que ça existe… Quand elle rentre – elle rentre tous les jours aussi tard ? putain, c’est une vie de juge ou de bagnard ? – elle est un peu étonnée : ça sent la cuisine, la table est mise, elle en est baba. Et quand elle s’assoit et que je la sers, encore la larme à l’œil : c’est pas vrai, c’est une fontaine, cette nana… Bon, ensuite, on passe aux mauvaises nouvelles : elle m’a trouvé une famille, dans deux jours, je gicle et je vais m’installer dans cette famille, « tu vas voir, ce sont des gens charmants, ils ont deux enfants dont une fille de ton âge, tu vas pouvoir retourner au lycée (le lycée ? ce truc que dès que j’y mets les pieds, les emmerdes s’accumulent ? et pour faire quoi ? des études ? je rêve…), tu auras ta chambre, et blabla et blabla… » Elle y croit. C’est ça qui est beau : elle y croit. Si elle n’y croyait pas, elle ne pourrait pas vendre cette daube, mais elle y croit. Je me lève, le repas, elle va se le coltiner seule, je vais dans ma chambre, enfin dans ce que j’ai failli croire être ma chambre, et je claque la porte.

Le lendemain matin, mon sac est prêt : quand est-ce qu’on se casse, je lui dis. Elle a pas l’air contente, me fait un truc du genre tu pourrais te montrer reconnaissant, et autres niaiseries moralisatrices. Je lui réponds pas, je la regarde pas : dégage de ma vie, connasse.

Ma « nouvelle famille ». Le mec, genre niaiseux, bedonnant, tu-peux-m’appeler-papa (compte là-dessus et bois ton Ricard), sa nana, genre fausse blonde à la teinture pas fraîche, je préfère quand elle sourit pas, les enfants, une fille-de-mon-âge qui ne me calcule pas du tout (je peux pas lui en vouloir, je dois être le numéro j’sais pas combien des merdeux qui passent), en pleine adolescence ingrate, et un petit frère crétin, preuve vivante de la nécessité du contrôle des naissances. Leur crèche, désordre un peu gras, salle de bains unique, j’ai une chambre mais la fille a dû déménager chez son frère – ça explique son accueil, j’aurais fait pareil – et salon salle à manger avec un vieux canapé Conforama de grand luxe en sky élimé et taché, et un tapis qui serait moche mais si personne n’avait vomi dessus. Le grand luxe. Je rejoins ma piaule, me montre sous mon meilleur jour en ne desserrant pas les mâchoires, et jette des regards dégoûtés sur tout ce qui passe à portée de mes yeux. Premier repas – même chez Buitoni, ils savent faire des raviolis qui sont meilleurs que ce truc infect – première soirée, devant la télé bien sûr, ce qui évite d’avoir à se parler quand on n’a rien à se dire, mais non, là, ils parlent quand même, et c’est dommage, ils feraient quand même mieux de se taire, parce que ça n’a aucun rapport avec de la conversation, c’est une sorte de débit ininterrompu de conneries. Je vais me coucher tôt. Une petite branlette en pensant à ma juge, tiens, ça va me détendre. Je ferme la porte, je me fous au pieu, et je commence tranquille à m’astiquer. Quand je fais ça, j’aime bien imaginer des trucs, et je change de nana souvent : la petite juge, tant que j’étais chez elle – c’est pas que ça ait duré… – elle m’intriguait, mais pas eu le temps de fantasmer. Alors que là, je l’imagine essayant autre chose que des slips Petit Bateau. « Euh, je te dérange pas ? » Putain, la fille-de-mon-âge, Léa qu’elle s’appelle, qui est rentrée dans la chambre sans frapper. Et elle a les yeux fixés sur mon engin… « Tu pourrais frapper, non ? », mais je ne fais rien pour cacher ma bite qui a l’air de l’intéresser. « Frapper pour entrer dans MA chambre, ça va pas non ? » Pas faux. Elle a de l’acné mais aussi de la répartie. « Bon, ben fais comme chez toi. » Et moi, tranquille, un rien provoc, je continue à m’astiquer. Elle rentre, ferme la porte derrière elle, va prendre des vêtements dans un tiroir, hésite, en pose un, en prend un autre, et tandis que je la regarde, sans se démonter, elle retire son sweat, puis son soutif, et se tourne vers moi avec un t-shirt dans chaque main, mais les seins bien découverts, bien en avant : « tu préfères lequel, le blanc ou le rouge ? » je la regarde, je m’astique toujours – et je sais qu’elle regarde – et je lui réponds : « ben, j’aime les deux, mais je ne vois pas en quoi ils seraient blanc ou rouge, je les trouve plutôt ronds et roses. – Je parle des t-shirts, crétin ! – Ah, tu me montrais des t-shirts, pardon, j’ai cru que tu me montrais tes nibards, et franchement, l’un et l’autre autour de ma bite, je trouverais ça cool. Pour faire connaissance, rien de mieux ! » Elle se démonte pas, la nénette, elle pose les t-shirts, elle s’approche et elle vient caler ma bite entre ses seins. J’adore : c’est chaud, c’est doux. Bon, elle sait pas trop faire, mais elle a l’air curieuse d’apprendre. Je lui prends les seins, et je les presse avec ma bite serrée entre eux, puis je monte et je descends. A chaque fois que mon gland dépasse, elle a l’air curieuse. « Tu sais, le mieux, ce serait que tu enlèves aussi ton fut, comme ça, je pourrais te mater la chatte, et te caresser. » Elle n’a pas l’air très expérimentée, et surtout, je crois qu’elle craint que son père ou sa mère ne nous surprennent. « Bon, t’as peur de tes vieux ? Alors retourne te coucher, et dans deux heures, quand tout le monde dormira, tu reviens, ça va ? » Elle acquiesce, se rhabille, regarde ma bite, dépose un bisou très chaste dessus, et se casse, toute rouge. Toi, ma fille, t’as vu le loup, et tu y prendras goût ! Je dois être ému, je fais des vers. Bon, tant pis pour ma petite juge, elle attendra ma branlette, je vais me réserver pour la Léa : après tout, cette famille, ça pourrait être cool.

