Jess est partis après le petit déjeuner. Luc, en vacances, était chez ses grands-parents. Il ne restait plus que Marc et moi à la maison. Je n'avais vraiment pas envie de travailler ce jour-là. Alors j'ai tout simplement écouté mon corps qui avait besoin d'une pause, et dis à mon employée que je ne viendrais pas aujourd’hui.
Nous avons discuté pendant des heures, mon Dieu, qu'il était drôle. Je n'arrêtais pas de rire. Après notre longue conversation, il m'a dit qu'il devait commencer à préparer le dîner. Je lui ai demandé si je pouvais l'aider et il a accepté avec plaisir. Je l'ai regardé cuisiner et je n'intervenais que lorsqu'il me demandait quelque chose. C'était agréable.
Marc a détaché ses cheveux qui étaient attachés en arrière. Il avait les cheveux longs, c'est la première fois que je les voyais détachés. Sans atteindre la beauté de Brad, je le trouvais plutôt beau les cheveux lâchés, et lui dis qu’il était magnifique.
Il m'a souri et m'a dit que cela le touchait beaucoup venant de moi. Parce que j'étais très belle aussi, j'ai rougi et détourné le regard. Quand j'ai essayé de le regarder à nouveau, il était juste à côté de moi. Il m'a regardée dans les yeux et a dit qu'il venait de remarquer que mes yeux étaient turquoises et non bleus. Il m'a dit que c’étaient très rares. Il était subjugué par mes yeux, et j'eus l'impression que mon cœur s'était arrêté de battre pendant quelques secondes et battait maintenant plus fort que jamais. Il était dangereusement près de moi, et j'avais le souffle coupé par l'anxiété. Il me regardait, et quand il est sorti de son émerveillement, j’ai réalisé à quel point il était proche. Nos visages étaient à peine à quelques centimètres l'un de l'autre. C'était comme si nous étions attirés l'un vers l'autre.
Soudain, je me suis raclé la gorge et dit que j’avais un truc à vérifier. J'ai réussi à briser la tension qui montait entre nous. Je suis vite retournée dans ma chambre. J’ai eu soudain chaud, je suis allée à la salle de bains prendre une douche. J'ai fini en moins de dix minutes. En sortant, j'ai commencé à appliquer ma crème pour le corps. J'étais enveloppée dans une serviette quand on frappa à la porte. Elle s'est ouverte. C'était Marc. Il n'a pas attendu que je réponde après avoir frappé. Sa façon d'ouvrir la porte m'a fait sursauter. Ma serviette a soudainement glissé, révélant mon sublime corps.Marc était subjugué, incapable de bouger, ou même de dire un mot, comme s'il était perdu en moi. J'ai rapidement attrapé ma serviette et me suis couverte correctement. Il a dit qu'il reviendrait plus tard. J’ai refermé la porte, et j'ai rapidement enfilé une robe et me suis précipitée dans la cuisine. J'ai confronté Marc. Je l'ai réprimandé en lui demandant pourquoi il ne n'avait pas attendu avant d'ouvrir la porte. Il s'est excusé en disant qu'il ne savait pas ce qu'il passait par sa tête. Il a dit qu'il ne savait pas que j'étais nue quand il est entré dans la pièce. Après ses excuses, il a ajouté que j'étais très belle J'ai marqué une pause en entendant cela. Je ne savais pas si je devais être en colère ou flattée, mais j'étais flattée et je l'ai remercié. Il a fait un pas de plus vers moi et a dit qu'il n'arrivait pas à sortir mon corps de sa tête. Je lui ai dit qu'il devrait arrêter de penser à moi de manière sensuelle, car j'étais mariée, et que sa femme était ma sœur.
Il s’est à nouveau excusé et m’a dit qu’il allait faire des courses. Je lui ai crié de m’attendre, que je venais avec lui. Sur le trajet, on a très peu parlé. Il conduisait, une main posé sur le pommeau du levier de vitesse. Soudain, le ciel s’est obscurci un violent orage a éclaté, les essuies glace balayaient péniblement le pare brise. Par sécurité, Marc pris la décision de s’arrêter sur un parking en attendant que l’orage se calme.
Voulant attraper un chiffon dans le coffre à gants, sa main frôla la mienne. Ce fut comme une décharge électrique. Nos regard se croisèrent sans pouvoir se détacher. Il garda sa main dans la sienne, puis la posa sur ma cuisse.
