les leçons de piano 2/

Récit érotique écrit par nordenvie le 07-08-2014
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Catégorie Sadomazo

 

7 minutes exactement après, je me retrouve face au portail d'une résidence,-

Je parcourre des yeux la platine avec les noms de occupants tout en me saisissant de mon portable.

Mon regard s'arrête sur une sonnette portant la mention Julie PIANO;

Tiens Julie, pourquoi pas, Julie ça fait prénom de jeune et la voix, elle aussi, me paraissait jeune au téléphone,-

Mais bon une voix, c'est souvent trompeur.

 

Je sonne;

Aussitôt une voix de femme, de jeune femme!, me répond:

- je vous ouvre, troisième étage porte 321!

Et le portail s'entrouvre pour me permettre d'entrer.

 

Et bien tout roule je me dis machinalement, je ne me suis pas trompée!

J'appelle l'ascenseur pour immédiatement emprunter la cage d'escalier de l'immeuble, après tout, un peu de sport ne peut en aucun cas me faire de mal!

Nouvelle femme, nouvelles règles de vie! …….je souris!

Alors que j'atteins le palier du troisième étage, j'entends des voix de femmes dans le couloir,-

J'ai la main sur la poignée de porte, mais ne peux m'empêcher de stopper mon mouvement pour écouter la conversation

 

- non Julie, s'il te plait, garde moi, laisse moi encore venir, s'il te plait, on a eu…..j'ai eu tant de plaisir depuis deux mois

- non Madame GALOY, je vous ai dit que vos cours étaient terminés et ce soir c'est fini!

Le ton est péremptoire presque cinglant, alors que l'autre voix est, elle tremblante, presque suppliante

- non Julie, tu ne peux pas ainsi rompre brutalement…….. après tout je suis aussi une cliente ………. Je devine dans la voix des sanglots étouffés, le terme "aussi" me laisse perplexe ……..Julie garde-moi, ne serait-ce qu'un cours par semaine….

- Au revoir Madame GALOY! Sec, ferme, presque …….. méchant!

Une porte se claque, le silence s'installe dans le couloir juste rompu par la machinerie de l'ascenseur qui se déclenche.

 

Sans réfléchir, je fais demi-tour et dévale quatre à quatre l'escalier avec l'espoir un peu voyeur, d'arriver en bas juste à temps pour croiser cette Madame GALOY,-

 

Dans le hall de l'immeuble, essoufflée, je me poste juste devant la porte de l'ascenseur, lequel s'ouvre quasi immédiatement,-

Une dame d'une quarantaine d'année me tourne le dos, elle se remaquille face au miroir de la cabine,-

En me voyant dans le miroir, elle se retourne et tout en s'excusant et en quittant la cabine, nous nous observons en échangeant nos places,-

Ouf la porte de l'ascenseur se ferme, la cabine démarre, je me sens troublée, j'ai les yeux de cette dame, embués de larmes, encore dans mon esprit quant l'ascenseur s'arrête au troisième étage et que la porte de la cabine s'ouvre……

 

Couloir qui s'éclaire instantanément et la porte 321 qui s'ouvre avant même que je ne sonne,-

 

- bonsoir Madame ROLAND, me dit Julie en me tendant la main

- bonsoir euh …Julie, je lui réponds en lui prenant la main et en la serrant machinalement

- entrez, oui là à droite dans le salon nous serons mieux pour discuter!  Donnez moi votre manteau, mettez vous à l'aise

J'entends tout cela, j'obéis, j'entre, lui tends mon manteau, m'assois dans son canapé, souriant béatement, mécaniquement.

J'ai l'impression que c'est le monde à l'envers, cette jeune femme (et aussitôt dans ma tête je corrige jeune et jolie femme) qui m'accueille, m'installe, j'ai brièvement l'impression d'être une gamine qui rentre dans le bureau de son employeur!

 

Pendant que je m'assois, je la regarde se diriger prestement poser mon manteau sur le rebord d'une chaise.