Vers une heure du mat, un peu de bruit. C’est Léa qui se ramène. Il était temps, j’allai m’endormir, moi. Elle ne veut pas allumer la lumière, se glisse contre moi, retire sa longue chemise de nuit. Mais elle n’a pas la moindre idée de ce qu’il faut faire : putain, aucune éducation, quinze ans, et elle n’a jamais sucé ! Je me fous tête-bêche, lui enfourne ma bite dans la bouche, et lui écarte les cuisses : c’est tout neuf, là-dedans, jamais servi, mais ça sent pas le frais non plus… Je lui commence des léchouilles, elle se met à se marrer, resserre les cuisses. Ok, on va s’y prendre autrement… Je la doigte doucement, ça a l’air de lui faire plus d’effet. Pour la pipe, j’ai renoncé, je lui prendrai le cul tout à l’heure. Et elle monte vite, la donzelle, le clito, elle connaissait pas, mais ça la tourneboule. Faudrait pas non plus qu’elle crie tout de suite, je l’étouffe à moitié dans l’oreiller. Putain, elle a déjà joui, j’ai même pas eu le temps de bander. Je lui mets ma bite dans la main, mais elle ne sait pas quoi faire, c’est nul, la pauvre fille, douée comme ça, elle finira chez les sœurs. Un bruit. Un autre bruit, c’est son père qui s’est levé pour aller boire. Il retourne se coucher. Elle a tellement peur qu’elle file sans demander son reste, et en me laissant comme ça. Plan de merde. C’est simple, j’ai même plus envie tellement je suis dégoûté.

Lendemain, faudrait aller au lycée avec Léa. Elle m’emmène à la vie scolaire, et me laisse, elle part en cours. Là, on me trimballe à droite à gauche, bureau du proviseur, du CPE, de je ne sais pas quoi, et ok, je vais être en terminale machin, et là, ils ont cours d’allemand. J’ai jamais fait d’allemand, moi… En même temps, c’est pas grave, j’y entraverai pas moins que dans d’autres cours. Je m’assois, j’ai pas d’affaires, la prof me parle, je comprends rien : « Vous pouvez pas parler en français, comme tout le monde » que je lui fais. Je crois que ça ne lui plaît pas : elle est toute rouge, jolie pivoine. Bon, me voilà de nouveau chez le CPE. Il va appeler mes parents. « mes quoi ? mes parents ? ah ouais, la famille, là, je sais pas j’ai pas leur numéro. » Moi, je fais le mien : une demie journée et déjà dans le bureau du proviseur. Je sais faire vite.

Le soir, conseil de famille : mais mon petit, qu’est-ce qui ne va pas, tu sais, on est là pour toi, il faut y mettre du sien, dans la vie, et les règles, et l’école, et tout le monde s’aime, et ça va aller, tu as besoin de temps… Je les regarde, je me marre. Je dis rien, je les laisse à leurs illusions. Je fais un clin d’œil à Léa… Elle a l’air gênée, elle m’évite. Mais vers une heure du matin, elle y revient… Alors ma poule, moi, je veux bien, mais on va commencer par moi. Je lui montre comment il faut me sucer, elle a l’air dégoûtée, elle ne veut pas. Bon, pas de problème, tu veux pas, tu veux pas. Mais comme elle veut pas non plus qu’on baise vraiment, et qu’elle veut pas non plus me branler, bref, qu’elle veut rien, à part que je la fasse jouir, ça ne me convient pas non plus. Le ton monte et… lumière ! voilà papa maman qui débarquent, se demandent ce qui se passe, et nous trouvent tous les deux à poil. Et leur expliquer que Léa veut pas, ça va pas marcher. Leur expliquer qu’elle veut juste que je la branle, ça va pas marcher non plus. Leur proposer de participer, peut-être ? Non, mauvaise idée. Autant dire que je ne bandais pas encore, mais que je ne vais pas bander du tout. Fais chier, la veille, je m’étais dit que cette famille serait peut-être sympa, et voilà, c’est déjà foutu… Bon, on se calme, chacun retourne se coucher, et j’ai compris, ça va, demain, retour au foyer. J’adore ma vie.

Mais non, retour au foyer, ça passe par la case « juge ». Oh, elle va adorer. Et pour ça, j’ai du flair. D’abord, elle est ahurie de me voir. Ensuite, on lui raconte, et là, elle est à la fois toute rouge et très en colère. Si je ne la trouvais pas si mignonne, je crois qu’elle pourrait me faire peur… Et que je la regarde en me marrant à moitié, avec mon air de m’en foutre complètement, j’ai comme l’impression que ça l’agace prodigieusement. Elle fout le directeur du foyer dehors, et lui, manifestement, il a les jetons… On se retrouve en tête-à-tête. « Tu te fous de moi ? – Non madame Amandine… - Madame la juge ! – Non madame la juge… - Tu es quoi ? un petit con obsédé ? – Non madame la juge, un ado normal… - Un ado normal, ça va au lycée sans se faire foutre dehors dès le premier jour, et ça ne touche pas sa sœur ! – Ma sœur, pardon, mais j’ai pas de sœur, et la Léa, elle disait pas non… - Ce n’est pas ce qu’elle a dit ! – Ah oui, et elle a dit comment elle s’était retrouvée dans MA chambre à poil : je suis pas allé la chercher ! – Et… le lycée ? – Ben, ils m’ont mis en cours d’allemand sans me demander si j’en avais jamais fait… et puis franchement, avec ma vie, madame Aman… madame la juge, vous croyez vraiment que le lycée, c’est fait pour moi ? » Et voilà, la petite juge s’attendrit, la vie de ce pauvre garçon, mon dieu, que peut-on faire ? Moi je sais, je peux retourner chez elle, parce que je me la ferais bien, la petite juge, et depuis que j’ai commencé à m’astiquer en pensant à elle, j’en ai chiennement envie. Bon, en attendant, faut que je m’arrange pour que l’idée vienne d’elle ; c’est pas trop compliqué, puisque je suis un « cas difficile » et qu’aucune famille ne va vouloir de moi. Et ça rate pas, le soir même, retour dans son appart. Je suis très joyeux, elle pas du tout. Elle est soucieuse, boulot boulot, et pense aux moyens de me construire « un avenir » ; moi je me préoccupe davantage du présent. Elle s’inquiète de mon retour au lycée ; je lui signale que je vais avoir dix-huit ans, c’est bientôt mon anniversaire, et que le lycée, c’est plus du tout obligatoire. Tiens, ne pas y retourner, ce sera comme un cadeau, même si je ne refuserais pas d’en avoir un autre de cadeau, par exemple un joli petit lot de juge, en levrette sur le canapé, ou les jambes relevées sur la table… Bon, faut que j’arrête de fantasmer, ça doit rendre mon regard lubrique. « Amandine, je fais à manger ? – Oui, si tu veux », répond-elle depuis sa chambre où elle est allée se changer. Je m’approche de la chambre : elle n’a pas fermé la porte, et dans l’embrasure, je la vois en soutif. Le soutif, je le connais déjà, pas folichon, en revanche, ses seins, j’avais jamais vu : ils ont l’air très comme il faut, comme elle, très comme il faut. Mais je suis certain qu’un petit grain de folie ne leur ferait pas de mal… Et puis, elle a une vraie taille dessinée, et son cul, même dans ce slip tue-l’amour, ça me file une énorme gaule. Je retourne sans bruit à la cuisine, et je prépare un repas plus fun que ce qu’elle mange d’habitude. Soirée studieuse, madame la juge étudie des dossiers, faut pas déranger, et puis elle me fait la gueule. Je tourne à droite et à gauche, je l’agace un peu, mais rien à faire, la déconcentrer, c’est pas facile. « Bon, je vais me pieuter… - Me coucher, quand tu es chez moi, essaie au moins de parler correctement », me répond-elle sèchement. « Oui madame la juge, bien madame la juge, je vais prendre du repos durant l’épisode nocturne… » Je vois bien qu’elle a envie de se marrer, mais qu’elle se retient. Je m’astiquerais bien, mais je crois que si elle venait me dire bonne nuit, ça aurait un effet catastrophique : avec elle, il faut plus de doigté, c’est une bourge et une fragile.

