Je vous ai raconté comment Isabelle et moi avions cédé à notre désir.
Quelques jours plus tard, lors d’une réunion de travail à laquelle nous participions tous deux, et alors que nous ne nous étions pas revus, elle proposa un déjeuner commun : nous étions six, et la proposition n’avait donc rien de gênant ou de curieux. Sinon que personne, à part elle et moi, n’était disponible. Nous nous sommes donc retrouvés en tête-à -tête, pas mécontents. Nous sommes allés dans un petit bistro que j’avais repéré, et comme je l’espérais, la nourriture était vraiment de qualité, comme le service. Le déjeuner commença sérieusement, avec des questions à régler, et finit joyeusement, tant nos deux natures sont promptes au rire. Mais la question des rapports au sein de notre équipe n’était toujours pas réglée (voir récit précédent) : en revanche, Isabelle semblait plus ouverte à mes remarques, et moins continuellement inquiète. Je le lui fis remarquer, et elle me répondit qu’elle avait toujours du mal à faire confiance, que même à moi, elle avait eu du mal à faire confiance, mais que, sans conteste, nous avions dépassé ce stade. Je lui suggérais donc en riant de s’envoyer en l’air avec le reste de l’équipe, de façon à régler le problème ! Elle me fit remarquer, d’une part, qu’il y avait des femmes dans cette équipe, et que ça, elle n’avait jamais essayé – « et alors, il faut un commencement à tout », répondis-je – et que d’autre part, elle n’était pas vraiment certaine de plaire aux autres – « tu plaisantes, j’espère » ! C’était surtout, je n’en doutais pas et c’était assez compréhensible, qu’elle n’en avait pas envie. « En revanche », ajouta-t-elle avant de se taire… « En revanche ? » Elle me raconta qu’en rentrant chez elle la dernière fois, elle avait fait l’amour avec son mari comme jamais, que celui-ci avait bien compris que sa soirée avait été « pimentée », lui avait posé des questions – ce qu’il ne faisait d’ordinaire pas – et qu’elle lui avait avoué avoir joui comme rarement. J’étais évidemment très flatté, même si un peu dubitatif. « Et comment a-t-il réagi ? – Il veut que nous recommencions, il dit qu’il m’a rarement vue aussi épanouie, aussi vorace, aussi prête à dévorer la vie (et son sexe au passage), et qu’il pense que tu me fais du bien. » Je mis en doute son récit : et le fait que j’étais un amant aussi exceptionnel qu’elle le disait (et elle serait alors bien la première à le dire), et le fait que son mari – ou elle ? – veuille que nous soyons en quelque sorte des amants « réguliers ». Elle me présenta un argument solide : peu importe au fond que je la croie ou non, en avais-je envie ? J’en bandais déjà , pour tout dire… Et si j’en avais envie, puisqu’elle me le proposait, quelles qu’en soient les raisons, pourquoi refuserais-je ? C’était imparable. Mais la journée ne s’y prêtait pas, j’avais bientôt une autre réunion, elle aussi. Elle me proposa donc de venir dîner chez elle, en me précisant que son mari serait là . Je ne savais pas trop si j’avais envie de cela. « Mon mari, et d’autres amis aussi, amis, pas amants, ce sera sympa, viens. »
J’y allai donc, un peu réticent, un peu inquiet de la façon dont les choses pourraient se dérouler, mais curieux en même temps. Après tout, je ne risquai rien. Le mari d’Isabelle m’accueillit de façon charmante, attentionnée, et en faisant tout pour que je ne sois pas mal à l’aise. Sans doute l’était-il en fait autant que moi. Isabelle avait mis une robe assez ajustée, mi-cuisses ; elle était à tomber, elle le savait. Il y avait là un couple d’amis, assez proches d’après ce que je comprenais, et une lointaine cousine du mari d’Isabelle, qui logeait chez eux pour quelques temps avant de repartir à l’étranger. Le mari d’isabelle et sa cousine étaient comme des frère et sœur qui ne se seraient pas vus depuis longtemps : ils chahutaient gentiment, et je ne sais pas s’ils avaient ou non sauté le pas, mais nul doute qu’ils en avaient tous les deux envie. Cléo, la cousine, était une blonde très menue, presque maigre, mais aux traits délicats. L’inverse exact de son cousin, grand brun costaud, qui l’aurait soulevée comme un fétu de paille. Isabelle les regardait amusée, et sans doute un peu émoustillée à l’idée de voir – ou de savoir – son mari avec Cléo. Le dîner fut très sympa, un peu arrosé mais sans excès. Quand le couple d’amis annonça son intention de partir, je voulus me joindre à eux, mais Isabelle me retint : « Non, reste un peu, s’il te plaît. » Nous nous retrouvâmes donc à quatre ; Isabelle s’arrangea pour que Cléo soit assise sur le canapé à côté de son mari, et elle s’assit sur l’accoudoir du gros fauteuil dans