- surtout excusez moi mais votre arrivée a été si imprévue et si rapide que je n'ai pas eu le temps de ranger, me dit-elle en embrassant du regard le désordre régnant dans son salon

- pas de problème je lui réponds, je vous présente d'ailleurs toutes mes excuses pour débarquer ainsi

En moi-même je me remémore la scène précédente et n'arrive absolument pas à cadrer la voix sèche de tout à l'heure avec la personne que j'ai là devant moi, jeune, frêle, gracieuse…

- bon allez y expliquez moi ce que vous souhaitez

Et là, je commence à lui expliquer mon pari stupide avec mon mari, ce qui lui arrache un sourire puis lui fait pencher la tête comme interrogative, et le sentiment d'obligation que j'ai de savoir jouer du piano le 29 avril.

- je dois vous paraître un peu ….comment dire………idiote n'est-ce pas et ce d'autant que je ne n'ai jamais joué de piano!

Encore un sourire, narquois, moqueur, presque invisible!

Je n'aime pas que l'on se moque de moi! Mais pour autant, ce sourire me plait!

- bon et bien je vais essayer de vous rendre service, disons autant par solidarité féminine que par l'envie de vous faire découvrir la joie du piano et aussi bien sur pour le côté obscur et financier de la chose !

- merci, je suis ravie que vous acceptiez de comment dire, me prendre en charge ainsi!

- je vais faire plus que vous prendre en charge, vous verrez, mais je vais d'abord vous prendre en mains!

Et aussitôt elle prends mes mains dans les siennes,-

J'ai un mouvement de recul, mais ses mains tiennent solidement les miennes et sans les lâcher, tout en regardant, auscultant devrais-je dire, mes doigts, elle balance:

- je vais peut-être être indiscrète, mais le pari c'est quoi?

J'hésite un petit moment car je n'avais pas prévue de lui révéler l'objet de mon pari mais aussi je n'avais rien préparé comme mensonge.

Je hausse les épaules et presque timidement je lui annonce:

- et bien en fait voilà j'ai le projet d'ouvrir une boutique à Lille et mon mari pense que c'est une folie et refuse de m'aider bien que cela soit son métier; donc si je gagne il me donnera les conseils professionnels dont j'ai besoin et m'épaulera pour toute la partie juridique et financière du projet!

- et si vous perdez?

J'avais omis volontairement la deuxième partie de ce pari, et maintenant je ne me voyais pas lui dire qu'elle était indiscrète et mon esprit refusait de me fournir instantanément un mensonge crédible.

- c'est complètement ridicule mais voilà, s'il gagne je le paierai en nature me livrant à ses fantaisies sans le droit d'en refuser la moindre!

Voilà c'était dit! Je baisse instinctivement la tête mais je sens que son regard a quitté mes doigts et je sens qu'elle m'observe attentivement.

Je me sens rougir comme une gamine! Décidément ça devient une rengaine!

- je ne m'attendais pas à cela! Vous m'épatez! Quand vous dites "ses fantaisies" c'est bien…toutes? ses fantaisies?

- vous savez, à notre age on invente parfois des jeux débiles pour pimenter notre vie de couple et la maintenir en pleine forme, je rajoute par forcément convaincante!

- oh mais c'est chouette comme pari, c'est cool de votre part, il y en a qui ont de la chance!

- mais j'espère non je suis sure de gagner grâce à vous

- ah bien j'aime autant….

Je la regarde mais sans comprendre sa réponse, et puis simplement elle repose mes mains sur mes cuisses, délicatement et m'annonce:

- bon je vais faire ce que je peux pour vous, mais je dois avoir l'honnêteté de vous avouer que c'est pas gagné d'avance!  Et elle enchaîne sans que j'arrive à deviner dans ses propos si elle est sérieuse ou si elle se moque 

- Je vais peut être, être obligée également de vous préparer à votre œuvre de …… bienfaisante soumission



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07-08-2014 0 3932

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