Le lendemain, elle me sert du café sans rien demander ; déjà prête à partir, et sans insister pour que j’aille au lycée. Mais elle me donne rendez-vous dans son bureau, à 15 heures… « C’est important, sois à l’heure. » Une demie heure plus tard, alors que je traîne dans l’appartement, à me demande ce que je vais faire de la journée, elle revient. « Ecoute, il faut qu’on parle. Avec ton dossier, aucune famille ne veut de toi ; en plus, les familles échangent entre elles, et tu n’as pas exactement une bonne réputation. Et puis comme tu vas avoir dix-huit ans et qu’en effet, tu ne retourneras pas au lycée, ça les inquiète encore davantage. Le foyer, je crois inutile d’en parler : si je t’y remettais, ce que je peux faire, tu fuguerais certainement et je ne sais pas quelle nouvelle connerie, pardonne-moi d’être vulgaire mais je ne trouve pas d’autre mot (je lui pardonne tout à fait, elle a raison, c’est le mot, et moi, j’aime bien qu’on emploie les mots adéquats, je suis comme ça, un fanatique du mot juste, quand bien même, chère madame la juge, il serait un tantinet vulgaire pour votre bouche si délicate), quelle nouvelle connerie tu irais inventer. Alors j’ai une proposition à te faire, mais ça ne se fera évidemment pas sans ton accord. Ta nouvelle famille d’accueil, ce sera moi. Mais je veux que nous passions un contrat tous les deux : 1. Finies les conneries ; 2. Dès que tu as dix-sept ans, puisque tu ne veux plus aller au lycée, tu cherches du boulot, et là, pareil, finies les conneries ; 3. Je veux qu’il y ait entre nous des relations de respect : je fais des efforts pour toi, tu en fais pour moi, notamment dans ta façon de te comporter et de parler. Est-ce que cela te convient ? » Je suis un peu scotché par sa proposition. Je savais qu’elle voulait sauver le monde, mais commencer par moi, je trouve ça ambitieux… En même temps, je ne peux pas rêver mieux. Bon, le contrat, ça ne coûte rien de lui dire oui, on verra après. « Oui Amandine, ça me convient, mais je pose aussi mes conditions : 1. Si on vit ensemble, je te tutoie ; 2. Je fais la bouffe ; 3. Tu me laisses refaire ta garde-robe. » Elle rit, accepte, et s’en va en me rappelant le RV de 15 heures. Et pour une fois, je suis à l’heure. J’ai mis des vêtements propres, je suis propre, un vrai chérubin. Elle me regarde entrer dans son bureau en souriant : « Tu t’es déguisé ? – Ah oui, voilà, je fais des efforts, comme tu m’as demandé, et voilà que tu me charries… » On rigole tous les deux. On attend l’arrivée du directeur du foyer ; elle lui explique la situation, il tire une drôle de tronche, mais de toute façon, il n’a rien à dire. Ensuite, une greffière vient enregistrer je ne sais quoi et Amandine me dit que c’est ok, tout est en règle. Je m’apprête à partir, mais je reviens vers elle, lui claque la bise, « merci maman Amandine », et lui demande des thunes pour faire les courses. Elle rougit violemment, sourit en même temps, me file du fric et me demande de fermer la porte derrière moi. Super bizarre : j’ai officiellement une maman d’accueil qui est juge ! J’ai la clé de son appart, je veux dire de là où j’habite, et je vais faire des courses. Bon, un repas chiadé, un truc qui pue la classe. Elle rentre tard, comme d’habitude, mais la table est mise, bougie et tralala, et je la sers comme une princesse. Elle se laisse faire, m’observe, un peu surprise je crois, attentive aussi. Mais alors qu’elle va s’asseoir, je l’arrête. « Ah non, pas sapée comme, je t’ai préparé des trucs plus fun ! » Elle va dans la chambre, je l’entends rire, et elle revient beaucoup plus décontractée, jean, t-shirt, des trucs qui font qu’on voit son âge, et qu’on la prend pas pour une mamie. A-t-elle aussi mis les sous-vêtements que j’ai préparés ? Je n’arrive pas à voir sous le t-shirt si elle a changé de soutif… Mais comme elle voit bien que j’observe, elle commente : « les jeunes, ça met pas ces trucs soi-disant sexy, ça met rien, surtout quand ça a des seins qui tiennent tout seuls ! C’est bien ça que tu voulais savoir ? » Là, elle me bluffe : elle a rien mis ? je crois que c’est moi qui rougis, et ça l’amuse beaucoup. On mange, et elle me complimente tout au long du repas : « dis-donc, c’est vrai que t’es doué en cuisine. C’est peut-être là que tu devrais chercher du boulot, non ? » je ne dis rien, elle est repartie dans ses délires sur mon avenir. Moi, je vise à plus court terme : ce soir, demain. Puis on débarrasse la table et… elle se remet au boulot. « C’est pas vrai, t’arrête jamais ? – Jamais. – Et ça te plaît ? – Tu crois que je le ferais si ça ne me plaisait pas ? – Non, mais, prendre du plaisir, sortir, t’amuser, ça t’es arrivé ? – Qu’est-ce que tu crois, non seulement ça m’est arrivé, mais ça m’arrive encore. Mais c’est quand je le décide. – Et c’est programmé pour quand, le 29 août 2031, entre 17h15 et 17h28, parce qu’après tu as un RV ? » Je la fais rire ; j’aime bien la faire rire. « Pas ce soir, mais promis, demain on sort. » Ok, on va attendre demain. En attendant, je la regarde travailler, mais elle a remis un pull pour ne pas avoir froid, et impossible de deviner quoi que ce soit de ses seins sous le t-shirt… Je crois qu’elle sait que ça me travaille, et qu’elle fait exprès de mettre des trucs informes comme ce vieux pull. « Amandine, demain, tu finis à pas d’heure, comme d’habitude, ou on peut aller t’acheter des vêtements sympas ? – Pas d’heure, comme d’habitude… laisse-moi bosser. Et comme je rentrerai tard, profite de ta journée pour voir si tu pourrais pas trouver un stage dans un resto, ou quelque chose comme ça, pour après ton anniversaire. Et à propos de ton anniversaire, comment tu veux qu’on le fête ? » Qu’on le fête ? Je ne me souviens pas qu’on m’ait jamais fêté mon anniversaire ; peut-être ma mère, quand j’étais petit, mais je n’en ai pas de souvenir… « Demain, Amandine, j’aimerais passer voir ma mère, je peux ? – Bien sûr que tu peux, et quand tu me feras suffisamment confiance, tu pourras me la présenter, s’il te plaît ? – Tu veux rencontrer ma mère ? – Oui, c’est normal, non ? – Je ne sais pas, aucune de mes familles d’avant ne voulait la rencontrer ; je te rappelle qu’elle a un métier pas trop recommandable. – Je sais ce qu’elle fait, et ça m’est complètement égal ; c’est ta mère, c’est une personne que je veux rencontrer, pas une fiche judiciaire… » Enregistré. Décidément, cette fille est bizarre. « Et ton anniversaire, réfléchis et dis-moi comment tu vois ça. Et maintenant, file dans ta chambre, il faut que je bosse. – Oui chef, bien chef ! » Je file, je suis ébahi. Je pensais que j’allais la scotcher régulièrement, mais c’est elle qui me scotche : derrière ses airs de sainte nitouche, elle a un culot monstrueux, pas d’a priori, pas de jugements tout faits… Alors que moi je la voyais comme une bourge pétrie de bons sentiments, elle est… pétrie de bon sentiments, mais avec une vraie bonté, une vraie attention aux autres. Si je me laissais aller, elle me ferait croire qu’il y a quelque chose de bon en l’humanité, alors que j’ai toutes les preuves très concrètes du contraire. Bon je file au pieu. C’est pas tout ça, mais sainte nitouche ou pas, moi je lui toucherais bien les seins, et le reste. D’y penser, me voilà de nouveau au garde-à-vous… Mais ma main, je la connais bien, et elle ne m’excite pas plus que ça… Et ici, pas la peine de rêver, il n’y a pas de chaîne porno, comme dans plein de familles d’accueil, et l’ordi, elle est dessus. Ce qui serait super drôle, c’est qu’elle mate des pornos en douce au lieu de travailler… mais non, elle bosse, et quand elle ne bosse plus, elle bosse encore.