Pensant qu’il avait manqué le levier de vitesse pour le mettre au point mort, me paraissait stupide. D’autant que sa main faisait glisser ma robe de bas en haut, dévoilant mes cuisses. La manœuvre n’était donc pas accidentelle. Dans un premier temps, je le repoussais, mais il insistait, sa main cette fois à même ma peau. La douceur de la caresse sur ma cuisse m’électrisa. C’est à ce moment là qu’il fallait le courage de la repousser. Pourquoi ne l’ai-je pas fait. Devant ma faible résistance, il glissa sa main sous ma robe, effleurant ma peau avec une douceur troublante. Mon cœur battait la chamade, et sans m’en rendre compte, je me laissait aller à ce moment, envahie par une chaleur nouvelle.
Ce n’est que quand nous nous sommes installés sur la banquette arrière de la voiture, que j’étais consciente de ce que j’étais sur le point de faire, tromper mon mari.
Nos lèvres se sont cherchées, nos langues se sont trouvées. Nos respiration se sont mêlées, et nos gestes sont devenus plus audacieux, plus pressant. Peu à peu nos vêtements ont glissés, laissant nos corps se découvrir. Ses mains promenaient sur moi avec une assurance désarmante, explorant chaque courbes, chaque frissons. J’étais perdu entre raison et désir. Je lui rendais ses caresses, découvrant à quel point cet homme avait de quoi satisfaire une femme, et savait réveiller en moi une passion que je croyais éteinte. Nos souffles ses sont accélérés, nos gestes se sont fait plus intense, jusqu’à ce que le monde autour de nous disparaisse complètement.
Le temps semblait suspendu. Chaque mouvements, chaque contacts me faisait chavirer davantage. J’étais en feu, emportée par un tourbillon de sensations et de plaisir que je n’avais pas connu depuis longtemps. D’autant que s’il avait des atouts pour satisfaire une femme, ma bouche en avait autant pour combler un homme. Il savait comment me faire vibrer, comment me comprendre sans un mot. Dans ses bras, j’ai redécouvert ce que signifiait le mot désir. Et quand enfin nos corps se sont unis, ce fut comme une vague déferlante, un mélange d’abandon, d’émotion et de plaisir intense. A cet instant, je n’étais plus instinct, fièvre et passion. Je m’offrais sans retenu, le laissais m’utiliser à sa guise. J’oubliais tout, même la culpabilité, tant j’étais envahie par cette sensation de vie retrouvée. Quand tout fut terminé, j’étais épuisée mais comblée, tremblante encore de ce moment d’intensité rare. Et pourtant, au fond de moi, je savais que ce n’étais pas fini, que mon corps en redemandait, que quelque chose venait de se réveiller pour de bon. Marc était encore entier, et n’hésitait pas à tout reprendre depuis le début. Pour mon plus grand plaisir, nôtre orage se termina en même temps que celui de la météo. Ce fut un moment mémorable, intense, sans interdit. Puis nous nous rhabillons avec difficulté, On se donnait un sulfureux baiser qu’on voulait interminable. Nous arrivions enfin au supermarché. Je vibrais quand dans les rayons quand il me prit par la tailles.
Le lendemain, quand Jess fut parti, j’allais à la salle de bains, mais laissais la porte volontairement ouverte cette fois. Marc n’eut pas besoin de frappé, il entra.il s'est rapproché de moi, a humé mon cou et m'a dit que je sentais bon. Je ne pouvais plus bouger et je ne sais toujours pas pourquoi. Je lui ai demandé ce qu'il faisait et il a répondu qu'il ne savait pas. Il a dit qu'il suivait son instinct et m'a même avoué qu'il savait que je le ressentais aussi. Il ne mentait pas. J'ai ressenti chaque parcelle de ce qu’il ressentait. Tout mon corps frémissait, et avant que je ne m'en rende compte, mon peignoir a littéralement glissé de mon corps. Les choses sont devenues très intenses entre nous et nous avons eu un moment d'intimité très bref, et ce n'est pas arrivé qu'une seule fois ce jour-là, cela s’est répété encore et encore, toute la journée, avec chaque fois au bout, un terrible orgasme. Marc était différent de Brad, plus subtil, plus passionné, sa langue plus audacieuse, moins d’interdit, parce que moins routinier.
