Une collègue de travail

Récit érotique écrit par Odan le 16-04-2026
Récit érotique lu 24 fois
Catégorie Infidélité

Je travaille dans l’encadrement d’une grosse boîte de conseil. Avec quelques collègues, nous formons une équipe restreinte, spécialisée dans la gestion de crise. Et curieusement, nous traversons une crise, depuis l’arrivée, il y a près d’un an, d’une nouvelle collègue, Isabelle. C’est une grande femme, cheveux bruns très courts, poitrine menue mais de belles hanches, plutôt directe et joyeuse, et qui masque sous l’apparence d’une grande assurance un réel manque de confiance en elle. Je lui ai rapidement fait confiance, et joue en quelque sorte auprès d’elle le rôle de coach. Mais elle prend souvent des initiatives maladroites, ce qui rend les réunions compliquées à gérer. Je fais le tampon pour que les choses se passent bien, mais je n’anticipe pas toujours suffisamment certaines crispations. Isabelle en souffre, mais a du mal à entendre qu’elle ne peut pas débouler avec des propositions sans avoir préparé le terrain ; que l’équipe a un mode de fonctionnement, certainement perfectible, mais jusqu’ici opérationnel ; et qu’aucune modification ne peut se faire sans l’accord de toutes et tous.

Après une visioconférence catastrophique, je lui ai proposé qu’on mange ensemble pour essayer d’analyser les choses. Les agendas étant ce qu’ils sont, elle m’a proposé de venir chez elle le lendemain. J’arrive donc en bas de chez elle vers 19 heures, comme prévu, avec une bonne bouteille qui ne peut qu’aider à détendre l’atmosphère. Bien qu’il s’agisse d’un dîner de travail, je pensais que son mari et ses enfants seraient là, puis qu’on s’éclipserait pour bosser ; mais elle a viré tout le monde, direction la belle-famille. Je lui propose de garder ma bouteille pour plus tard, à deux, ça risquerait de nous distraire un peu ! Repas léger, délicat, et boulot. Mais les choses ne se passent pas comme je le voulais : Isabelle ne veut rien entendre, elle me dit que l’équipe ne l’a jamais acceptée, que ses propositions sont systématiquement rejetées même quand elles seraient de nature à améliorer les choses, qu’on lui en veut… et elle fond en larmes. Je la laisse pleurer, refusant d’entrer dans son jeu et de la plaindre. La situation m’agace passablement, puisque je suis contraint de réparer ce que les autres sont incapables d’au moins conserver. Je lui dis mon point de vue, qu’elle n’a ni tous les torts, ni aucun, qu’elle se comporte là – à l’instant, chez elle – comme une gamine, que je n’ai plus l’âge de consoler les enfants et que je perds mon temps. Je me lève, et la quitte très désemparée, en claquant la porte. C’est brutal, mais en réalité j’ai eu très envie de la prendre dans mes bras et de l’embrasser, ce qui aurait été à la fois déplacé, incongru, et de nature à compliquer les choses encore davantage plutôt que l’inverse. C’est la première fois que j’éprouve cela, et je n’ai rien trouvé d’autre que de partir, de fuir donc, pour éviter de déraper.