Je me lève super tôt. Je vais me doucher, je sors acheter des croissants. Quand je rentre, elle est encore au pieu, je prépare tout et je frappe à sa porte. Elle me dit d’entrer et je dépose le plateau sur son lit. Bon, évidemment elle ne dort pas à poil, je parie qu’elle porte un pyjama en pilou ou un truc du genre : perdu ! elle porte une sorte de déshabillé chic, plutôt sexy. Mais elle remonte le drap sur elle en me souriant. Impossible de voir davantage que son bras ou son épaule… C’est pas possible d’être comme ça ! On prend le petit-déjeuner, je reprends le plateau, un peu dépité. Je ne sais pas si elle le sait, si ça l’amuse, si elle est complètement à l’ouest… Je repars dans la cuisine. Elle en profite pour sortir de son lit et se glisser dans mon dos dans la salle de bains. Mais elle est allée un peu vite… Elle peut se doucher, mais pour s’habiller, il faudra bien qu’elle sorte, et son peignoir, elle l’a laissé dans sa chambre… Du coup, elle m’appelle un peu après pour que je le lui file. « Tu peux pas sortir avec une serviette ? je suis occupé. – Non, va le chercher, il est dans ma chambre. – Tu peux même sortir sans serviette, tu crois qu’une vieille comme toi, ça m’intéresse ? – Je sais parfaitement qu’une vieille comme moi ça t’intéresse, et que tu es un gros pervers : va me chercher mon peignoir. Et ne discute pas, tu vas finir par me fâcher. – Bon, j’y vais, j’y vais. » J’y vais, mais au moment de le lui donner, je le fais tomber, et comme elle doit se baisser pour le ramasser et qu’elle ne s’y attendait pas, elle fait tomber sa serviette. Coup d’œil rapide : c’est vrai qu’ils tiennent tout seuls, ses nibards ; ça donne envie de croquer dedans. Pas le temps d’en voir plus, elle claque la porte en pestant. « Je confirme : beaucoup trop vieille ! – Je confirme : gros pervers ! » Mais le ton est amusé. Un homme qui la regarde, même un gamin comme moi, elle a perdu l’habitude, si elle l’a jamais eue.

