Colocataires

Récit érotique écrit par cerebrox le 18-07-2014
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Catégorie Infidélité

Nous sommes mariés depuis plus de 23 ans. Autant dire que nous nous connaissons assez bien ma femme et moi. Bien se connaître, c'est surtout bien connaître les fantasmes et les préférences sexuelles du conjoint qu'il s'agit non seulement de découvrir, mais, plus encore, d'aimer. De ce point de vue, les compromis ne sont pas toujours faciles à trouver. L'équilibre et la longévité d'un couple en dépendent, pourtant. Le pacte que nous avons fait Corinne et moi va bien au-delà du tristement nommé "contrat" de mariage. Nous pratiquons le candaulisme à notre manière et ça nous réussit plutôt bien, pour le moment. Ma femme a toujours eu un faible pour les grands blacks, les étalons antillais. C'est une sacrée coquine qui a de gros besoins que je l'encourage à assouvir par vice, mon péché mignon étant le voyeurisme, ce qu' elle sait fort bien et s'efforce de contenter. C'est la raison pour laquelle nous ne portons plus d'alliance au doigt depuis des années. La meilleure façon de mettre à l'aise les amants de Corinne consiste à leur faire croire que si nous habitons le même appartement, c'est parce que nous sommes colocataires des lieux. Ma femme me présente toujours à eux comme un bon ami gay avec qui il est plus aisé de régler le loyer. C'est une façon idéale que nous avons imaginée dans le but d'éviter les conflits de virilité et de mettre très vite à l'aise le ou les invités. Corinne les aime grands, beaux, glabres mais musclés. Avec, de préférence, un fond de personnalité. Les femmes sont exigeantes, il est vrai... Moi, je les apprécie surtout parce qu'ils savent la faire gueuler comme jamais ! Nous avons deux chambres séparées. La sienne, mitoyenne, n'est absolument pas insonorisée. Pas besoin, donc, d'avoir l'oreille collée à la porte pour entendre, la nuit ou en journée, jusqu'aux soupirs de celle qui partage ma vie. J'aime voir ma femme rouler des pelles et accepter toute sorte de caresses sensuelles au salon lorsque nous prenons un verre histoire de nous comporter en personnes civilisées. Je n'en ressens aucune jalousie. Une incroyable excitation, plutôt. J'assiste, à chaque fois, aux préliminaires de ses soirées avec le même enthousiasme qui caractérise le cocu consentant. Corinne le sait et ne se prive pas d'en jouer. Elle prend un malin plaisir à embrasser ses amants en me regardant fixement, je peux lire dans ses yeux de braise ce qu'elle ne peut me dire et je me touche discrètement l'entrecuisse pour lui signifier combien ces petits jeux m'excitent. Certains d'entre eux ne sont toutefois pas dupes et la comédie des sentiments tourne court ou se termine à trois, au lit ou à même le canapé, si le type est partageur ou ne se sent pas trop offensé par cette mise en scène qui, somme toute, n'a rien de bien cruelle. Mais, nous avons su rôder nos partitions avec l'habitude, l'entrainement et bien rares sont ceux qui soupçonnent la supercherie. La plupart du temps, je me régale à entendre geindre et crier jusqu'au bout de la nuit celle que je n'aime jamais autant que lorsqu'elle devient très salope et se lâche totalement. J'écoute ces bruits si parlants de fessier qui claque sous les coups de queue associés aux jappements, aux encouragements plaintifs de celle qui défaille de plaisir. Je sais toujours ou presque quand cette chienne en rut va jouir. Je me tape de longues séances de masturbation en imaginant le corps transi et en sueur de mon épouse, les positions prises par les amants; j'entends aussi les mots crus ou affectueux qu'ils se disent, les plaisants bruits de succion. Privé, délibérément, d'une participation physique aux ébats de ma concubine, j'en éprouve plus encore de tension à la pine. Ce qui est pour nous deux si jouissif, c'est que je sois trompé sans l'être vraiment. Corinne sait que dans la pièce d'à côté, son mari se branle et fait durer son égoïste plaisir autant de temps qu'il l'entendra prendre son pied. Souvent, je n'éjacule pas. J'attends le départ de l'intrus pour faire l'amour à ma femme, comme aux premiers jours. J'aime la prendre encore pleine des odeurs, de la semence d'un autre et ne la trouve jamais aussi désirable que lorsque ses doux baisers ont le goût du péché. De temps en temps, nous consultons les sites de rencontre sur internet afin de trouver la paire de vicelards qui acceptera une partie à quatre car Corinne aime être partagée et photographiée en robe de mariée. Dans ces cas de figure, l'hôtel est encore l'endroit le plus sûr et le plus approprié pour de longues nuits blanches avec des noirs.

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18-07-2014 0 9907

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