Elle me rappelle un quart d’heure plus tard, tandis que je suis sur la route pour rentrer chez moi. Elle semble calmée, mais sa voix est trop posée pour ne pas être un peu artificielle. Elle ne comprend pas mon départ – c’est un peu normal… – se demande ce qu’elle a fait, et envisage de démissionner. Je lui dis que comme d’habitude, elle dramatise, que je suis fatigué et que j’ai sans doute surréagi, et qu’on se verra demain. Mais les choses ont pris une telle tournure qu’elle ne se contente pas de cette réponse. Elle sera chez moi dans trente minutes, elle prend sa voiture et elle arrive. C’est effectivement ce qu’elle fait, et elle sonne donc vers 21 heures. Elle a rapporté la bouteille, me disant qu’on ferait bien de commencer par boire un peu, ça nous ferait du bien… Tellement de bien que, la bouteille vidée, nous en ouvrons une seconde, et qu’elle se rend soudain compte, d’une part, qu’il est 23 heures, et d’autre part qu’elle n’est pas en état de conduire pour rentrer chez elle, alors qu’en réalité nous n’avons rien réglé du tout… Je lui propose le canapé, et elle appelle son mari pour le prévenir. C’est là que nous commençons vraiment à parler : elle est très émue, reconnaît que sans doute elle est parfois très maladroite, mais que la confiance que je lui ai accordée lui a fait, peut-être à tort, croire qu’elle pouvait tout dire ou tout faire ; à l’entendre, ça devient de ma faute… et elle ne comprend pas ma réaction de tout à l’heure : qu’est-ce qui m’a pris de lui parler comme ça, puis de partir en claquant la porte ? Ma fatigue a bon dos, mais elle n’en croit pas un mot. Elle me trouve étrange. Je reprends un verre de vin : je ne sais pas si je dois, si je peux, lui dire mon trouble – je suis veuf depuis maintenant deux ans, et je n’ai pas touché une femme depuis le décès de mon épouse… Elle est assise à côté de moi sur le canapé, nous sommes légèrement éméchés et énervés aussi, il est tard. Mais étant chez moi, il est difficile de fuir, mieux vaut affronter la situation. Je lui explique mon envie de tout à l’heure – qui est aussi mon envie de maintenant – lui explique que je n’ai pas tenu de femme dans mes bras depuis bien longtemps, que ça me manque ; lui explique aussi que la situation, au boulot, m’agace, et que je ne veux pas jouer le rôle de tampon. Bref, que pour des raisons professionnelles comme personnelles, j’ai un peu bêtement fui. Elle me regarde étonnée, rouge je ne sais si c’est du vin ou de ce que je lui ai dit. Elle me rappelle – comme si je l’avais oublié – qu’elle est mariée, et que même si elle se trouve chez moi, prête à y dormir, ça ne signifie rien. Mais au moment même où elle dit cela, sa main se pose sur la mienne, avec ce que je crois être de l’affection ou de la tendresse. Il y a entre nous un long moment de silence, de gêne, avant que je ne pose le verre que j’ai encore à la main, et que je ne m’approche d’elle. Elle ne se recule pas, reste immobile, le souffle court, me regardant intensément, les yeux brillants. Et quand nos lèvres s’effleurent, puis nos langues, et que nous échangeons un long baiser, d’abord tendre, puis fougueux, je sens comme une formidable tension interrogative qui se dissipe au profit de la certitude de notre désir, de l’évidence qui rapproche nos corps, nos mains, nos souffles. Je serre contre moi ce corps chaud de femme, ce corps souple et tendu en même temps, je sens ses mains me parcourir, de mes cheveux jusqu’à mon dos ; nous nous cherchons maladroitement, enlevant indistinctement les vêtements de l’un ou de l’autre, dans un grand désordre de chair et de baisers. Je suce ses seins menus, aux aréoles larges et aux pointes érigées, et cette caresse la chavire, la fait gémir et prononcer des mots indistincts ; elle extirpe mon sexe de mon pantalon et de mon boxer, l’enserrant avec une telle frénésie que j’en jouirais presque immédiatement ; j’embrasse sa nuque dégagée en fouissant mes doigts entre ses jambes, qu’elle écarte avec impudeur, avec désir, avec rage ; son sexe dégouline déjà de son excitation, et je n’ai aucun mal à y glisser un doigt en la faisant se dresser presque de surprise ; elle cherche ma bouche avec la sienne, m’aspire la langue en cherchant aussi à saisir mon sexe maintenant collé contre sa hanche ; elle me trouve, se dégage de mes doigts et je passe mes mains sous ses fesses, la remontant vers moi avec un geste animal ; son sexe se colle au mien, depuis sa fente trempée jusqu’à son clitoris, et ce contact nous électrise tous les deux ; elle m’enjambe, venant poser sa vulve ouverte au-dessus de ma tige vibrante, puis descend lentement, et nous mordons la nuque, la bouche, les joues, tandis que nos sexes se mêlent, l’un aspirant l’autre, l’autre grossissant encore dans son fourreau serré ; mes mains la soulèvent et la font redescendre, ma bouche suce avidement ses tétons douloureux ; son regard est perdu, elle me lacère le dos de ses ongles plantés. Quand je sens ses cuisses se tendre autour de moi et son orgasme arriver, je plante mon sexe au plus profond d’elle, mais je retiens ma jouissance, je la laisse venir, emportée par la vague de son plaisir ; je ne sais ce qu’elle marmonne dans ce moment d’extase, puis elle redescend, poupée presque molle et exténuée. Je soutiens son dos en l’allongeant maintenant sur le canapé, sans que nos sexes se soient désolidarisés, et j’entame un puissant mouvement de va-et-vient, mon sexe baignant dans le clapotis de sa mouille abondante. Elle me laisse faire, revenue à elle, me regardant au-dessus d’elle, souriante ou désemparée, je ne sais pas ; un air inconnu flotte sur son visage ; elle a refermé ses cuisses sur mon dos, accompagne mes mouvements en soulevant son bassin, les bras accoudés sur le canapé. Puis elle se dégage de moi, mon sexe toujours raide et brûlant, et me demande de la prendre en levrette, qu’elle adore ça. Je ne me fais prier et glisse mon sexe en elle, la tenant par les hanches, admirant la courbe de son dos, son cul splendide ; je la pilonne aussi fort que je le peux, sentant monter ma jouissance ; elle se caresse le clitoris d’une main, par-dessous, et se masse les seins de l’autre, le visage écrasé sur le canapé et tourné vers moi. Elle est magnifique ainsi, offerte et totalement impudique ; je caresse son anus avec le pouce tandis que mon sexe entre et sort de sa vulve rose ; et quand, après avoir enduit mon pouce de sa mouille abondante, je le fais pénétrer dans son anus, elle se raidit pour la seconde fois, emportée par un nouvel orgasme ; je n’y résiste pas, et les spasmes de son sexe autour du mien déclenchent mon éjaculation, comme une incroyable délivrance. Il nous faut plusieurs minutes pour revenir à nous, à la fois repus et confus, satisfaits et inquiets de ce qui suivra. Je la prends tendrement dans mes bras, la remerciant de m’avoir offert ce moment de tendresse, d’affection pure ; son visage arbore de nouveau cet air que je ne connais pas, qui est celui d’Isabelle après l’orgasme, un visage de fatigue et d’accomplissement, de relâchement total et de plaisir. Elle ne dit rien, profitant seulement de cette tendresse partagée, et nous restons ainsi silencieux jusqu’à ce que la fraîcheur du soir, ou de l’ivresse retombante, tende nos peaux de frissons désagréables. Je lui propose de venir dormir avec moi plutôt que sur le canapé, mais nous allons d’abord prendre une douche brûlante et sage. Nous nous endormons enlacés, et nous réveillons de même, comme si nous n’avions pas bougé.