Je passe la matinée à traîner, puis je vais voir ma mère. Je crois qu’elle ne m’a pas vu depuis au moins deux ans : elle ne me reconnaîtra pas. Moi, je la reconnais tout de suite. C’est encore une belle femme, même si elle fatigue ; elle a de la classe. Dans cette rue, la plupart des putes ont l’air avachi, vulgaire ; elle, elle a quelque chose. Elle me regarde, me dit que je suis trop jeune, détourne la tête… « Oui maman, je sais que je suis trop jeune, et puis surtout t’es trop vieille ! » Elle se retourne, me regarde, éclate de rire, me prend dans ses bras et fond en larmes. On va au café, on se raconte tout, elle me croit à peine, elle est si heureuse de me voir, et moi de me coller à elle. Je lui dis que la juge veut la voir ; elle se raidit. Je lui explique qui c’est Amandine, elle me regarde incrédule. Je lui propose de venir avec moi au Palais. On va lui faire la surprise. « Au Palais ? – Oui, dans son bureau. – Tu sais, j’aime pas trop aller là-bas. – Oui, moi aussi, ça me faisait ça, mais tu verras, elle est top. » Elle se laisse traîner. On arrive au Palais. Je passe d’abord voir la greffière, pour prévenir Amandine. Elle me dit d’attendre. On attend. Je vois Amandine passer en grande discussion avec un type, super sérieux. Ma mère me dit : « Je le connais, celui-là, c’est un salaud. Le procureur, je crois, ou un truc comme ça. Dis-donc, elle doit être importante ta juge, parce qu’il lui parle très poliment alors que c’est un vachard. » Elle nous a vus, elle abandonne le type et vient vers nous. Je la connais, maintenant. Elle est dans son territoire, au Palais, là où elle est très sûre d’elle, mais elle vient vers nous intimidée, elle est intimidée par maman, c’est dingue. Je fais les présentations, elles sont aussi intimidées l’une que l’autre, je leur dis qu’on va aller au troquet du coin, on sera mieux, elles me suivent, silencieuses. Une fois assis, Amandine prend la parole : elle dit à ma mère tout le bien qu’elle pense de moi (je rêve, elle est d’une naïveté confondante, quand même. Pourtant, mon dossier, elle le connaît), que je suis un gentil garçon, que je suis capable de faire des conneries (ah, quand même) mais qu’elle sait que j’ai un bon fond, et elle lui dit qu’on peut se voir, ma mère et moi, quand on veut, et qu’elle nous donne – ça dépend d’elle – une autorisation permanente, que séparer une mère et son fils, c’est une bêtise. Ma mère pleure. Moi je ne sais pas quoi faire. Je prends la main d’Amandine, je la serre. Et c’est pas pour la niquer, c’est juste parce que je suis ému. Elles s’embrassent toutes les deux, Amandine retourne au Palais. Maman continue à pleurer, me dit que j’ai de la chance, que je suis tombé sur une personne rare, et que si je lui fais du mal, elle ne me le pardonnera pas… C’est dingue, maman me fait moins confiance qu’Amandine. Remarque, elle me connaît depuis plus longtemps…