Nous nous sommes arrêtés seulement parce que qu’il devait préparer le dîner, que Jess allait bientôt rentrer.
Pour le reste de la semaine, je passais toute la journée à la maison avec Marc, dont une partie au lit. Il me faisait me sentir comme une femme. J'appréciais chaque instant avec lui et à la fin de la semaine, j'espérais que mon mari appellerait pour dire qu'il ne pourrait pas rentrer...Mais il était garé devant la maison de Jess ce samedi matin.
J'étais tellement choquée de le voir, mais je devais masquer ma déception et afficher un sourire. Je me suis précipitée dans ses bras et lui ai dit combien il me manquait. J'ai menti. Je n'avais presque pas pensé à lui de la semaine. Brad m'a ramenée à la maison et je n'ai même pas pu dire au revoir correctement à Marc. Je n'avais pas son numéro.
Quand nous sommes rentrés, Brad a sorti des choses qu'il m'avait achetées. Ce sont des choses qui m'auraient normalement fait très plaisir, et j'étais contente de les avoir, mais le manque de la présence de Marc me pesait. Je devais faire semblant d'être heureuse, comme si ces cadeaux étaient la meilleure chose qui me soit arrivée pendant toutes ces semaines sans avoir vu mon mari. Il était déterminé à se faire pardonner son absence de deux semaines. Et il m’honora comme jamais. Quant à moi, je me donnais comme une bonne épouse, satisfaite du plaisir qu’il me donnait malgré tout.
Il avait une semaine de congé et était résolu à la passer entièrement avec moi. Il m'a conduite au travail et a même passé du temps avec moi, m'aidant à vendre des fleurs. Une fois le travail terminé, il m'a emmenée au restaurant pour que nous passions un bon moment. Il se donnait à fond pour rattraper le temps perdu. Nos nuits étaient torrides. Un jour, alors que nous étions à la boutique, il a remarqué que j'étais perdue dans mes pensées. Il a cru que je m'inquiétais, alors qu'en réalité, je pensais à Marc.
Un de nos amis s’est proposé à l’organiser, a donne le jour et l’heure. Nous étions tous là. À ce moment-là, j'avais du mal à réaliser à quelle vitesse tout s'était mis en place. Quand je suis entrée dans le salon, j'ai vu Marc assis là. Je suis restée figée, incapable de comprendre ce qu'il faisait là. J'ai regardé Brad qui était inconscient du fait que je connaissais Marc. Je devais faire en sorte que ça reste ainsi. J'ai fait semblant d’ignorer Marc, et heureusement, il a été assez malin pour jouer le jeu. Notre ami qui recevait a présenté Marc à tout le monde comme un de ses amis qui était de passage. Il a demandé si ça ne nous dérangeait pas qu'il y ait un joueur de plus. Tout le monde était ravis d'accueillir un joueur supplémentaire. Les jeux ont commencé et la soirée a été très divertissante. Nous avons joué à différents jeux, et ce qui a rendu le tout encore plus palpitant, c'est que j'étais assise entre mon mari et Marc. J'ai fait de mon mieux pour faire comme si je ne le connaissais pas, mais le plus difficile était de me retenir, comme l’envie de quelque chose qui était à côté de moi. Je n'étais pas très douée aux jeux, alors j'ai beaucoup bu, trop bu, parce que j'ai beaucoup échoué. Puis est arrivé le jeu fou, action ou vérité. Je n'aimais pas les actions et j'ai eu de la chance de toujours tirer des cartes avec des questions de vérité. Je préférais les vérités. Le jeu se poursuivait, et à un moment donné, on m'a demandé la dernière fois que j'avais eu des relations intimes. Je dis que cela était arrivé dès le retour du mon mari. Le jeu a continuait. Puis, on m'a demandé quelle était la chose la plus folle que j'aurais voulu faire. J'ai ri et répondu: avoir une relation intime dans une cuisine, en cuisinant. Je devinais le sourire coquin de Marc du coin de l'œil quand j'ai dit ça.
Le suivant était un défi. Osé embrasser son voisin le plus proche, mari exclu. J’avais trop bu, et n’ai pas trop réfléchi. J'ai juste regardé Marc me tendre la joue. J'ai souri comme si le monde venait de m'offrir les billets gagnant d’une tombola. Je l'ai forcé à tourner son visage vers moi, et je l'ai embrassé, et je ne parle pas d'un simple baiser. C'était long, intense, la chose la plus passionnée que j'aie ressentie depuis que Brad est rentré à la maison. Après ce qui m'a semblé une éternité de plaisir, Marc et moi avons arrêté de nous embrasser.