La sensation de ce corps de femme contre le mien déclenche une irrépressible érection matinale, qui la fait sourire avec une forme de gêne. Je sais ce qu’elle va dire, que rien de cela n’aurait dû arriver, que c’est une erreur, que nous ne devons pas aller plus loin, que rien ne doit sortir de ce lit… mais au lieu de cela, elle se penche vers mon sexe déjà tendu et y dépose un baiser tendre, puis le lèche doucement, du bas vers le haut, en me prenant les testicules dans une main. « Tu sais que tu es délicieux, au petit matin ? Â», dit-elle avant de prendre mon sexe dans sa bouche et d’entamer une fellation savante. Je suis plus que surpris, stupéfait, mais je ne veux pas être en reste. Je me tourne de façon à attraper ses fesses, et même si elle ne fait rien pour m’aider, concentrée sur sa prise, elle tremble quand je glisse ma langue dans sa raie, atteignant bientôt simultanément ses lèvres déjà humides et son Å“illet plissé et brun. Nous entamons un 69 imprévu, inconfortable, mais tellement délicieux. Elle a une odeur de sous-bois, de feuilles humides et bientôt je sens qu’une forme de vague se forme en elle ; quand je glisse deux doigts dans son sexe, il clapote aussitôt. Mais j’ai du mal à me concentrer tant elle s’applique à m’aspirer, sa langue comme un serpent autour de moi, ses caresses précises sur mes bourses, sur ma prostate. Et elle me prend à mon propre jeu : elle enfonce soudain dans mon anus un doigt qu’elle a lubrifié préalablement avec sa salive. J’en suis tellement surpris que mon sexe se contracte aussitôt sous la poussée de ma jouissance. Je lui éclabousse le visage. Elle éclate de rire et de surprise, lâchant un « déjà ? Â» plus mutin que déçu. Tandis que je me remets de mon émotion et me prépare à reprendre mes activités entre ses jambes, elle se dégage pour aller se rafraîchir, dit-elle. Elle revient vite, habillée, me demandant où est le café. Il est temps de faire le point.

Je pensais qu’elle culpabiliserait, pas du tout. Ce n’est pas sa première escapade, et elle espère bien que ce ne sera pas la dernière. Son mari la connaît, et s’il n’a pas les détails, qu’il ne demande pas, il n’ignore pas n’être pas propriétaire d’Isabelle. Il en va de même pour elle à son égard même si, ajoute-t-elle en souriant, je ne sais pas s’il a jamais osé… Mais néanmoins, elle a une règle, jamais deux fois avec le même. Je lui fais remarquer que cette petite fellation matinale, c’était déjà une deuxième fois ; elle me rétorque que non, puisqu’elle ne m’a pas laissé finir, et qu’elle n’a pas joui ; je lui rétorque alors que si ce qui compte, c’est sa jouissance, alors elle a bien joui deux fois… Elle rougit, légèrement confuse, me dit que non, avoue que oui, que bon, les règles, c’est fait pour être contourné.

Un café rapide, un baiser sur la joue et elle est partie.

Nous verrons bien si nous contournons ou non.



J'aime 1
16-04-2026 0 24

Commentaires

Vous devez être connecté pour pouvoir insérer un commentaire !
Je me connecte ou je m'inscris

Récits / Histoires érotiques de la même categorie

Récits / Histoires érotiques du même auteur

Voir la suite des récits erotiques écris par Odan

Settings