Amandine a promis qu’on s’amuserait ce soir, mais elle a aussi dit qu’elle rentrerait à pas d’heure. Je ne sais pas trop à quoi m’en tenir, quoi faire. Je voudrais lui faire plaisir, elle a tellement ému ma mère… mais j’ai aussi envie de lui faire très plaisir, de la faire hurler de plaisir, putain, j’ai une envie de la niquer que c’est pas croyable. C’est la première fois qu’une nana sapée comme ça me fait bander : le fantasme de la bourge sage qu’on a envie de dévergonder. Bon, ok, elle a quinze ans de plus que moi, mais je ne vois pas le problème : les mecs fantasment bien sur des nanas qui ont la moitié de leur âge, pourquoi pas le double ? En attendant, j’attends… Elle arrive plus tard encore que d’habitude, et elle a l’air crevée. « Excuse-moi, je suis épuisée, journée pas possible… ça t’embête, si on reporte, là, je suis pas en état de faire quoi que ce soit, juste un bain brûlant ? – Non, t’inquiète, et même, si tu veux, je te fais un massage. – Un massage ? encore un truc de gros pervers ça, non ? – A toi de voir, un massage relaxant, pendant que t’es dans ton bain… ensuite, si je te trouve plutôt pas mal foutue, qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ? – Ce qu’il y a de mal, c’est que tu es mineur, mon coco… - Oui, mais si tu ne me violes pas, il est où le problème ? – Ce n’est pas exactement ça que je crains… - Tu crains quoi, que je ne te viole ? – Non plus, je suis plus grande que tu as l’air de le croire. – Alors il n’y a pas de problème. Super. Va te faire couler ton bain, et quand tu es prête, je viens te masser les épaules. » Elle ne dit rien, elle sourit. Une demie heure plus tard, elle m’appelle : « je suis prête. » Elle est dans son bain, elle a fait plein de mousse de sorte que je ne vois que ce qui dépasse, ses épaules et sa tête. « Déçu ? » qu’elle me fait en se marrant. « Pas du tout, ravi. » et je commence à lui masser les épaules. C’est vrai qu’elle est nouée. Elle se détend doucement, se laisse faire. J’ai une superbe vue sur la naissance de ses seins, mais après… de la mousse. Mais la mousse, je connais, et ça finit par s’éclaircir ; si je la masse assez longtemps, si elle se laisse aller et s’oublie, je devrais en voir de plus en plus. Elle a fermé les yeux, elle est bien ; je la masse en faisant rouler les pouces sur ses épaules, ça aussi, avec la cuisine, je sais faire. Je remonte sur la nuque, je redescends sur ses épaules. Elle a fermé les yeux et elle sourit, elle est bien. Elle a enlevé les bras de l’eau, de sorte qu’elle est un peu plus haut dans la baignoire, et que je vois nettement le haut de ses seins qui sort de l’eau. Ces globes de chair ferme, ça me file une gaule d’enfer. Elle le sait, elle fait exprès, elle a oublié, je ne sais pas. Je masse, je la relève un peu – plus elle sera haut, plus j’en verrai – pour masser un peu le dos, mais elle reprend sa position initiale. La mousse ne se résorbe pas aussi vite que je l’espérais… « Mmmh, c’est délicieux, ce massage, ça me fait vraiment du bien. – Si tu veux, je peux te masser tout le dos et les jambes… - Non, gros pervers, les épaules, c’est parfait. – Tant pis. Tu sais pas ce que tu perds. » Et puis soudain, l’idée… « Tu sais, j’ai réfléchi à ce que tu m’as demandé. – Oui, à quel propos ? – A propos de mon anniversaire. – Ah, oui, alors ? – Je veux qu’on le fête ici, tous les deux seulement, et je te veux comme cadeau. » Alors là, effet inattendu : je pensais qu’elle allait se marrer, ou me réprimander gentiment, mais non, elle se met direct en colère, se relève, oublie qu’elle est nue dans la baignoire, et se tourne vers moi d’un coup. Ce qui fait qu’à la fois, je prends plein d’eau dans la figure, je suis trempé, mais aussi que ses seins viennent direct sur mes mains, qui étaient sur ses épaules. Je recule, mais pas assez vite de sorte que j’en touche un sans le faire exprès, et que je me prends une gifle. « Sors de là tout de suite ! » crie-t-elle, presque entièrement hors de l’eau, la mousse accrochée à sa chatte taillée en ticket de métro, ou à la pointe de ses seins merveilleux. Putain qu’elle est belle comme ça ! Je suis par terre, trempé, je viens de me manger une claque, et elle me crie dessus, au-dessus de moi, trempée, à poil. Et tout d’un coup, elle s’aperçoit de la situation, essaie avec ses mains de cacher ou son sexe ou ses seins, rougit violemment, recule, s’arrête, et éclate de rire ! « Ben voilà, tu l’as eu ton cadeau, en avance, et il faudra te contenter de ça… » Et elle sort, à poil, me montrant son cul sublime, va dans sa chambre et claque la porte. Je suis tout penaud. La bite tendue, les sens en éveil, la joue chaude et rougie, le reste trempé, mais penaud. Et davantage encore quand je l’entends pleurer dans la chambre. Je me lève, vais vers sa chambre, frappe à la porte : « Amandine ? » Pas de réponse, ça renifle. « Amandine, je peux entrer ? » Sanglot. Bon, tant pis, j’entre. Elle est en boule sur son lit, toujours nue, et elle sanglote dans son oreiller. Je m’approche d’elle, je n’ose pas la toucher – même si j’en ai absolument, définitivement, résolument envie. Je prends son peignoir et l’en couvre avant de la prendre dans mes bras pour la consoler. Elle se laisse faire, mais reste en boule. Je lui caresse les cheveux, j’essaie d’être tendre. « Amandine ? » Elle se tourne vers moi, relève la tête, les yeux baignés de larmes, et je n’ai pas le temps de comprendre que sa langue fouille ma bouche, attrape ma langue, et qu’elle me colle un vrai baiser d’anthologie, un chaud, un mouillé, un pressant, un inquisiteur. Elle a dégagé le peignoir pour me serrer contre elle, contre elle nue, contre ses seins conquérants et pointus, et elle continue son baiser en essayant de me retirer le t-shirt trempé que je porte, en passant ses mains dessous, sur ma peau, sur mon torse. Il ne faut guère de temps pour qu’on se retrouve, les bouches toujours collées dans ce baiser qui n’en finit plus, nus tous les deux. Sans même la voir, elle a trouvé ma bite, la caresse, la presse dans sa main, et moi je lui malaxe un sein et j’ai une main sur une de ses fesses. Quand enfin elle s’écarte, les yeux brillants, et me regarde, ce que je lis dans ces yeux, c’est un désir libéré, une sorte de furie que je ne lui connaissais pas ; et elle se penche, embrasse mon torse, descend vers mon nombril pour finir par se saisir de mon sexe avec sa bouche, sorte d’incroyable ventouse. La sensation est violente, et je lui rends cette caresse en me déplaçant pour venir fouiller son entrejambe avec ma tête, lui écarter les cuisses, et prendre avec ma langue cette chatte dont je ne sais pas si elle est encore trempée du bain ou déjà d’autre chose. Son sexe sent le savon, et peu à peu se mêle à ce parfum celui de sa cyprine, un goût plus salé, mais doux à la fois, et plus je la lèche, plus je remonte de sa fente vers son clitoris maintenant bien décalotté, plus elle me gobe profondément, massant mes couilles et mes fesses en même temps qu’elle m’avale. Nous nous goûtons ainsi longtemps, comme pour découvrir avec curiosité et délice l’intimité de l’autre, puis elle change de position, me plaque sur le lit et vient me chevaucher. Elle a les cheveux défaits, un regard que je ne connais pas, la jeune femme sage et studieuse, la petite juge, s’est transformée en une femme sensuelle et débridée, en une femme toute de désir et de faim ; et elle n’a pas sur moi son regard habituel, elle ne voit ni l’emmerdeur qui est passé je ne sais combien de fois dans son bureau, ni le pauvre jeune homme malheureux, mais un homme qui la veut, un homme dont le sexe est tendu pour elle, en elle, un homme dont elle sent chaque vibration, chaque pulsation, et dont elle sait qu’il va la faire jouir, elle qu’elle va le faire jouir. Je la tiens par les hanches, je lui soulève les cuisses, je la laisse retomber sur moi de toute la force de sa furie, et ses jolis seins tressautent sous mon nez à chaque mouvement, ses seins délicieux qui m’excitent de façon insensée ; je me redresse à moitié, la tenant fermement contre moi, je viens en prendre un dans ma bouche, quasi le mordre, et elle gémit sous cette brûlure nouvelle, son sexe plein du mien, son corps collé au mien, nos sueurs mélangées et nos désirs mêlés. Longtemps, je la tiens ainsi, dans un mouvement très lent, comme pour rester en elle le plus loin possible, presque sans bouger. Je sens son corps frémir, je sens son plaisir. Puis je la relâche, et sans s’être parlé, nous changeons de position en même temps : elle se retourne, se met à quatre pattes pour que je la prenne en levrette, et dans cette nouvelle position, mon sexe va plus loin en elle, je viens buter à chaque assaut au fond de son vagin, et ce qui était gémissement se transforme en petits cris, réguliers, intenses, de plus en plus forts. Je vois son dos trempé de sueur, son corps luisant, si tonique, si fragile aussi, ses cheveux collés à ses épaules ou sur sa nuque, et je vais en elle sans retenir mon envie, je la veux, je veux l’inonder de ma semence, je la veux toute entière. Je crois qu’elle le sait, tant elle accompagne mes mouvements, sa tête à moitié enfouie dans les draps défaits, et elle crie soudain très fort, le corps traversé de soubresauts violents, de spasmes qu’elle ne contrôle plus, son sexe comme refermé sur le mien, soudain si serré et brûlant, et quand cesse ce spasme, quand mon sexe peut de nouveau bouger, je sens son sexe comme inondé, non pas de mon sperme mais de sa jouissance liquide, qui lui coule le long des cuisses, qui trempe le lit et mes couilles, et cette brutale sensation de chaleur et d’eau me fait jouir à mon tour comme jamais, en longues saccades en elle puis sur son cul sublime.