lequel elle m’avait poussé. Sa robe remontait sur sa cuisse, qui était presque collée à me main. Elle le savait, elle s’était assise ainsi devant son mari, devant Cléo. Elle faisait la conversation, s’appuyait régulièrement sur mon épaule pour ne pas basculer, ce qui l’aurait simplement jeté dans mes bras… Elle n’avait laissé qu’un éclairage tamisé et dans cette légère pénombre, les corps pouvaient se frôler discrètement. Sous prétexte de l’empêcher de tomber, je dégageai mon bras pour le passer derrière sa taille ; je n’effleurai plus sa cuisse, ce qui avait été pourtant fort agréable, mais je la tenais plus fermement. Elle me laissa faire, regardant son époux qui ne manifesta aucune réaction. Cléo, en revanche, avait l’air plus surprise, mais entrant dans le jeu, elle s’approcha davantage de son cousin, et prétextant la fatigue du soir, elle s’allongea sur le canapé en posant sa tête sur les cuisses de son cousin ; il ne savait que faire de ses mains, et elle en prit d’autorité pour la poser sur son ventre. Je sentais Isabelle attentive et frémissante, à la fois concentrée sur ce qu’elle voyait devant elle et sur nos corps si proches. Je remontai ma main dans son dos, jusqu’à sa nuque, puis la redescendis le long de son échine ; elle vibra sous ce contact. Elle ne quittait pas les yeux de son mari, comme si ce regard qu’ils échangeaient les autorisait à aller plus loin. Sans doute le prit-il ainsi également, car il avait commencé à caresser les cheveux de Cléo d’une main, et elle avait tourné son visage vers lui. Ma main reprit son mouvement vers la nuque, mais au lieu de redescendre encore le long de la colonne, je fis glisser la fermeture éclair de la robe d’Isabelle ; je savais qu’elle n’avait pas mis de soutien-gorge dessous, et je savais donc que je franchissais ainsi une limite. La robe était encore tenue au moins par les manches et les bras, mais Isabelle s’en défit doucement, lentement, comme si elle faisait devant son mari et Cléo un strip-tease langoureux. Et chaque morceau qu’elle dénudait de sa chair autorisait la main de son mari à glisser du ventre vers l’entre-jambe de Cléo, en soulevant lentement la robe légère dont elle était revêtue. Quand Isabelle se leva, maintenant seins nus, pour faire glisser le reste de sa robe le long de ses jambes, découvrant qu’elle était nue en dessous, la main de son mari glissa dans la fente humide de Cléo, qui avait ouvert les jambes et fermé les yeux. Isabelle se tourna un instant vers moi, souriante, puis se tournant de nouveau vers son mari, elle vint s’asseoir sur moi, les cuisses légèrement écartées, m’offrant son sexe ouvert. Je glissai une main sur cette chair tentatrice, empoignant de l’autre un sein dont le téton dressé ne laissait aucun doute quant à l’état d’excitation de sa propriétaire. Assise sur moi comme elle l’était, elle écrasait mon sexe dont elle ne pouvait ignorer l’érection. Cléo s’était légèrement tournée, dos face à nous maintenant, et avait défait la braguette de son cousin, de laquelle elle s’essayait à extirper un sexe également dressé. Ils changèrent de position afin de rendre cela possible, et je vis bientôt face à moi Cléo emboucher cette virilité tendue, tandis que son sexe était pénétré de deux doigts qui la fouillaient vigoureusement. Mais les regards n’avaient pas changé : Isabelle et son mari étaient comme en connexion ; et se regarder l’un l’autre être ainsi possédés, s’offrir à un tiers et s’offrir au regard, tout cela augmentait manifestement leur excitation. La mienne aussi, à vrai dire, et je fis se lever Isabelle pour pouvoir me défaire d’un pantalon devenu très gênant. « Enlève tout, murmura-t-elle sans me regarder », et pendant que je me dénudais, Cléo et son amant du soir firent de même. Nous étions nus tous les quatre, mais en vérité c’était la connexion d’Isabelle avec son mari qui rendait l’ensemble si torride. Isabelle revint s’asseoir en me tournant le dos, et elle s’empala sur mon sexe en se tenant les seins et en se mordant les lèvres. Cléo fit de même, mais toujours en nous tournant le dos, et en veillant à ne pas empêcher le regard des époux. Je ne pourrais pas dire que je m’accordais au rythme d’Isabelle ; elle s’accordait à celui de son mari. A travers Cléo et moi, ils étaient en train de se faire l’amour d’une façon absolue et totale. Et si je sentais les vibrations de son sexe sur le mien, je ne suis pas certain qu’elle n’aurait pas crié le nom de son mari si elle avait crié. Tout était très lent, sans retenue mais avec une langueur suave ; je tenais Isabelle par la taille, l’aidant à monter et descendre sur moi, tandis que Cléo, si menue, était