Personne ne pouvait le croire. Le choc sur le visage de chacun de nos amis était accablant. J 'ai regardé le visage de mon mari et c'était le choc total. Il était clair qu'il était fou de rage. Nos amis se sont assurés que rien ne dégénère en continuant le jeu, mais cela n'a pas calmé la fureur de Brad. Il s'est levé d'un bond et a crié qu'on devrait arrêter le jeu. Je lui ai demandé ce qui n'allait pas et il m'a regardée comme si j'avais commis le pire des péchés. Il m'a demandé si j'avais perdu la tête. Je lui ai dit qu'il agissait de façon excessive. Il a attrapé une bouteille, l'a jetée contre le mur. Il m'a demandé de ne plus oser parler de son caractère alors que c'était moi qui avais enfoncé ma langue dans la bouche un autre homme.
Marc a essayé de le calmer en disant que nous ne faisions que jouer à un jeu. Les yeux de Brad brûlaient de rage, mais Marc n'arrêtait pas de parler. Soudain, Marc a déclaré que ce n'était pas sa faute s'il embrassait mieux que lui. Brad s'est jeté sur lui, a donné un coup de poing qui a envoyé Marc contre le mur. Nos amis l'ont rattrapé et l'ont ramené en arrière. Ils l'ont supplié de se calmer, et il a soudainement annoncé que la partie était terminée, m'a dit de me lever, que nous partions. Brad s'est dirigé vers la porte.
Avant même que je puisse me lever, j'ai regardé Marc. Il m'a souri avec le sourire le plus coquin que j'aie jamais vu, mais que je n’appréciais plus maintenant. Une fois à la maison, juste alors que j'étais sur le point d'enlever mes chaussures, Brad s'est arrêté. Il était devant moi et m'a demandé qui était Marc pour moi. Mon cœur a fait un bond, et avant que je puisse répondre, il m'a demandé si, durant toutes ces années de mariage, nous avions eu des relations intimes dans la cuisine. Cela ne s'était jamais produit entre mon mari et moi. La seule fois où j'avais vécu quelque chose de sensuel dans la cuisine, c'était avec Marc. Je me suis tendue. J'aurais facilement pu dire que j'avais menti pour faire bonne figure, mais mon cerveau était trop lent ce soir-là. Je n'ai rien dit. Il m'a alors demandé si je l'avais trompé. J'étais encore sans voix.
Quand j'ai enfin trouvé mes mots, je lui ai dit que non, qu'il se faisait des idées. Il m'a crié dessus, qu'il savait que quelque chose n'allait pas. Je venais d'embrasser un inconnu, comme si c'était vrai. Il a dit que je devais connaître Marc, car je n'arrêtais pas de lui sourire et il me souriait aussi. J'étais sous le choc. Mon mari a tout remarqué. Il a ajouté que j'étais distraite chaque fois que nous étions ensemble depuis son retour. Il m'a demandé d'être honnête avec lui. Je lui ai dit que non, qu’il ne s’était rien passé. Il m'a traitée de menteuse. Il a dit qu'il savait qu'il se passait quelque chose entre Marc et moi. Il a dit qu'il le sentait.
Il a arpenté le salon, agité et en colère. L'instant d'après, il a quitté la maison. J'ai eu tellement peur cette nuit-là, je ne sais pas si c'était à cause de l'alcool, mais tout me semblait bien pire. J'ai allumé toutes les lumières, mais cela n'empêchait pas que j'étais seule à la maison. Je me suis blottie sous une couverture, j'avais peur, j'ai pleuré toute la nuit. Quand Brad est rentré très tôt le matin, il était couvert de bleus, blessé et ivre. Mais quand j'ai essayé de prendre de ses nouvelles et que je lui ai demandé ce qui s'était passé, il m’a repoussé et est allé à la salle de bain prendre un bain.
J'ai appris plus tard que mon mari était retourné à l'endroit où nous avions passé notre soirée jeux. Il a confronté Marc et la situation a dégénéré. Marc s'est vanté de me faire sentir aimée, Ils ont échangé des mots.