Nous nous écroulons tous les deux, épuisés par la brutalité de ce que nous venons de vivre, par cette intensité qui nous a balayés, submergés, emportés, par ce tsunami de désir et de sexe, d’amour aussi. Je la prends dans mes bras, la couvre à moitié du drap trempé pour qu’elle n’ait pas froid, me colle à elle. Elle se laisse faire, molle et lasse, puis murmure qu’elle a peut-être besoin de prendre un bain, et ensuite d’un massage. « D’un massage de pervers ? – Oui, pourquoi pas, il faut tout essayer… » Mais nous nous endormons ainsi, serrés et repus. Je me réveille plusieurs heures plus tard, au milieu de la nuit. Elle n’est pas là, elle s’est levée. Je la rejoins, elle est dans la cuisine, nue encore, si belle, et mange tranquillement. Je m’assois face à elle. « Il faut que tu comprennes que ce que nous avons fait est très grave : tu es mineur, je suis juge et j’ai sur toi l’autorité de… - Tais-toi, je serai majeur dans deux jours, et nous n’avons rien fait. Dans deux jours, on sera libre de faire ce qu’on voudra, et ton massage de pervers, je te promets que tu l’auras. Je sais que je ne suis pas quelqu’un pour toi, et que notre histoire est comme moi, elle n’a aucun avenir, mais je veux la vivre avant de m’en aller et de te laisser à la vie que tu mérites. – Ne dis pas de bêtises : tu es quelqu’un de formidable qui n’a pas eu jusqu’ici de chance ; et moi, je suis peut-être ta chance, et toi la mienne de sortir de ma petite vie coincée, alors pas question que je te laisse partir où que ce soit. Je dis juste que nous devons être un peu prudents. – Oui, ça tu as raison, c’est pas possible que tu cries comme ça à chaque fois que tu jouis, tu vas attirer les voisins. – J’ai crié ? – Non, je plaisante, tu as un peu crié, mais ils n’ont rien entendu… enfin, sauf s’ils étaient collés au mur… - Je m’en fous, j’ai encore envie de crier… viens, on va se laver. »

Comme je le lui ai promis, pendant deux jours, on a fait ceinture. J’ai dormi dans ma chambre, elle dans la sienne, et on même évité de se croiser dans la salle de bains. Moi, j’ai fait des repérages de restos, et j’en ai trouvé plusieurs qui cherchaient des apprentis en cuisine. Il y en a un qui s’en fout des diplômes que je n’ai pas – ça lui permet aussi de me payer moins cher, j’imagine – je vais essayer de m’y faire embaucher. Le jour de mon anniversaire, j’annonce ça à Amandine. C’est comme si c’était moi qui lui faisait un cadeau, elle est super contente, joyeuse. Elle m’embrasse sur la bouche, tendrement, avant de partir au boulot… « Je rentre tard, ne m’attends pas. – Mais, je croyais qu’on allait fêter mes dix-huit ans ? – Oui, on les fêtera… » Et elle se débine avec un air mystérieux. Je range un peu, je traîne, j’ai rendez-vous au resto vers 10 heures. J’y vais, on discute, le patron a l’air insignifiant, le chef de cuisine plus convaincu : je commence la semaine prochaine, le temps de faire des papiers. Le chef me fait faire le tour, m’explique où sont les choses, me présente eux deux serveuses, des apprenties qui ont à peine seize ans – ça doit pas lui revenir cher, au patron – et qui ont l’air, pour l’une, d’en avoir quatorze, et pour l’autre, d’attendre de se tirer pour faire le tapin tellement elle est maquillée comme une voiture volée. Amandine m’a envoyé un sms : « RV 20 heures rue machin truc. » je passe la journée à glander, je me prépare. A 20 heures, je suis au lieu de rendez-vous. Je pensais que ce serait un resto, ou un spectacle, ou je ne sais pas quoi. Mais là, c’est vraiment je ne sais pas quoi : une rue avec des maisons, et c’est tout. J’attends, je ne comprends pas bien. Et Amandine n'est pas là, elle est en retard. J’attends mais je m’impatiente un peu : c’est quoi ce plan foireux ? Elle arrive enfin. Elle s’est changée, elle a mis des vêtements que je ne connais pas, très classe, assez sexy mais pas vulgaires, elle est superbe, jeune, attirante, joyeuse. Elle m’entraîne derrière elle, sonne à une maison. On vient ouvrir, aucun échange, personne ne dit rien… je la suis. On arrive dans une pièce aux lumières tamisées, avec une table préparés pour deux. On s’assoit, et des gens viennent nous servir l’apéro, dans un silence assez bizarre. « C’est quoi, ici ? – C’est un club privé, très discret ; j’ai réservé pour nous. – Et comment tu connais cet endroit ? – Je suis juge, je sais plein de choses sur les endroits comme ça… » Elle est bien mystérieuse… « Avant de manger, je veux mon massage. » Et elle se lève, se déshabille lentement, parfaitement excitante, parfaitement aguichante, puis s’étend sur un sofa et m’appelle. Je m’approche d’elle, je bande comme un âne, l’endroit m’a émoustillé, l’apéro aussi, et ce corps qui m’est offert, là, c’est un vrai super cadeau d’anniversaire ! J’entreprends donc de la masser doucement, des chevilles à la nuque, des mollets aux épaules, des genoux aux reins, des cuisses aux fesses, et chaque passage de mes mains chaudes sur ses cuisses, à l’intérieur de ses cuisses, provoque un infime écartement de ses jambes, que je ne crois pas inconscient, et me révèle petit à petit sa fente, déjà humide. Mais je n’y touche pas. Je lui demande de se retourner. Les chevilles et le cou, la jambe, le genou, et les épaules, et les seins. Je fais longuement rouler ses pointes érigées entre mes doigts, et Amandine se tortille déjà, cherche à me toucher, mais je suis encore habillé, et je ne la laisse pas faire. « Non, c’est moi qui touche… » Je masse son ventre et ses cuisses, ses jambes encore s’écartent, et soudain je lui écrase le clitoris avec le pouce et elle jouit une première fois, traversée d’un léger spasme. Je la laisse redescendre et me déshabille, mon sexe dressé qui jaillit de mon boxer comme un pantin sorti de sa boîte. Elle veut me prendre dans sa bouche mais je ne la laisse pas faire. Je lui écarte les cuisses et vient caler ma tête entre ses jambes : elle pose ses mains sur mes cheveux, elle les caresse en gémissant, tandis que je commence à la lécher, de bas en haut, avec une main glissée sous ses fesses qui lui titille la raie et l’anus. Elle ne tarde pas à jouir une seconde fois, plus violemment, plus bruyamment. Je me relève, j’ai faim. On se couvre de robes de chambre et elle sonne pour que le repas soit servi. C’est un repas léger, fin, admirablement choisi et préparé. Juste aphrodisiaque comme il convient pour une telle occasion. Au moment du dessert, Amandine se précipite sous la table, écarte les pans de ma robe de chambre et commence à me sucer. C’est délicieux : je ne sais pas où ni comment elle a appris à faire ça, mais ça m’avait déjà étonné la fois précédente, elle est très douée. Elle peut me faire jouir à tout moment tant elle me pompe avec art, mais elle sait maintenir la tension au stade où il faut, et la faire redescendre si nécessaire. Puis elle sort de sous la table, retire sa robe de chambre et vient d’assoir sur mon sexe bandé à mort. Elle aime cette position, être ainsi sur moi, couché ou assis, elle aime que je lui prenne les seins dans ma bouche, elle aime sentir mes mains sur ses fesses. « Je veux te faire un cadeau. – Oui, quel cadeau ? – Je veux t’offrir mon anus, que je n’ai jamais donné à personne, mais je veux que tu sois délicat, doux, j’ai un peu peur. » Et elle se relève pour s’assoir à nouveau, mais en présentant son petit trou à mon gland turgescent. Je la laisse diriger les choses, mener elle-même, à son rythme, sa descente sur ma tige. Je lui caresse le clitoris d’une main, la tient par les fesses de l’autre, et lui lèche la pointe d’un sein. Elle est concentrée sur les sensations qu’elle ressent, concentrée sur son ventre qui s’ouvre à moi, et soudain ses sphincters se relâchent et me laissent entrer, presque d’un coup. Elle crie de surprise, mais reprend rapidement ses mouvements sur moi. Elle me broie le sexe tant son cul est serré ; je ne bouge pas, j’ai peur de la déchirer, mais ma caresse sur son clito produit son effet, et d’être ainsi emplie d’un sexe bandé dans le cul, le clito excité à mort, la fait soudain jouir une troisième fois, plus fort encore, et m’inonder de sa cyprine qui gicle abondamment de sa vulve sur ma main. J’entame alors un mouvement profond du bassin, je pousse mon sexe en elle, je l’écarte, je la prends, je la distends, je la laboure, et la sensation est telle sur mon membre tendu que je ne pense bientôt plus qu’à aller plus loin encore, qu’à la faire crier. Et elle crie, elle crie sa joie et sa jouissance ininterrompue, je ne sais pas si elle a un nouvel orgasme ou si c’est le même, puissant, qui la ravage, les yeux chavirés, la bouche tordue dans la jouissance, et elle me chevauche furieusement, monte et descend et mon sexe déchire ses entrailles jusqu’à la brûler et l’inonder, mon sperme et sa mouille mêlés sur mes jambes, sur ses cuisses… Nous descendons doucement, lentement. Elle se relève, les jambes flageolantes, dans un équilibre approximatif, va sur le sofa, s’étend. Je la rejoins. Elle a le visage d’une femme dans sa plénitude, cernée, épuisée, souriante aussi, le corps las et vibrant encore, elle a quelque chose de magnifique et d’obscène, et il ne m’en faut pas beaucoup plus pour bander à nouveau, très vite. Nous nous nettoyons un peu en dégustant quelques fruits, et tandis que je me suis levé pour boire, elle m’attrape par le sexe et le prend de nouveau dans sa bouche en me murmurant : « Je veux que tu jouisses dans ma bouche, laisse-toi faire s’il te plaît. » Je ne lui résiste pas, je la laisse me montrer l’étendue de sa science. Je m’allonge confortablement, et elle vient me gober. Elle fait durer le plaisir, je gémis, je voudrais venir mais elle m’en empêche, elle me retient, me reprend, me caresse, me mord, me relâche, me suce, me lèche, passe de mes couilles à mon membre, de mon gland à mon anus, elle me goûte et m’excite, elle m’embouche et me déglutis, elle m’aspire en me regardant, ses si beaux yeux d’ordinaires transparents mais là presque sombres, me reprend dans sa bouche en me doigtant le cul, profondément, et quand je n’en peux plus de désir et de douleur, de tension et d’envie, le sexe plus gros que jamais, plus rouge, plus brûlant, plus irrité et flatté, plus caressé et mangé, elle me libère enfin dans une longue et savante caresse qui me fait jaillir, éjaculer puissamment, dans sa bouche puis sur ses seins tant ma giclée est abondante.