soulevée par les mains de son cousin, puissantes et fermes sous ses fesses. Nos gémissements se mêlaient, comme les bruits des frottements des corps. Puis Isabelle, en bonne maîtresse de maison et maîtresse du jeu qu’elle avait enclenché, se dégagea pour s’approcher de son mari. Elle vint sur le côté du couple soudé, présentant son cul tendu vers moi, et s’empara des lèvres de son époux. Je la suivis, le prenant ainsi, comme je savais qu’elle aimait, tandis que la bouche d’Isabelle alternait entre celle de Cléo et celle de son mari. Le visage de Cléo était cramoisi, tant le sexe de son cousin en elle la menait à une extase probablement décuplée par la situation. Elle offrait ses lèvres à Isabelle avec surprise et délice, comme fut surprise Isabelle quand je présentai ma verge non plus à sa vulve dégoulinante, mais à son œillet si tentant ; elle recula vers moi comme pour m’indiquer son accord, et j’entrai en elle très doucement, très méthodiquement, tandis qu’elle s’était légèrement redressée, offrant ses seins érigés aux caresses buccales de son mari et de Cléo. Elle n’était plus là , je le sentais à son corps entré dans une sorte de transe, aux tremblements incessants de ses cuisses trempées de sa propre mouille ; si son mari ne l’avait pas soutenue, elle serait tombée. Son cul était si serré sur moi que je savais que j’allais bientôt exploser ; et quand je giclais au fond de son ventre, elle cria à son tour sans retenue, haletante et féroce, toute entière à l’émotion qui la parcourait, dans les bras de son mari qui la retenait tandis que Cléo s’était jetée à bouche affamée sur son sexe turgescent. Il ne tarda pas à éjaculer à son tour abondamment sur le visage de Cléo. Il nous fallut un moment pour reprendre nos esprits. Attentive même dans son extase, Isabelle savait que Cléo n’avait pas joui ; elle vint donc la lécher, faisant monter une tension que je pensais éteinte, et tandis que nous les regardions, nos sexes reprenant vigueur à cette scène inattendue et lascive, elle fit mettre Cléo à genoux sur le tapis : « allonge-toi sous elle », me demanda-t-elle, et pendant que je m’installai, elle fit venir son mari derrière Cléo. Cléo vint me chevaucher, sexe si différent de celui d’Isabelle, plus serré, plus petit, mais moins doux, moins brûlant, et Isabelle enduisit l’anus de Cléo de sa salive avant d’y diriger le sexe de nouveau durci de son époux. La sensation de ce sexe d’homme si proche du mien, que ne séparait qu’une mince cloison de Cléo pénétrée, était très curieuse. Moins excitante en réalité que les gémissements sourds de Cléo, ou que les mains d’Isabelle, alternativement sur mes bourses ou sur celles de son mari. Je ne sais pas comment Cléo, si menue, si fragile, supportait cet assaut, mais ses cris ne laissaient aucun doute sur le plaisir qu’elle y prenait. Je ne sais pas non plus si les voisins étaient habitués à ce genre de manifestation, mais ils ne pouvaient ignorer comment la soirée avait tourné. Cléo se raidit soudain entre nous, respiration bloquée, au bord de l’apoplexie, avant de s’écrouler sur moi pantelante, dégoulinante, gémissante, haletante. Nous nous dégageâmes pour la laisser respirer et reprendre vie, nos sexes toujours dressés, le mien à vrai dire un peu douloureux, et nous assîmes, ruisselants de sueur, sur le canapé. Isabelle nous regarda en souriant, avec un air de satisfaction et de plénitude que je lui connaissais, et vint vers nous. Elle s’installa entre les jambes de son mari et prit délicatement son sexe entre ses lèvres, en me regardant avec provocation. Puis le relâchant, elle me demanda de me caresser pendant qu’elle le sucerait. Et elle reprit ce beau morceau de chair en bouche, le pompant comme je l’en savais capable, avec science et délice. Je me branlai en la regardant, dans un geste à la fois très tendre et incroyablement obscène. Je voyais le sexe de son mari gonfler encore, trembler, puis elle le serrait ou le relâchait, faisant durer ce moment suspendu. La bouche de Cléo vint se joindre à nous, léchant ma tige presque violacée. Les deux femmes échangèrent un regard complice, et elles entamèrent un mouvement plus rapide, ne laissant à nos sexes que le temps de se tendre une dernière fois avant de les inonder. Elles nous gardèrent en bouche, puis échangèrent un baiser onctueux de nos semences mêlées. Nous étions épuisés et repus de plaisirs. Couverts aussi de sueur, de sperme et de cyprine. Cléo partit la première sous la douche, bientôt rejointe par Isabelle. Nous prîmes ensuite la suite. Il était trois heures du matin quand je m’endormis sur le canapé.
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