Apparemment, Marc a dit à Brad que s'il était plus présent dans ma vie et me satisfaisait plus souvent, je n'aurais pas été infidèle. Fou, Brad a failli envoyé Marc à l’hôpital si nos amis n’étaient pas intervenu. Brad ne m'a rien dit à son retour, et ne l'a toujours pas fait. Cela fait des semaines. J'ai peur que ce soit la fin pour nous. Environ deux mois après cette soirée action ou vérité, mon mari ne m'a toujours pas reparlé. Il dort dans le salon et refuse même de manger ce que j'ai préparé. Il vit comme s'il vivait avec une inconnue. J'ai essayé de le supplier. J'ai essayé de lui parler à plusieurs reprises, mais il ne voulait rien entendre. Dès que j'essayais de lui parler, il mettait ses écouteurs ou s'en allait. Il sortait de plus en plus souvent et chaque fois, j'avais peur qu'il ne rentre pas, qu'il m'abandonne.Un jour, je l'ai supplié et il s’est enfermé dans la salle de bains. Quand il est sorti, j'étais là, à le supplier. Il n'a pas dit un mot, il s'est habillé, il est allé à sa voiture et il est parti. J'avais tellement peur qu'il ne revienne pas ce jour-là, tellement il était furieux. Mais il est revenu le soir. Je pensais qu'il s'inquiétait de me savoir seule la nuit, mais je me trompais. Il a simplement pris des vêtements et est parti. J'ai essayé de lui demander où il allait, mais il ne m'a pas répondu. J'ai dormi seule cette nuit-là, comme les nuits précédentes. J'ai fait beaucoup de cauchemars, mais je ne voulais aller nulle part, car c'est exactement comme ça que j'avais trompé Brad au début. Ma vie a commencé à se dégrader. Brad était beaucoup moins présent à la maison et tous nos amis savaient ce qui s'était passé. La plupart d'entre eux m'évitaient. Tout son bureau a cessé de m'acheter des fleurs et, avant même que je m'en rende compte, le chiffre a diminué.
Brad est rentré un soir, m'a tendu deux documents. Les papiers du divorce et un autre document me demandant de payer un loyer ou fermer. Je n'arrivais pas à y croire, mais le plus choquant était le prix qu'il me demandait. La maison où nous vivions lui appartenait et je n'avais aucun moyen de payer le loyer. Il était tout simplement insensible et cruel, et je savais que je le méritais. Il voulait me mettre à la porte, mettre mon. entreprise est au bord de la faillite et mon mariage pratiquement mort. Je le suppliais, lui disais que c’était une erreur, que je ne voulais pas le blesser, que je me sentais seule.
Puis Brad m’a posé un ultimatum. La seule chose que je puisse faire pour éventuellement me pardonner, était de tout avouer devant mes parents, nos amis, et couper tout contact avec Marc. Je restais figée. Rompre avec Marc, c’était fait dès que je me suis rendu compte que c’était une erreur. Mais avouer ma trahison devant mes parents et mes amis était le plus dur, sans être certaine de sauver mon mariage. D’un autre côté, je ne voulait pas perdre Brad, l’homme de ma vie. Je tombais à genoux, m’accrochais à ses jambes. « Je le ferais, dis-je en pleurant, mais s’il te plaît, ne me quitte pas. »
Sans le vouloir, je venais d’avouer ma culpabilité, espérant que tout ne soit pas perdu.
Ce jour là fut le plus dur de ma vie. Quand j’eus fini, je pouvais lire la déception sur le visages de mes parents et de mes amis. Aucune accusation. Tout le monde était suspendu à la décision de Brad. Sans un mot, il se leva et se dirigea vers sa voiture, s’installa au volant. C’était fini.
Soudain, la portière côté passager s’est ouverte. Le signal du pardon.
Les premiers jours furent difficile. Je donnais d’avantage de responsabilité à mon employé, voulant passer le plus de temps possible avec mon mari.
Quelques mois plus tard, un soir, j’ai préparé une jolie table, couverte de pétales de rose, éclairée de bougies. Les serviettes étaient subtilement posées dans les assiettes, deux verres étaient servis. Je vis le visage de Brad s’éclairer de surprise. Il me demanda pourquoi tant d’attention, mais la surprise fut totale lorsqu’il leva sa serviette et découvrit le teste de grossesse. Il mit ses mains devant son visage, et pour la première fois de ma vie, je vis une larme couler sur sa joue. Cette nuit là, nous nous somme pleinement retrouvés.
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