Nous nous reposons près d’une heure, puis un taxi vient nous chercher et nous rentrons. « J’ai prévu plusieurs autres cadeaux… - Sérieux, tu n’aurais pas dû (mais je suis impatient de savoir). – Attends qu’on soit à l’appart. » En chemin, coup de fil de ma mère, qui m’apprend qu’elle a trouvé un boulot, pas le même que d’habitude : elle a été engagée comme secrétaire dans un cabinet d’huissiers. C’est évidemment un coup d’Amandine… à laquelle je glisse un regard plein de reconnaissance. Ma mère me dit d’embrasser ma petite juge pour elle, et qu’elle lui manifestera sa reconnaissance dès qu’elle pourra. Voilà l’un des plus beaux cadeaux qu’Amandine pouvait me faire. Arrivés dans l’appart, je trouve plusieurs boîtes… L’une contient un costume ; une autre, des sous-vêtements de femme – « Tu veux que je les mette tout de suite ? » minaude-t-elle ; une troisième des ustensiles de cuisine – pour que je m’entraîne ; une dernière une carte de crédit sur son compte. Je lui saute dessus, je l’embrasse avec une infinie tendresse, et la nature reprenant ses droits, cette tendresse dégénère vite en désir. Elle s’échappe, prend les sous-vêtements, revient sublime, stupéfiante, étonnante, lancinante, et nous nous jetons l’un sur l’autre comme deux affamés, comme si nous n’avions encore rien fait, comme si nous ne nous étions jamais touchés. Et comme je m’inquiète de son repos et de sa journée de demain, elle me répond : « Quelle journée ? Je ne t’ai pas dit, j’ai pris trois jours… »

Trois jours de folie, trois nuits de débauche et de plaisir. Jamais je n’avais aimé une femme ainsi, jamais elle ne s’était donnée à un homme ainsi. Et quand j’ai commencé mon travail au resto, un peu fatigué, l’air décavé d’un homme à moitié ivre, quand elle a repris le sien au Palais, nous avions tous deux dans les yeux une lueur nouvelle. Quelques semaines plus tard, nous avons invité ma mère à l’appart, et elle a vite compris que ma famille d’accueil était devenue la femme de ma vie ; tout était très sympa et détendu, tout le monde riait, quand Amandine s’est soudain levée, livide, et a couru tout vomir. J’étais désemparé, inquiet, et ma mère m’a souri en me rassurant : déjà enceinte ?



J'aime 9
01-12-2023 0 1584

Commentaires

Vous devez être connecté pour pouvoir insérer un commentaire !
Je me connecte ou je m'inscris

Récits / Histoires érotiques de la même categorie

Récits / Histoires érotiques du même auteur

Voir la suite des récits erotiques écris par Odan

Settings